Culture

La Rétro Culture 2016 de A à Z

La Touraine a une nouvelle fois été terre de cultures cette année et l’offre dans ce domaine a encore été aussi nombreuse que multiple, à tel point que notre rédaction n’a évidemment pas pu être partout à la fois, zappant parfois des manifestations très alléchantes. En attendant de nous rattraper en 2017, voici un best of  de l’année 2016. Nous avons volontairement laissé les groupes et artistes musicaux à part, puisqu’ils feront très bientôt l’objet d’un coup de projecteur dédié.

A comme Avignon 

En plein cœur de l’été, plusieurs compagnies tourangelles, La Compagnie 21 avec « Le Débit de Pain », la Compagnie La Clef avec « Confidences nocturnes » et la Tite Compagnie avec « Le Choix des Ames » séduisent le Off du festival d’Avignon. Pour la dernière citée, c’est même un plébiscite unanime ouvrant de nouveaux horizons à la pièce sur le sort de deux soldats dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale. « Le Choix des Âmes » qui avait été l’un de nous coups de cœur 2015 sera joué en 2017 en Asie. Chapeau.

B comme Baroque 

> Les musiques baroques et anciennes étaient à l’honneur avec la première édition du festival Concerts d’Automne. De quoi permettre un coup de projecteur aux ensembles tourangeaux, réputés dans le monde entier, à l’instar de Doulce Mémoire, mais aussi de faire découvrir la richesse de ces musiques à un public large. Une belle réussite qui appelle d’autres éditions.

C comme CCC OD

> 2016 restera l’année «moins un» avant l’ouverture de ce qui devrait devenir l’un des plus importants centres d’art contemporain de l’ouest de la France. Des coulisses du chantier à l’annonce de la programmation 2017-2018, nous avons suivi de près la naissance de ce nouveau lieu qui redessine le paysage culturel et architectural de la ville.

D comme Danse

> Tours a la chance de posséder des centres artistiques dans tous les domaines et la danse n’y échappe pas avec le CCNT (Centre Chorégraphique National de Tours) qui va (enfin) déménager. Un projet de nouveaux locaux sur le site des anciennes casernes ayant été acté. Déménagement prévu en 2020.

E comme Les Essentiels

> Le festival de création cinématographique  porté par Arcades Institute. Avec 3 court-métrages pour la première édition, une soirée de clôture présidée par Coline Serreau, des partenariats avec différents acteurs culturels de la ville (Théâtre Olympia pour ne citer que lui), Les Essentiels ont réalisé un bon début avec en point d’orgue la récompense de « Daymane Tours », le film réalisé par Pépiang Toufdy. Comme un clin d’œil,  puisque Pépiang Toufdy avait été le premier réalisateur à s’être lancé dans l’aventure. La deuxième édition est déjà en préparation.

F comme Festivals

> Année en demi-teinte pour les festivals tourangeaux. D’un côté de belles réussites comme le festival Les Kampagn’Arts, mais de l’autre de nombreuses difficultés pour des raisons différentes : Les intempéries pour Aucard de Tours (voir la lettre U), une baisse d’affluence pour Terres du Son mais aussi Cosmopolite, une annulation pour La Chaudière... Bref, l’année n’aura pas été de tout repos.

G comme le Good Old Film Festival

> Le vintage est à la mode, y compris en audiovisuel. C’est en tout cas le constat que l’on peut faire après la réussite de la première édition du Good Olf Film, festival porté par Les Compères Production et centré autour de l’argentique et de la pellicule.

H comme Hamlet

> H comme Hamlet pour l’adaptation de la célèbre pièce par La Compagnie 21. H comme Hamlet de Shakespeare également, auteur tendance en 2016, puisqu’une autre de ses œuvres, Roméo et Juliette,  était mis à l’honneur dans « Wild Side Story », une adaptation grandiose par La Compagnie Off, sous le Point Zéro.

I comme les Ilots

>Tout continue de rouler pour Les Ilots Electroniques. Le rendez-vous électro familial du dimanche continue d’attirer des milliers de spectateurs au fil des rendez-vous dans les parcs de l’agglomération. Désormais bien installés, les Ilots bénéficient d’une image de convivialité que tous les participants confirment édition après édition.

J comme Jour de Cher

> Formidable journée en plein mois de juillet passée sur les bords de Cher, lors de « Jour de Cher », événement porté par la communauté de communes de Bléré-Val de Cher et qui s’est étendu sur les différentes communes de la collectivité. Entre déambulations de radeaux, spectacles aux différentes écluses et banquet final, le coup d’essai fut transformé avec un public nombreux. Vivement la prochaine édition.

K comme Komplex Kapharnaüm

> Avec « Figures Libres », c’est une déambulation artistique et poétique en collaboration avec les habitants de Joué, qu’a proposé la Compagnie Komplex Kapharnaüm dans le cadre des « Années Joué ». Une déambulation nocturne qui fut l’un des grands moments de cette édition. Une édition 2016 qui fut un beau succès avec de nombreux spectacles de qualité et un public au rendez-vous. De quoi faire de l’événement phare de la ville de Joué, un rendez-vous incontournable et majeur pour les arts de la rue.

L comme La Parenthèse à Ballan-Miré

> Avec l’ouverture de l’espace culturel Parenthèse, Ballan-Miré entre dans le circuit des villes de l’agglo bénéficiant d’un équipement culturel de premier choix.

M comme Musée des Beaux-Arts ou le cadeau empoisonné de la donation Cligmann

> Une donation exceptionnelle, c’est chouette, mais si ça s’accompagne d’une «obligation» architecturale, les choses se compliquent et la polémique enfle. Quelques mois plus tard, un autre collectionneur annonce un autre don exceptionnel… à la condition que ce projet architectural ne voie pas le jour ! Finalement en décembre, on annonce le Château de Tours comme futur lieu d’accueil de ladite donation. Vous avez dit feuilleton à rebondissements ?

N comme Nota Bene

> Le youtubeur tourangeau à la côte. Avec ses vidéos historiques qui cartonnent de plus en plus, un livre sorti cette année, de nombreuses collaborations… Ben de Nota Bene a eu une année riche. Il faut dire que le youtubeur tourangeau est devenu une star de la plateforme grâce à la qualité de ses vidéos historiques. Et pour remercier ses abonnés, il a eu la bonne idée en plus de créer un événement à Montbazon autour de sa passion. Classe !

O comme O’zart et Olivier Rousseau

> Notre attention s’est portée cette année sur deux galeristes privés qui marquent de leur patte, chacun à sa manière, la programmation culturelle de Tours, avec des choix d’une qualité aussi exigeante qu’accessible : Joris Drylewicz de la galerie OZ’ART quartier Châteauneuf et Olivier Rousseau rue de la Scellerie.

P comme Philippe Lucchese

> Le photographe tourangeau Philippe Lucchese continue de revisiter l’art en féminisant les tableaux de maîtres. Après une reconstitution remarquée il y a deux ans du Radeau de la Méduse, Philippe Lucchese s’est attaqué cette année à « La Mort de Sadarnapale », « La Liberté guidant le peuple » et enfin « La Cène » de Léonard de Vinci. Un travail pas passé inaperçu et qui préfigure une riche exposition l’an prochain à l’Hôtel Gouin, qui devrait être à coup sûr un temps fort de l’année culturelle 2017.

Q comme le Quartier de Arts

> La culture s’exprime partout y compris dans les petites ruelles à l’écart des grands axes et des zones touristiques. A Tours, le Quartier des Arts regroupe de nombreux talents créateurs dans différents domaines ainsi que La Boite Noire, galerie réputée tenue par Agathe Place. Cela méritait bien un petit focus.

R comme Rousse à Saint-Cosme

> Habitué depuis quelques années à une programmation artistique de haut vol, le prieuré de Saint-Cosme n’a pas dérogé à la règle en 2016 avec la création d’une œuvre in situ du plasticien parisien Georges Rousse, prix de Rome 1985. L’occasion de revenir sur sa démarche si particulière qu’il poursuit depuis plus de 30 ans.

S comme la SCIC «Ohé !»

> L’événement culturel de l’année. Tout simplement parce qu’un projet culturel qui fédère plus de 1500 personnes – devenues sociétaires – autour de lui est plutôt quelque chose d’unique. Plus grande société coopérative culturelle, la SCIC « Ohé » prend le relais de l’association « Ohé du Bateau » pour gérer la salle Le Bateau Ivre, vendue par la Mairie après 6 années de discussions, négociations, tensions, frictions… La force d’un collectif qui a toujours cru en son destin et qui n’a jamais baissé les bras malgré les vents contraires et les tempêtes traversées. En un mot chapeau et vive le Bateau !

T comme Tours, des chemins et des hommes : LE livre sur la ville

> C’est l’histoire de trois hommes qui ont investi secrètement la ville pendant des mois, l’un avec sa plume et sa vision historico-littéraire de la chose, les deux autres avec leurs appareils photos et leur vision parfois onirique de recoins plus ou moins connus du Tourangeau lambda. Le résultat c’est un ouvrage aussi curieux que complexe, proposant différents niveaux de lecture, séduisant autant l’enfant de 7 ans que la vieille tourangelle native de 90, en passant par l’étudiant de lettres exigeant de 22 ans ! Une belle illustration de la «renaissance» de l’éditeur tourangeau Sutton, menacé de disparition l’année dernière.

U comme… Unique

> Unique comme Radio Béton et Aucard de Tours qui auront vécu une année 2016 incroyable dans tous les sens du terme. Après une soirée de chauffe en février,  pour la sortie du livre « Les 30 furieuses » retraçant les 30 premières années de la radio tourangelle, l’horizon s’est d’abord obscurci avec l’annulation du festival Aucard de Tours,  après une seule soirée, pour cause d’inondation de la plaine de la Gloriette. Un coup dur que beaucoup auraient eu du mal à se relever, mais c’était sans compter sur les forces vives de Béton qui ont su en plein mois d’août et à la dernière minute, organiser un beau festival de soutien sur l’île Aucard. Une nouvelle fois Béton sort grandi d’une épreuve difficile et a pu se rendre compte de l’attachement des Tourangeaux (mais pas que) à son encontre.

V comme Victor Laloux, le livre

> Un an après sa monographie sur l’architecte tourangeau contemporain Bertrand Penneron, le jeune universitaire Hugo Massire remet le couvert pour un ouvrage de grande qualité autour de l’œuvre tourangelle de Victor Laloux (Editions Sutton, Tours). Un projet mené en collaboration avec le même Bertrand Penneron, auteur de la restauration du dôme de la basilique Saint Martin. La boucle est bouclée.

W comme Sabine Weiss

>L’exposition de l’année au château de Tours, que celle consacrée au travail de la photographe Sabine Weiss. Une exposition où l’humanisme de la photographe transpirait à travers ces clichés.

X comme My Book BoX

> My Book Box ou la belle nouveauté de l’année pour tous les amateurs de livres ou simplement les curieux. Lancée par Mélanie et Patrick, My Book Box est une box mensuelle dans laquelle l’abonné reçoit des livres de poche sur un thème surprise, ainsi que des petits cadeaux,  le tout dans une belle boîte dessinée par l’artiste Nep.

Y comme Yann N’Guéma à Lyon

> Le Tourangeau Yann N’Guéma du groupe Ez3kiel a triomphé à Lyon avec son « mapping », spectacle visuel et sonore sur la façade de la cathédrale de la capitale des Gaules, avec à la clé le prix du festival des Lumières.

Z comme Audrey Azoulay au Théâtre Olympia

> En octobre, la ministre de la Culture et de la Communication Audrey Azoulay profitait de l’inauguration des Rendez-vous de l’Histoire de Blois pour faire un saut jusqu’à Tours. Au programme : visite du chantier du CCC OD et du Point Haut et réunion au Théâtre Olympia Jacques Vincey, au cours de laquelle elle a annoncé officiellement l’attribution du label «Centre Dramatique National» à la scène tourangelle.

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