Reconnaissance officielle pour le street-art à Tours

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Depuis hier les passants ont pu découvrir une fresque de Chanoir, célèbre graffeur parisen, place Anatole France. Une fresque réalisée en partenariat avec la mairie de Tours.

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Du street-art, ayant pignon sur rue de manière officielle, cela va devenir une habitude à Tours. C’est en tout cas le souhait annoncé par Christine Beuzelin ce mercredi matin lors de son discours de présentation du partenariat passé par la ville avec l’association M.U.R. (Modulable Urbain et Réactif). L’adjointe à la culture de la mairie de Tours acte ici une annonce faite lors de la présentation du projet culturel de la ville en septembre dernier. Un projet dans lequel elle affirmait vouloir promouvoir les formes d’art contemporaines dont le street-art. Pour y arriver, c’est donc vers le M.U.R que la mairie a décidé de se tourner. Cette association « qui œuvre depuis 2007 dans le but de créer une passerelle entre le public et la démarche artistique du street-art » est une habituée des relations avec les institutionnels puisqu’après avoir œuvré à Paris pendant plusieurs années, elle se déploie désormais en province en passant des partenariats avec différentes villes, afin de développer la pratique du street-art nous fait-on savoir.           

Avec comme idée de réaliser une fresque par mois dans différents endroits de la ville, l’antenne locale du M.U.R, dont le fer de lance sera le graffeur tourangeau M.Plume, réunira différents graffeurs locaux ou nationaux qui chacun leur tour proposeront 12 nouvelles œuvres au public. Des œuvres dont le côté éphémère, principe de base du street-art depuis ses origines, sera gardé.

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La première œuvre de ce partenariat est donc celle de Chanoir, graffeur célèbre en France qui peint depuis 1996. Pour Christine Beuzelin : « Il a fallu avoir l’accord des bâtiments de France ce qui ne fut pas évident, mais qui ont accepté à condition que cela soit éphémère. Cette œuvre devrait rester trois semaines jusqu’au début des travaux de démolition dans le cadre du chantier du haut de la rue Nationale ».

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Pour Chanoir : « ce type de réalisation est appréciable parce qu’elle permet de faire découvrir cet art au grand public ». Depuis plusieurs années cet art est en effet passé d’un côté underground et alternatif à une démocratisation et une reconnaissance officielle. Ce partenariat passé avec la mairie de Tours en est une nouvelle preuve. Une officialisation qui reste malgré tout toujours au centre d’un débat entre les puristes tenant au côté sauvage du street-art et ceux plus « mainstream ». Quoiqu’il en soit cela reste une reconnaissance pour un art de plus en plus prisé par le grand public mais aussi par le marché de l’art. Attendez-vous donc à voir se multiplier les graffs sur les murs de la ville. Du côté de la mairie et du M.U.R on lorgne déjà pour la suite du côté de l’Ilot Vinci, près de la gare de Tours.

Un degré en plus :

A lire également l’entretien de Topaz, célèbre graffeur tourangeau que nous avions réalisé il y a quelques mois

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