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Le secteur de l’événementiel réclame de la visibilité

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Alors que la CCI Touraine publie une étude sur les impacts de la crise sanitaire sur le secteur de l’événementiel, ses acteurs réclament eux surtout de la visibilité sur les mois à venir, sous peine de devoir vivre une mort programmée de beaucoup de structures…

Depuis le début de la crise du Coronavirus, le secteur de l’événementiel est clairement un des plus impactés. Depuis le mois de février 2020, le secteur est même quasiment à l’arrêt face à l’impossibilité de réunir du public.  Si beaucoup d’articles ont déjà été écrits sur le sujet, aucune étude locale n’avait été pour l’heure réalisée pour mesurer l’impact de la crise. C’est désormais chose faite, avec une étude de la CCI Touraine, réalisée en décembre dernier et à laquelle 53 acteurs de l’événementiel ont répondu.

Au total, 368 entreprises travaillant pour ce secteur ont été recensées par la chambre consulaire : Dans la grande majorité des entreprises de petite taille, forcément fragilisées. Une 50aine ont dont répondu à cette étude, représentant 37,3 millions de chiffre d’affaires par an, 162 emplois directs et environ 800 emplois temporaires ou intérimaires (intermittents). Sur les 53 ayant répondu, 80% déplorent une perte de chiffre d’affaires de plus de 50% sur un an, 42% une perte de plus de 75% de CA et 85% ont eu recours au chômage partiel.

Le secteur de l’événementiel est particulier dans le sens où il regorge d’une multiplicité d’acteurs aux métiers différents : du traiteur aux entreprises de régie, en passant par les locations de matériel, les tourneurs, la sécurité, les agences événementielles… « Un secteur qui pèse lourd dans l’économie locale » selon Philippe Roussy, le président de la CCI Touraine, qui évoque « plusieurs centaines de millions d’euros par an. » dans l’économie du département.

Le manque de visibilité sur l’avenir comme crainte principale

Au-delà du bilan de ces 10 premiers mois de crise, ce qui ressort chez les différents interlocuteurs présents lors d’une conférence de presse conjointe avec la CCI, ce sont les difficultés liées à l’absence de visibilité sur les prochains mois. Ainsi pour Loup Barrier, gérant de la société de régie LPLS, il y a urgence à avoir « des règles claires pour savoir ce que nous pouvons faire ou non, quand et comment. »

Et si on est qu’au mois de janvier, pour beaucoup les regards sont déjà tournés vers l’été et les différents festivals et événements habituels, nécessitant des mois de préparation. Pour Julien Lavergne, gérant des sociétés AZ Prod et Multi Sceni. « On ne peut pas attendre le 15 juin comme l’a annoncé la ministre Roselyne Bachelot pour savoir si on aura une saison cet été. Il faut que nous ayons une réponse rapidement car les événements ne peuvent pas s’organiser du jour au lendemain. Nous sommes dans un secteur où les tournées se préparent entre 3 mois et 2 ans à l’avance. » Pour ce dernier, la crainte est également « qu’en cas d’absence de la saison estivale, cela n’incite pas le public à vouloir acheter des places pour plus tard. »

« C’est tout un secteur qui va tomber, des artistes aux techniciens en passant par les prestataires » craint-il. Et pour tous les acteurs du secteur, il y a urgence car selon l’étude de la CCI Touraine ce sont 1/3 des entreprises ayant répondu qui penseraient déjà un dépôt de bilan dans les 6 mois. Avec le risque d’une concentration supplémentaire dans les mains de grands groupes nationaux et internationaux, dans un secteur déjà perturbé depuis plusieurs années par cette problématique. « On entend de plus en plus de personnes qui souhaitent changer de métiers et qui quittent l’événementiel. Il y aura une perte importante avec un savoir-faire qui s’en va et à l’inverse des jeunes qui ne peuvent pas être formés actuellement » pointe sur ce thème Sébastien Bargue, gérant de l’entreprise tourangelle Scène de nuit.

Beaucoup pointent également des dégâts sociaux, humains mais aussi moraux à l’instar d’Hervé Georget, du cirque Georget de Luynes : « Le public a besoin de culture et de divertissement, c’est la santé mentale qui est en jeu. »

Un sentiment d’injustice

Le mot d’ordre est clair : « laissez-nous travailler », tout en précisant que tous sont prêts à mettre en place tous les protocoles sanitaires nécessaires. Marina Lagelle, directrice de la communication de Tours Evénements évoque ainsi pour sa structure « un protocole sanitaire en place déjà strict » et validé par des normes officielles.

Et Philippe Roussy de clôturer le tour de table sur ces questions de sécurité sanitaires : « A partir du moment où les mesures de sécurité sont respectées il n’y a aucune raison de fermer un secteur entier avec tous les risques que cela engendre pour sa survie. »

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