Il y a deux ans, la petite équipe du festival En Rue Libre a réussi un joli coup à Beaumont-Louestault : dynamiser un village le temps d’un week-end avec un nouvel événement apportant de la culture populaire dans un secteur qui en est souvent privé. Après une édition intermédiaire réduite en 2025, une deuxième mouture se déroule le week-end du 10-11 juillet. Un mix entre arts de la rue, concerts et fête de village.
« On est dans le dur, on se demande parfois pourquoi on fait ça » lâche Perig Arnoult à l’approche de la 2e édition du festival En Rue Libre de Beaumont-Louestault. « Cela nous prend beaucoup de temps mais on aime bien » poursuit l’organisateur de cet événement qui vise l’accueil de 1 800 personnes en deux jours dans le village. « On a une capacité pour 2 500 personnes mais ce n’est pas forcément le but car ce serait plus de contraintes, plus de bénévoles à recruter. » Ce qui n’est jamais simple, surtout pour les fidéliser sur la durée.
Ils sont déjà 45 à se mobiliser pour la réussite de la manifestation mixant spectacles de rue, concerts et soirée dansante. Le « noyau dur » rassemble lui une dizaine d’âmes. « Par rapport à la première édition on s’est mieux réparti les tâches, c’est moins centré sr 2-3 personnes » explique Perig Arnoult qui tient à garder le côté « un peu naïf, familial » tout en faisant étinceler les yeux. « Plein de gens nous ont dit être surpris par la première édition, qu’on avait fait un beau festival. On a marqué les esprits » se réjouit-il. D’où l’’ambition de persévérer… mais tous les deux ans, hormis un concert les années impaires, pour ne pas trop user les équipes mais maintenir la flamme, ne pas se faire oublier.

D’abord drivé par le Comité des Fêtes, En Rue Libre a désormais son association dédiée. Et signe que la manifestation prend du galon, son budget augmente : 24 000€ contre 15 000€ en 2024. De quoi attirer des têtes d’affiche comme le groupe Blankass le samedi 11 juillet à 19h30, ou la street artiste tourangelle Gil KD, marraine du week-end : « Elle croit en notre projet car se réapproprier la rue c’est aussi sa philosophie. Ça ne pouvait que matcher, la négociation n’a duré que 40 secondes. »
Sur place, celle qui est connue pour ses Filles du Vent disséminées dans les rues de Tours présentera ses œuvres à base de soudure, tandis que le marché de créateurs regroupera 70 exposantes et exposants, contre 45 il y a deux ans. Une sélection augmentée qui s’est faite sur dossier, avec « que des créateurs, que des pros, par de revendeurs » insiste Perig Arnoult. Au fil des stands : peinture, poterie, sculpture… Et du local.
Pour les spectacles, ils seront répartis sur tout le village. En salle le vendredi soir, avec notamment la première scène de l’Ukrainienne néo-tourangelle Galya à 199h45, puis le samedi toute la journée « sur tout le village ». Et en accès 100% gratuit. « Notre volonté première est de diffuser la culture, permettre à tout le monde de profiter d’une offre riche sur un territoire isolé du centre de Tours » défend l’organisateur qui a donc réussi à convaincre davantage de partenaires de le suivre pour augmenter le standing d’En Rue Libre.
Parmi les temps forts du week-end : le retour des Scouts du Bœuf à 1 000 Pattes. « On s’était posé la question de les faire revenir, mais ça a été tellement apprécié, on nous les a demandés » détaille Perig Arnoult qui a néanmoins prévu une suite à leur prestation : un DJ jusqu’à 1h du matin pour que la soirée ne se finisse pas brutalement. Pour le reste, il a fallu piocher dans le vivier local et les propositions (« 3-4 mails chaque jour » nous dit-on), avec du coup des artistes venant de Clermont ou de la région lyonnaise pour du folk, du cirque, du conte… Infos et programmation complète sur www.festival-enruelibre.fr.








