Société

|Notre Feuilleton] Vincent, un Tourangeau à l’X

Le pitch : Mois après mois, nous allons suivre les aventures d’un jeune élève issu de la prépa Maths Physique (MP) du Lycée Descartes de Tours dans l’une des plus prestigieuses Grandes Ecoles françaises : Polytechnique Paris.

Saison 1 Episode 1 «Vraie fausse rentrée»

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Nous avons bu un café avec Vincent quelques jours avant sa rentrée à Palaiseau en région parisienne, dans cette célèbre école militaire.

 

37° : Concrètement Vincent, comment s’est déroulée cette admission ?

Vincent : C’est un processus un peu complexe car on reçoit d’abord les résultats pour d’autres écoles. Je savais que j’étais pris à Centrale Paris, mais comme je voulais vraiment Polytechnique, j’ai passé une partie du mois de juillet dans le doute : en cas d’échec, j’avais bien envie de redoubler pour retenter Polytechnique, mais c’est toujours un risque, celui de ne pas se retrouver tout à fait au même niveau deux ans de suite… Le 23 juillet, j’ai su que j’étais sur liste d’attente, mais bien placé. Et le 31 j’ai eu le résultat final ! Là, j’ai pris mon premier mois de vraies vacances insouciantes depuis deux ans !

 

37° : Comment ta prépa s’est-elle passée ?

Vincent : La première année j’ai dû me mettre à vraiment travailler car avant j’avais toujours eu des facilités. La deuxième année, la somme de travail à fournir et le niveau exigé ont décuplé. Mais je m’en suis sorti.

37° : Avant ta prépa, où as-tu fait ta scolarité ?

Vincent : Véretz et Azay-le-Rideau, puis un petit passage par la Providence à Tours avant Notre-Dame La Riche.

 

NDLR : «What’s that?! La prépa maths… petite piqûre de rappel ici»

 

37° : Cette rentrée, ça se passe comment ?

Vincent : La première semaine de septembre va se dérouler à Palaiseau. Il y a plein de formalités administratives comme les assurances et la solde ; ils nous donnent des vêtements, du matériel, ils nous apprennent à marcher au pas, des chants. Le soir et la nuit, il y a le bizutage. Ensuite, on part dans la Creuse pour faire nos classes dans un camp militaire, pendant trois semaines.

37° : Et ensuite, toujours pas de cours ?

Vincent : Non ! Nous allons enchaîner sur un stage militaire de six mois, jusqu’au 31 mars. Pendant mes classes je vais devoir choisir le corps dans lequel je souhaite effectuer ce stage de «formation humaine» : gendarmerie, air, terre ou marine…

37° : Cet aspect militaire t’intéresse ?

Vincent : Je sais depuis longtemps que Polytechnique est une école militaire et qu’en l’intégrant je serais élève officier, c’est un choix longuement mûri. J’aime l’idée de bien me sentir dans mon corps en plus de l’excellence intellectuelle que cette école met en avant, cet équilibre me paraît primordiale pour réussir dans sa vie personnelle et professionnelle.

37° : Cette envie vient de ta famille ?

Vincent : Oui et non. Mon père et mon oncle ont fait prépa eux aussi, et même s’ils n’ont pas intégré une grande école au bout, ce n’est sûrement pas tout à fait un hasard si j’en suis là aujourd’hui.

37° : Qu’est-ce qui est dur dans le concours ?

Vincent : Les épreuves pour X et l’ENS sont particulières, parfois un peu surprenantes. Je ne dirais pas qu’elles sont forcément plus dures que celles d’autres concours comme Centrale ou Mines Ponts. Elles nécessitent parfois par exemple de se poser sur un énoncé pendant une demi-heure, de réfléchir pour savoir comment prendre la chose et ce temps de réflexion peut vraiment payer. C’est une philosophie bien à part, on teste les élèves avec une approche unique.

Nous retrouverons Vincent en octobre, juste après sa préparation militaire dans la Creuse.

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