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Tours FC : le centre de formation au coeur des tensions. Entretien avec Jean-François Bernard

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Jean-François Bernard, le président du TFC Association a tenu à son tour à nous donner son point de vue sur la situation actuelle du TFC.

Président du TFC Association depuis 2007, Jean-François Bernard connaît une année 2015 pour le moins compliqué. Les relations avec Jean-Marc Ettori, président de la SASP (partie professionnelle du TFC) se sont en effet compliquées depuis le mois de juin avec en ligne de mire des mésententes sur l’apport financier de chacune de ces deux entités du club tourangeau au centre de formation.

Association et SASP kezaco ?

Depuis 2005 et la montée en Ligue 2 à l’époque, obligeant le passage au statut professionnel, le Tours FC est divisé en deux structures. la société assure la gestion de l’équipe professionnelle et les activités commerciales qui y sont liées, l’association assure la gestion du football amateur, une trentaine d’équipes dont l’équipe réserve de l’équipe professionnelle, du centre de formation et de l’équipe première féminine.

Il va de soi que pour l’ensemble fonctionne, les deux structures doivent être étroitement liées dans leurs activités respectives. « Un club professionnel aujourd’hui ne peut pas fonctionner sans son association et son centre de formation » raconte ainsi Jean-François Bernard.

Deux structures liées par le centre de formation

Pour le fonctionnement du centre de formation, une convention entre les deux entités, définissant les droits et devoirs de chacune d’elle a été signée en 2012. Celle-ci est toujours d’actualité et se terminera en juin 2016. Le différend entre le président de l’association et son homologue de la SASP repose notamment sur l’application de celle-ci.

Le centre de formation fonctionne à partir de trois apports financiers : l’apport de l’association, celui majoritaire de la SASP et un apport de comptes dits consolidés provenant des deux structures, pour des activités liées aux deux. C’est ce dernier apport selon Jean-François Bernard qui n’a jamais pu être bouclé pour la saison en cours en raison « du fait que l’on a demandé le montant de l’apport de la SASP dans ces comptes consolidés en juin dernier pour la saison à venir. Nous ne les avons jamais reçus malgré nos relances informelles puis officielles ». Le président de l’association évoque alors un manque de 200 000 euros sur un budget total d’un million d’euros.

Un élément de départ qui va entraîner petit à petit d’autres dossiers conflictuels entre les deux structures pour arriver à la limite du point de non-retour : « Je rappelle que notre secrétaire, passait ainsi 80 % de son temps pour la gestion du centre de formation. Depuis une quinzaine de jours, j’ai demandé à ce qu’elle ne s’occupe plus de la gestion du centre de formation et que les documents soient transférés à la SASP. De notre côté nous allons revenir à nos missions premières qui concernent l’école de foot, les féminines et les amateurs jusqu’à la DHR ». Une situation qui devient alarmante alors que l’audit annuel sur le centre de formation doit se tenir en décembre.

« Nous ne sommes pas mauvais gestionnaires » tient à signaler Jean-François Bernard. « Contrairement à ce que vous a dit Jean-Marc Ettori, le rapport des comptes de la Chambre Régionale de 2009 n’avait aucune observation sur notre gestion. Les 300 000 euros évoqués datent d’avant la création de la SASP » précise-t-il rapport à l’appui (visible ici).

Parmi les autres points de désaccord entre les deux présidents, l’application de la convention entre les deux structures. « Jusqu’à présent on avait estimé que certaines prestations fournies par les uns et les autres s’équilibraient. Quand le président Ettori dit que l’on a jamais payé nos repas lors des matchs par exemple c’est vrai, mais en échange je rappelle que l’Association n’a jamais facturé l’utilisation du logo dont elle est propriétaire, à la SASP ». Jean-François Bernard précise ainsi qu’aux sommes réclamées par Jean-Marc Ettori au TFC Association (de l’ordre de 200 000 euros), il peut opposer 100 000 euros par an depuis 2012 pour l’utilisation du logo, de l’emblème et de la marque TFC propriété de sa structure : « Je ne suis pas certain que le président Ettori y soit gagnant mais s’il veut une application stricte de la convention on peut y aller ».

Pour autant, même s’il reconnaît être actuellement dans une impasse relationnelle avec son homologue de la SASP, Jean-François Bernard l’assure, il souhaite revenir à une situation plus apaisée et plus productive pour le club dans son ensemble : « Pour le bien de tous, il faut espérer des jours meilleurs et des relations plus productives comme c’était le cas depuis 2007 ».

Un centre de formation qui fonctionnait bien jusque-là

La situation actuelle au sein de la maison TFC est d’autant plus dommageable qu’elle risque d’avoir des répercussions sur la cinquantaine de jeunes accueillis au centre de formation. Un centre qui avait vécu des premières années encourageantes avec en point d’orgue le titre de champions de France en 2014 des moins de 19 ans.

Autre source de satisfaction, la réussite scolaire de ces jeunes également avec chaque année des taux de réussites au Bac très bons, allant même jusqu’à 100% de reçus en 2014. « Quand le centre de formation a été créé nous avons tenu à ce que les jeunes soient intégrés dans les lycées de la ville et non dans une structure propre afin qu’ils ne soient pas déconnectés de la réalité » raconte Jean-François Bernard. Une décision qui a fait ses preuves et qui est saluée pour sa réussite.

Les tensions actuelles sont d’autant plus dommageables pour ces jeunes qui se retrouvent au milieu d’un conflit dont ils risquent d’être les premiers perdants.

 

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