Si vous connaissez un peu l’histoire du Vieux-Tours, vous avez peut-être déjà entendu parler de la Maison Tristan, au 16 Rue Briçonnet. Cette historique demeure du XVe siècle va exceptionnellement rouvrir pendant deux week-ends pour une vaste exposition d’un trio d’artistes qui organise, en prime, un riche programme d’animations.
Plus de 60 oeuvres, peintures, sculptures, petits et grands formats seront à découvrir samedi 30 mai, dimanche 31 puis du 5 au 7 juin dans les salles recouvertes de pierres de la Maison Tristan, à deux pas de la Place Plumereau et de la Fac des Tanneurs. “C’est un lieu qui avait déjà accueilli des expositions et le propriétaire – Mr Combe – l’a mis à notre disposition” raconte Hugues Thomas-Castelneau, l’un des trois artistes mobilisés sur ce projet.
Originaire de Tours, autodidacte, celui qui se fait appeler Carlo Scuro et qui travaille à la Commission Européenne de Bruxelles est associé avec son père Pierre (Thomas l’Imposteur) et Jean-Claude Lardrot pour recréer une Cour des Miracles qui s’annonce assez spectaculaire. Et totalement gratuite.
“On a cherché un lieu et on s’est adapté à lui” raconte Hugues Thomas-Cazenave, inspiré par l’identité de la bâtisse du XVe siècle. “Je trouve que ce bâtiment a un côté assez mystérieux. On dirait une espèce de tour, avec des petits recoins. On tombe sur des pièces comme ça. Nous on va arriver avec notre univers coloré et farfelu dans ce monument mystérieux où la légende dit qu’il a accueilli le bourreau de Charles VI…”

“Jean-Claude Lardrot avait déjà exposé dans ce lieu quand il appartenait à la Ville de Tours. Et on a eu la surprise que le propriétaire dise oui pour notre projet joyeux et festif” explique pour sa part Pierre Thomas-Castelneau, qui avait spotté d’autres endroits comme l’ancienne maison close L’Etoile Bleue qu’il a jugée moins adaptée.
“On a été très impressionnés par ce lieu et la générosité du propriétaire. Il y a des mystères… et il ne m’en fallait pas plus pour creuser” poursuit le neurologue de profession qui donnera une conférence sur une grande énigme de l’histoire : La Manie Dansante, quand des femmes se sont subitement mises à danser sans discontinuer et sans raison apparente (le 31 à 17h).
A propos d’énigmes, Pierre est aussi à la manœuvre pour l’élaboration d’un rallye médiéval dans le Vieux-Tours, avec un départ le 6 juin à 15h. “Une façon de faire vivre l’histoire de Tours dans l’histoire de France” nous dit-il, avec un plongeon en 1426.
Ce qui devait donc être au départ “une exposition entre trois artistes” (avec quand même pas mal de créations inédites, dont une fresque en escargot de Jean-Claude Lardrot) devient “un mini festival” : “On est créatifs, ou on ne l’est pas” commente Pierre Thomas-Castelneau, ravi d’avoir été entouré de pas mal de proches pour tout construire (également de la musique, du théâtre…). A découvrir donc pendant 5 jours seulement.







