Encore incomplet, le Tours Volley-Ball a repris l’entraînement avec dix joueurs et une priorité : poser les bases physiques et humaines d’une saison 2026-2027 très attendue. Dans un effectif largement remanié, le retour d’Earvin Ngapeth, désormais capitaine, donne déjà le ton.
Au palais des sports, la rentrée du TVB se déroule encore en comité réduit. Depuis une semaine, dix joueurs ont retrouvé le terrain sous la conduite des adjoints Thomas Royer et David Sousa, épaulés par le préparateur physique Thomas Soulié. Le nouvel entraîneur brésilien Rubinho, retenu auprès de la Seleção pour le championnat sud-américain, doit rejoindre Tours à la fin du mois de septembre. Plusieurs internationaux manquent également à l’appel : les Français Simon Roehrig, François Huetz et Luca Ramon, ainsi que le passeur portugais Bruno Dias.
Cette reprise décalée impose une préparation progressive. Les joueurs présents alternent travail physique, cardio et premières séquences avec ballon. Avant de construire le jeu collectif, le staff veut remettre les organismes en route et retrouver rapidement une intensité compatible avec les exigences d’une saison qui s’annonce dense. Simon Roehrig, récent vainqueur des Jeux méditerranéens avec l’équipe de France A’, devrait être le premier absent à revenir. Les autres internationaux suivront après leurs compétitions respectives.
Ngapeth, capitaine et trait d’union
Dans ce groupe encore morcelé, tous les regards convergent vers Earvin Ngapeth. Revenu dans le club où il avait débuté sa carrière professionnelle, le double champion olympique aborde un rôle nouveau : celui de capitaine. Après avoir fait l’impasse sur l’été en équipe de France, il dispose de plusieurs semaines pour prendre ses marques, transmettre son expérience et accompagner les nombreux nouveaux venus. Son aura est déjà perceptible, mais l’intéressé insiste sur une idée simple : le TVB ne pourra gagner qu’en restant une équipe. Après une saison achevée sans titre majeur, le TVB veut retrouver cette cohésion qui, dans les moments tendus, peut faire basculer une rencontre.
Le chantier est d’autant plus important que l’effectif a changé en profondeur. Selon le directeur sportif Pierre Hérault, les premiers jours ont fait apparaître une bonne ambiance. Les séances, les repas et les temps de vie partagés doivent maintenant transformer cette entente naissante en automatismes durables.
Cinq amicaux avant le grand départ
Le calendrier de préparation doit justement accélérer ce processus. Cinq matchs amicaux sont annoncés : deux confrontations à huis clos face à Saint-Nazaire les 18 et 26 septembre, puis un tournoi international organisé à Tours les 3 et 4 octobre, avec Berlin et Roeselare. Un dernier test est prévu le 10 octobre à Poitiers. Ces rendez-vous permettront au staff de répartir les temps de jeu, d’intégrer progressivement les internationaux et de confronter les premières options tactiques à des adversaires de haut niveau.
Le championnat débutera le 17 octobre à domicile contre Nice, avant une nouvelle réception, celle de Tourcoing, trois jours plus tard. Tours devra donc être opérationnel sans longue période de rodage. Puis viendra la Ligue des champions, avec une poule relevée comprenant les Polonais de Lublin, vice-champions de leur pays et emmenés par Wilfredo Leon, ainsi que les Italiens de Vérone. Le premier rendez-vous continental est programmé en décembre.
Le TVB ne cache pas son envie de reconquérir des titres en France et de peser de nouveau en Europe. Avant les grandes soirées de Grenon, il lui reste quelques semaines pour convertir l’enthousiasme de la reprise en certitudes sportives.









