Paul Bert Express à Tours : un événement fun qui en appelle d’autres

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Ce samedi 29 août, c’était la 3e édition de Paul Bert Express dans le quartier éponyme à Tours. Une course de caisses à savon comme il y en a de plus en plus en Indre-et-Loire, revival d’un ancien événement remis au goût du jour et qui a pour but de dynamiser durablement ce quartier résidentiel des bords de Loire.

Il est un peu plus de 14h et les premières caisses à savon dévalent le coteau pour rejoindre la Place Paul Bert. A la différence des essais du matin, les temps sont archivés et une moyenne des 4 descentes programmées permettra d’établir le classement de cette édition 2026. Sur le parcours, derrière les barrières et bottes de paille prêtées par un agriculteur, on voit quelques riverains ou curieux venant applaudir les 15 équipes engagées. La plupart en k-way ou sous un parapluie car la pluie, si rare cet été, fait son retour de façon durable ce samedi.

« Chaque année on jongle avec la météo » constate Vincent Duceau, le président du comité qui organise l’événement pour la 3e fois. Jusqu’ici cela n’a pas empêché le succès avec 3 000 personnes pour la première édition, 5 000 pour la 2e et la volonté de voir plus grand cette fois-ci, avec une journée se prolongeant jusqu’à minuit pour profiter notamment d’un concert. « C’est une manifestation qui s’ancre dans le paysage local. Un événement familial » poursuit l’habitant du quartier.

A 50m de l’arrivée, un couple est venu spécialement pour l’occasion : « On a déjà vu a Veigné, on vient pour l’ambiance car c’est fun, il n’y a pas d’enjeu. » Enfin, un peu quand même, l’équipe surentraînée des Barjots ayant aligné plusieurs véhicules pour espérer conserver son titre de 2025 sur un parcours modifié : raccourci de 200m pour maximiser la vitesse. « On avait l’un des plus longs de France mais là on voulait quelque chose de plus technique et les pilotes sont ravis car ils veulent descendre même si ça glisse » se réjouit Vincent Duceau.

Temps de parcours moyen : entre 50 secondes et 1 minute pour avaler les 650m de piste, « avec des pointes à 60km/h » selon le président du comité. Forcément, il y a quelques avaries : « On a eu 3 voitures cassées ce matin mais ce ne sont pas des bricoleurs du dimanche. Ils travaillent sur leurs véhicules tous les week-ends et arrivent à les réparer et ressouder en peu de temps pour les faire repartir. »

Sur le paddock, on croise une vache, des imitations de décapotables ou une reconstitution du mythique véhicule de La Famille Addams ou plus récemment de Mercredi. On y croise deux sœurs, Héloïse et Noémie, qui alternent les positions de pilote et copilote, leur père se joignant aussi au tandem pour certaines descentes (c’est lui qui a fabriqué le bolide, et il en conduit un autre avec leur cousin). « Il a tout fait entièrement, en environ un mois et demi, parce qu’il voulait qu’on puisse le faire entre sœurs » nous disent-elles.

Noémie a réalisé sa première expérience il y a 4 ans, et Héloïse l’a rejointe une année après. « On a découvert ça à Chissay. On vient surtout pour s’amuser, tout le monde s’entend bien, c’est convivial ! » Le secret, selon elles : bien ralentir à l’approche des virages et se faire confiance. « Il y a une vraie communauté autour des caisses à savon. D’une année sur l’autre on verra parfois les mêmes mais elles auront évolué techniquement sur le roulement ou la pression des pneus » complète Vincent Duceau.

En 3 éditions, Paul Bert Express a donc réussi à se faire une place dans le paysage local, et dans l’agenda tourangeau de la fin de l’été, un peu plus calme avant la rentrée. Car, au-delà du fun, l’objectif est bien d’animer le quartier comme on le voit ostensiblement placardé sur une double affiche installée au niveau du stand de produits dérivés (dont la canette Paul Beer de La P’tite Maiz).

« On est une dizaine au CA de cette association et on tous arrivés à peu près au même moment dans le quartier avec la même ambition : nous sommes des primo-accédants, nos enfants sont dans la même école, on est devenus amis et on veut faire vivre ce quartier avec un événement pérenne » nous dit le président qui réfléchit avidement à la suite : « On veut changer de braquet et monter un atelier participatif qui va bien au-delà des caisses à savon pour évoquer la question du changement climatique et des mobilités douces. » Car il ne faut pas oublier que les caisses à savon n’ont pas de moteur… donc sont des véhicules à zéro émission.

Au programme : plus d’animations, de concerts, de tables rondes « tout en gardant un esprit de fête universelle, populaire et familiale car notre but reste de rassembler » conclut Vincent Duceau.

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