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« Tours, Cité Internationale de la Gastronomie » propose un grand repas pour 30 000 convives

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Le Grand Repas c’est le nom donné à cette opération organisée par l’association « Tours, Cité Internationale de la Gastronomie ». Jeudi, dans tout le département, 30 000 repas autour d’un menu unique seront ainsi proposés dans la restauration traditionnelle, collective, les collèges ou dans des EHPAD.

Le Grand Repas marque le véritable lancement de l’association « Tours Cité Internationale de la Gastronomie ». Ce premier évènement organisé par l’association porteuse du projet marque en effet un point de départ après plusieurs mois à travailler dans l’ombre (voir plus bas).

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Une première opération devant installer « Tours, Cité de la Gastronomie » dans le paysage local. « La labellisation de Tours se fait autour du thème un art de vivre à la française » rappelle Emmanuel Hervé, le président de l’association. Pour ce dernier c’est ainsi « l’aspect culturel de la gastronomie et ses valeurs humanistes de partage » qui sont au centre du projet. Avec une volonté de fédérer autour de ces valeurs, l’association a ainsi réfléchi et monté ce premier évènement depuis l’automne dernier. « L’idée était de partager un même moment au sein d’un territoire vaste pour que les citoyens puissent s’approprier le projet ». De cette envie est née l’idée du Grand Repas. Avec Jean-Michel Guitton, membre de l’association et ancien de la restauration collective, en pilote de ce premier évènement, « Tours, Cité Internationale de la Gastronomie » a réussi en quelques mois à convaincre l’ensemble des acteurs de la restauration collective, mais aussi le département pour l’intégralité des collèges d’Indre-et-Loire, ou encore quatre EHPAD de participer au Grand Repas. Une première réussite qui permettra donc de réunir autour d’un même menu, concocté par Jean Bardet, plus de 30 000 personnes.

Un menu qu’il a fallu sélectionner intelligemment pour « faire face aux contraintes liées à la quantité du nombre de repas, mais aussi les contraintes techniques liées aux différents endroits » explique Jean-Michel Guitton. « Il fallait que ce soit facile à fabriquer, pas trop cher, mais de qualité. De plus, le menu sera composé à plus de 90% de produits de la région » précise ce dernier avec fierté. Pour les employés, collégiens ou personnes en maison de retraite à qui ce repas sera proposé jeudi, les organisateurs ont ainsi été vigilants à ce que le menu puisse entrer dans les prix plafonds fixés par leurs accords de restauration collective. Avec cette volonté affichée de séduire le plus grand nombre, Emmanuel Hervé et Jean-Michel Guitton tiennent à préciser que ce menu sera également proposé par des restaurants traditionnels : « C’est plus compliqué de les démarcher, parce qu’il y a quasiment autant d’acteurs que de restaurants, mais si certains veulent participer, ils peuvent encore s’inscrire jusqu’à mardi ».

Ce jeudi marque ainsi une étape importante, presque initiatique pour le label « Tours, Cité Internationale de la Gastronomie ». En effet, outre « Le Grand Repas », le matin même se tiendra la première conférence de presse de l’association au cours de laquelle seront dévoilés les ambitions et les projets à venir, à commencer par le bâtiment sélectionné pour devenir le lieu dédié de cette Cité de la gastronomie tourangelle.


 

Un degré en plus : La cité de la gastronomie c’est quoi ?

Sélectionné en 2013 par le Ministère de l’agriculture, en compagnie de Paris-Rungis, Dijon et Lyon pour faire partie du réseau des Cités internationales de la gastronomie, le projet de Tours a depuis connu plusieurs péripéties. Piloté par l’ancienne Municipalité et par Jean Germain en personne, le projet original était conçu autour d’un nouveau bâtiment « totem » qui devait être construit sur les bords de Loire, à proximité de la faculté des Tanneurs. Un bâtiment qui aurait été relié à l’île Simon par une passerelle piétonne. L’île étant alors repensée autour de ce projet. Ambitieux, ce projet était estimé à 35 millions d’euros.

Avec l’élection de Serge Babary en 2014, ce dernier face aux problèmes financiers de la ville, décide de se donner le temps de la réflexion pour repenser le projet à moindre coût. Un nouveau projet est alors confié à une nouvelle association créée en mars 2015. Une association qui en dehors du soutien à des manifestations comme Vitiloire, l’évènement « Au coeur des Halles », etc… s’est montrée pour le moment volontairement discrète. « Contrairement à ce qui avait été fait pour l’ancien projet, nous ne voulions pas communiquer sans avoir du concret » explique un membre de l’association qui dit « comprendre malgré tout l’incompréhension et le flou qui règne autour de cette labellisation », obtenue il y a déjà trois ans.

Quoiqu’il en soit, l’association « Tours, Cité Internationale de la Gastronomie » a réussi en dix mois à réunir une centaine d’acteurs du territoire au sein de ce label. Dix mois pendant lesquels ils ont cherché dans le même temps à construire un projet et une ambition autour du thème de « l’art de vivre à la française ». Elément de rayonnement si cher à la mairie de Tours, l’association se sait attendue. La conférence de presse et le Grand Repas de ce jeudi constitueront ainsi un premier test et le véritable point de départ de ce projet qui aura pour ambition également de fédérer l’ensemble des Tourangeaux.

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