Société

La colère des salariés du CEA du Ripault.

Ils étaient plus de 500, place de la préfecture jeudi dernier à manifester pour défendre le maintien du site du Ripault du CEA. Un mois après l’annonce de sa délocalisation, ainsi que celle de 540 emplois en Aquitaine à l’horizon 2019, les salariés du Ripault sont toujours en colère. Une colère amplifiée par l’absence de dialogue avec la direction.

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L’absence totale d’informations

Du côté des salariés si les slogans et les pancartes affichaient clairement leur désir de rester au Ripault, certains se montraient néanmoins pessimistes sur l’issue : « on sait très bien que ce sera difficile de faire plier la direction pour qu’elle annule sa décision » avançait l’un d’entre-eux. Son voisin pointait lui l’absence totale d’informations depuis l’annonce brutale du transfert des activités en Aquitaine : « Les entretiens individuels doivent commencer dans peu de temps et on ne sait rien de ce qui va être mis en place pour l’accompagnement. Nous avons aucune information ».

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« Tout ceci est fait exprès, c’est classique. Après ce genre d’annonces brutales les directions laissent planer l’incertitude et attendent que la colère des salariés soit un peu retombée pour mieux leur faire accepter la décision en octroyant des bribes d’aides sur le déménagement par exemple » analysait de son côté un salarié syndiqué.

Catastrophe en terme d’aménagement du territoire.

C’est le point de vue défendu par les élus, nombreux à s’être déplacés jeudi dernier : les députés Jean-Marie Beffara à Jean-Patrick Gille ou Laurent Baumel, les élus départementaux comme Pierre Louault ou de la région comme le président du Conseil régional François Bonneau mais aussi la quasi-totalité des maires du val de l’Indre.

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Tous craignent des retombées économiques et sociales catastrophiques sur le territoire de Monts et plus largement de la vallée de l’Indre du départ des 540 emplois auxquels s’ajoutent ceux des sous-traitants travaillant avec le CEA. Au total ce sont 1000 emplois qui seraient impactés par cette délocalisation. Venu en famille avec sa femme et ses deux enfants, Paul se montrait inquiet de son côté pour le futur de son foyer : « Ma femme est coiffeuse, elle va se retrouver au chômage avec ce déménagement, les enfants vont devoir reconstruire leur équilibre. On a construit notre vie ici, il faudra repartir de zéro ». Un impact humain catastrophique lui aussi.

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