Culture

Le clip de la semaine : «Girls vs Silly Boys» de Sapiens Sapiens

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Girls vs Silly Boys» de Sapiens Sapiens

On (se) touche avec les yeux

Le duo tourangeau revient en même temps que le soleil avec un morceau à l’avenant : un air de cool, des BPM raisonnables et un jeu de voix étourdissant. Pas facile au bout du compte de savoir comment l’été s’annonce dans cette année disons-le assez barrée pour le moment. Le thermomètre Sapiens Sapiens propose l’option «danser malgré tout», tout en nous replongeant avec nostalgie kitsch dans la télé des années 70, dans une espèce de zapping tout à fait incongru et rafraîchissant, habillage idéal d’un morceau où les mots «girls» et «sexy» dominent les débats en toute bienséance, jusqu’au dérapage le plus audible, un bon vieux «suck my dick, yo!» sorti de derrière les fagots.

Il est par la suite question de «club» et de «dancefloor», le tout sur un grand mix d’images délavées de fesses moulées avec plus ou moins de réussite dans des pantalons impensables, des nombrils (oui, des nombrils), des baisers avec la langue et des chorégraphies auxquelles même votre arrière grand-mère ne résisterait pas.

Le concept de la meuf mi-sirène/mi-barbapapa qui se trémousse au milieu de ses comparses au futal doré est anthropologiquement assez intéressant (on ne s’appelle pas Sapiens Sapiens pour rien) et s’inscrit avec insistance dans ce feu d’artifice de culs, de nichons, de sourires pleins de dents et de coupes de cheveux impossibles.

Pour parfaire la recette, des trucs de fous : une partie de bowling, des déodorants et comme toute bonne happy end digne de ce nom ça se termine par un coucher de soleil, puis finalement par une gâterie au lever du jour, enfin on ne sait pas trop, la gâterie est suggérée, c’est peut-être juste un mec qui est content de se réveiller après tout, y’a des gens qui se contentent de peu.

Une seule chose est sûre finalement : même si tout fout le camp, le toujours hasardeux cocktail pliage de genou + tournage de cul devrait une fois encore l’emporter haut la main cet été. Et c’est tant mieux.

 

Print Friendly, PDF & Email