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[La playlist de la Rédac] La scène tourangelle se porte super bien, merci !

  • Concerts d'Automne
  • Ville de Tours - Mission locale
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Retrouvez notre sélection furieusement subjective des sorties musicales tourangelles. Des disques qui, quelles que soient leurs couleurs, nous ont touchés et continuent à tourner sur nos platines et dans nos têtes. Retour en force de la chanson française en cette année : A écouter en se posant tranquillement au bord de l’eau cet été.

> Armande Ferry-Wilczek « Qui naît dort plus » (Collectif Coqcigrue/L’Autre Distribution)

Une scène musicale active c’est par exemple quand des musiciens ou des musiciennes multiplient les projets au fil des ans, quand elles se réinventent au contact d’autres, le temps d’un album ou deux, de quelques concerts, qu’au fil des années elles expérimentent autour d’une matière première unique et précieuse : ce qu’elles ont en elles, au plus profond, cette lueur qui se ravive sans cesse et fait naître des créations. Le collectif Coqcigrue rassemble de beaux spécimens du genre et voir débarquer un album solo d’Armande Ferry-Wilczek est à la fois une suite logique et une belle surprise. De Madera Em à Unio, en passant par Jane is Beautiful, cette chanteuse-violoncelliste-guitariste participe pleinement à l’histoire musicale tourangelle depuis une dizaine d’années. Elle signe un premier album solo de chanson réaliste très réussi, qui fait la part belle à l’accordéon et à des textes riches et bavards, avec des arrangements millimétrés.

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> Mesparrow « Monde sensible » (Yotanka)

Il aura fallu quatre ans à Marion Gaume pour sortir de son envoûtante Jungle Contemporaine : la voilà pimpante et mélancolique pour un troisième épisode délicieux de son épopée si particulière. Même si l’on regrette de ne pas retrouver les parties de cache-cache magiques entre voix et machines de ses premiers pas sur scène, on aime ses chansons chaudes, flirtant parfois avec l’électropop, entre élans de joie et sombres descentes, une voix capable d’évoluer à fleur de peau façon Camelia Jordana ou dans une élégante grandiloquence à la Barbara Carlotti. Varié et plein de pauses mélodiques inattendues, Monde sensible n’est pas dans l’air du temps, et on ne s’en plaindra pas. Mesparrow, bien dans son univers, poursuit son vol gracieux au-dessus de nos vies et pose sur nous ce regard poétique unique, bienveillant et rassurant. 

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> NUAGE-Paillettes « Volubile » (autoproduit)

La chanson française se contente parfois de peu : une guitare, une voix, des mots. Il y avait un petit moment que la Touraine ne nous avait pas fourni un exemple du genre. Sobriété et épuré sont les maîtres-mots de ce bel album lumineux et apaisant, sans pour autant tomber dans le risque de redite ou de sécheresse du genre. Un antidote rafraîchissant à notre monde de brutes.

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> Sève Duo « Eau rage » (autoproduit)

Voilà un groupe local qui se bonifie avec l’âge et ce troisième album devrait logiquement consacrer ce duo à part (la chanteuse Fanny Milcent et le violoncelliste Jean-Christophe Ginez). Un univers qui se densifie de morceau en morceau, tant musicalement que verbalement, et ne laisse jamais indifférent. On pense parfois aux atmosphères dérangeantes de Daphné ou étouffantes des regrettés Orléanais de Collection d’Arnell-Andrea dont le sublime Automne à Loroy de 1989 mêlait déjà avec grâce un romantisme très ligérien et l’emploi sans modération du violoncelle. Notre coup de cœur : le titre Dans la moiteur de l’air explore des territoires encore plus sombres et bruitistes où flotte une voix chaude et malgré tout délicieusement mélodieuse, qui malmène la langue avec talent pour finir en douceur, avec une simple corde frottée et de subtiles percussions. Un bijou qui donne envie de se replonger dans le reste de leur discographie.

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> BAZLAB « Blossom » (autoproduit)

On ne va pas se mentir : quand on entend une guitare basse rondelette, généreuse et qui nous raconte plein d’histoires, on dresse toujours l’oreille et on remue de la queue. Ajoutez à cela, une voix chaleureuse qui nous rappelle plein de bons souvenirs de groupes anglais et américains indé des années fin 80/début 90, des guitares qui trouvent toujours une bonne place (ni relou, no trop discrètes), et vous obtenez un album qui retient notre attention de bout en bout, avec quelques perles (l’épuré Curse, l’exotique Me devil, le chant enchanteur de Acme, le très pop Mind the guy). L’une des très bonnes surprises de fin 2020, à suivre de près dans les mois à venir et, on l’espère, à voir sur scène dès que possible !

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