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La Touraine, bientôt terre « zéro chômeur de longue durée » ?

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Lancée il y a 5 ans, en février 2016, l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée » va entrer dans sa deuxième phase avec l’ouverture à 50 nouveau nouveaux territoires. En Touraine, trois projets sont d’ores et déjà sur les rangs, en attendant éventuellement d’autres… Ce dispositif, Claude Harout, le connaît parfaitement. Depuis 3 ans ce dernier fait même partie de ses plus ardents défenseurs en Indre-et-Loire. Il avait d’ailleurs expliqué son fonctionnement en détails dans nos colonnes en 2019. Depuis, les choses ont avancé, l’occasion de refaire le point avec lui.

Le 30 novembre dernier, c’est à l’unanimité que les députés ont voté au Palais Bourbon, le lancement de la deuxième phase d’expérimentation du dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » et son extension à 50 nouveaux territoires qui s’ajoutent aux 10 déjà bénéficiaires de la première expérimentation lancée en 2016 et qui a permis la création de plus d’un millier d’emplois.

Dit comme cela, cela peut paraître peu, pourtant, c’est déjà énorme, tant le travail mené en amont de ces créations est conséquent. Car « Territoires zéro chômeur de longue durée », n’est pas qu’un simple outil mettant en phase des emplois avec des demandeurs. La démarche se veut plus poussée vers l’intégration de publics en précarité en intégrant une approche globale y compris en termes de santé, d’accompagnement, de logement… si besoin.

L’idée générale est de permettre sur un territoire donné à des personnes y vivant depuis plus de 6 mois et étant au chômage depuis plus d’un an de se réinsérer par le travail malgré des parcours de vie parfois difficiles. Pour y arriver, l’Etat finance chaque emploi créé à hauteur de 18 000 euros, en partant du principe que cette somme serait dévolue aux aides sociales et qu’il vaut mieux la flécher de la sorte. Chaque territoire retenu (faisant entre 7000 et 12 000 habitants environ) doit alors prouver qu’il a les leviers financiers pour compléter le budget et monter un projet de création d’une EBE pour Entreprise à But d’Emploi, dans laquelle les demandeurs d’emplois seront embauchés en CDI, soit à temps partiel ou à temps complet selon leur volonté et les profils. Ces EBE ont la particularité de ne pas devoir entrer en concurrence avec l’économie locale et le secteur marchand. Simple sur le papier, plus compliqué sur le terrain.

Trois projets « solides » pour 2021 en Indre-et-Loire

« Cela nécessite un travail intense en amont, en partant de la phase du diagnostic pour arriver à une solution crédible » explique Claude Harout qui pilote le projet sur le territoire de Bléré. Ce dernier est l’un des trois qui seront prêts dans l’année à déposer une demande d’adhésion avec celui de Panzoult dans le Chinonais et celui porté à Tours autour du Sanitas, nous dit-on. Trois territoires différents, mais tous affectés par le chômage longue durée et avec leurs propres particularités explique Claude Harout. « A Tours, par exemple, on pourrait se dire qu’il y a déjà beaucoup de ressources, néanmoins il convient de bien délimiter le périmètre du territoire choisi en se posant la question suivante : Est-on capables de créer autant d’emplois qu’il y a de chômeurs volontaires et demandeurs en face ? »

Une quarantaine de demandeurs d’emploi ciblés sur Bléré

Pour arriver à cela, différents outils et phasages sont prévus comme le « booster », c’est-à-dire la mise sous tension du territoire, nous explique Claude Harout. Sur Bléré, cela nous a permis de trouver une quarantaine de demandeurs d’emplois, grâce au soutien des collectivités qui s’étaient appuyés sur les réseaux d’assistantes sociales et les référents RSA. Pour notre interlocuteur, cet exemple blérois est la preuve que quand il y a volonté commune de tous les acteurs, les choses peuvent évoluer. « C’est forcément un projet à fort enjeu politique et sociétal, avec comme but de réunir tous les acteurs de la société autour de la table. A Bléré, il y a 22 personnes dans le comité de pilotage : des citoyens, des collectivités mais aussi des chefs d’entreprises ou encore des responsables associatifs. » Sur ce territoire, le dossier devrait être prêt d’ici le printemps pour espérer une entrée dans le dispositif le plus tôt possible avec une EBE qui reste encore à définir mais qui pourrait se tourner dans le secteur des services à la personne. « Là encore, il faut partir de l’analyse du territoire pour choisir les bonnes options » témoigne Claude Harout.

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