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Emmanuel Denis : « Je n’ai peut-être pas eu les mots assez forts au début »

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Le maire de Tours, Emmanuel Denis, revient pour 37 degrés, sur l’affaire de détournement de fonds au sein de l’APAJH 37, qui secoue la ville de Tours et sa majorité municipale.

Pouvez-vous nous redire comment avez-vous appris que votre première adjointe était visée par une enquête judiciaire ?

Emmanuel Denis : J’ai été prévenu que Cathy Münsch-Masset avait été placée en garde à vue le mardi, mais je n’avais pas les faits précis reprochés. Je savais simplement que c’était lié au métier de son mari. J’ai appris les détails le jeudi matin (ndlr : 25 novembre) à travers le communiqué du Procureur de la République.

L’opposition vous a reproché en conseil municipal de ne pas avoir condamné assez fortement le détournement de fonds reconnu par Monsieur Masset…

Emmanuel Denis : J’ai été bien sûr extrêmement choqué par les faits. Je n’ai peut-être pas eu les mots assez forts au début, mais c’est terrible, l’abus de confiance en ce qui concerne une association comme celle-ci est accablant. Mais je le répète, ma préoccupation a été de préserver la ville de Tours avant tout.

Vous avez annoncé que la ville de Tours ne se portera pas partie civile dans cette affaire. Pour quelle raison ?

Emmanuel Denis : Les liens de la ville avec cette affaire sont quasiment nuls. C’est une affaire qui concerne certes une élue, adjointe, mais pour des faits d’ordre personnels. J’ai consulté un conseiller juridique qui m’a expliqué que cela pourrait plus nuire à la ville de se porter partie civile et qu’il n’y avait que peu de chances que cette demande aboutisse au final.

Quel est précisément le statut de Cathy Münsch-Masset aujourd’hui à la Mairie et quelles indemnités touche-t-elle ?

Emmanuel Denis : Je l’ai suspendu de ses délégations par un acte administratif. Elle n’est plus que conseillère municipale et ne touche donc que les indemnités de base prévues par la loi (ndlr : 233,36 € brut mensuels).

Avez-vous échangé avec Cathy Münsch-Masset depuis les révélations de cette affaire ?

Emmanuel Denis : Nous avons communiqué oui et elle m’a fait état de sa sidération. Comme vous le savez, elle rejette les faits qui se sont faits à son insu selon elle.  

Cette affaire interroge sur les liens entre la ville et les associations. Comment garantir un meilleur contrôle à l’avenir ?

Emmanuel Denis : La ville n’a pas à s’immiscer dans les fonctionnements de structures indépendantes comme les associations. De plus, la ville n’avait jusque-là que très peu de liens avec l’Apajh. Là dans ce cas précis de détournement de fonds, il faut rappeler que personne n’a rien vu, les comptes ont été certifiés. L’ARS (Agence Régionale de Santé) a d’ailleurs commandé un audit pour savoir comment tout ceci a pu passer inaperçu.

Beaucoup d’élus travaillent par exemple dans le tissu associatif, notamment à des postes cadres, dans des structures travaillant avec les collectivités publiques. Cela ne conduit-il pas à un risque de conflit d’intérêts ? Ne faudrait-il pas pour restaurer la confiance des citoyens envers les élus, revoir ces situations ?

Emmanuel Denis : On a déjà un niveau de contrôle au sein de la ville, avec une collaboratrice qui est notamment en charge des structures satellites (Tours Evénements par exemple). On peut toujours faire mieux, mais là ce que vous dites, cela ne peut se régler qu’au niveau national, via le législateur.

Ce qui compte, je pense, ce n’est pas seulement l’individu, car sur ce point on fait forcément confiance aux personnes avec qui on travaille, alors qu’on ne peut jamais être sûrs de les connaître parfaitement, mais la capacité collective de bien faire et de protéger l’institution.

Cela avait été critiqué à l’époque par une partie de l’opposition, Monsieur Masset était entré au conseil d’administration du CCAS que présidait Cathy Münsch-Masset. Est-ce encore le cas ?

Emmanuel Denis : Monsieur Masset doit démissionner du conseil d’administration du CCAS. Nous relançons une demande de candidature pour représenter le monde du handicap.

Vous aviez annoncé une rencontre avec le président de l’APAJH 37 la semaine dernière. Comment cela s’est-il passé ?

Emmanuel Denis : Je l’ai bien rencontré oui et le dialogue a été constructif. Il est évidemment sous le choc, mais l’association fait face à la tempête pour préserver ses intérêts et ceux de ses usagers. Ils ont mis en place un nouveau directeur intérimaire également.

Je reverrais début 2022 le président de l’APAJH ainsi que des deux autres associations lauréates de l’Appel à Manifestation d’Intérêt pour le nouveau contrat territorial d’accueil et d’intégration des réfugiés (CT-AIR) sur la ville de Tours.

Quand allez-vous nommer une nouvelle première adjointe ?

Emmanuel Denis : Pour l’instant j’ai repris les délégations de Madame Masset en direct. Et notre ambition reste très forte sur les questions sociales, c’est le plus important. On va réfléchir avec la majorité pour arriver courant premier trimestre 2022 avec une nouvelle organisation. Le poste de premier adjoint sera décidé à ce moment-là.

En parlant d’organisation, on a appris il y a quelques jours le départ de Frédéric Fiévet, votre directeur général des services. C’est un autre coup dur pour vous ?

Emmanuel Denis : Cela n’a rien à voir avec cette affaire juridique. La démission de Monsieur Fievet était convenue depuis plusieurs mois et le préavis a débuté le 1er novembre dernier et s’achève fin février. Un nouveau DGS arrivera dès le premier mars. Nous avons déjà lancé les candidatures.

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