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Privée de Bulle d’O, l’association Baby-Club Jocondien inquiète pour son avenir

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L’association Baby-Club Jocondien s’inquiète de son avenir et tire la sonnette d’alarme. Si l’activité des bébés nageurs à destination des 0-3 ans et de leurs familles trouveront place dans la piscine de l’Alouette rénovée à la rentrée prochaine, l’association jocondienne s’inquiète de son avenir en raison de l’arrêt de son activité « Jardin ludique » destinée aux 4-10 ans, faute de créneaux au complexe Bulle d’O.

Une association inquiète et en colère

jeu collectif(c) Baby-Club Jocondien

Jusqu’au mois de juin, le Baby-Club Jocondien bénéficie en effet des infrastructures de la vieille piscine Jean Bouin, maintenue ouverte le temps de la rénovation du bassin de l’Alouette. Une situation transitoire qui prendra fin dans trois mois. Dès septembre 2017, le Baby-Club Jocondien retournera donc à l’Alouette, dans un bassin adapté aux activités envers les tout-petits, mais ne pourra rejoindre le complexe Bulle d’O pour son activité « Jardin Aquatique ». Une situation qui met aujourd’hui en colère les dirigeants de l’association. « Nous sommes la seule association utilisatrice de la piscine Jean-Bouin à ne pas bénéficier de la nouvelle infrastructure récemment inaugurée. Sans cet accès, le jardin aquatique fermera fin juin 2017, après plus de trente ans de réussite ». Ce qui entraîne un véritable risque pour l’association dans son ensemble explique Madame Chancel, membre du bureau du Baby-Club Jocondien : « Nous craignons une érosion du nombre d’adhérents en raison de l’arrêt d’une de nos deux activités. Cela met en péril notre existence, malgré nos 35 ans d’existence ».

« Pourtant Monsieur Augis nous avait assuré que la continuité de nos activités n’était pas en danger », poursuit-elle avec une pointe de colère. « On nous dit qu’à partir de 5 ans les enfants doivent apprendre à nager et que cela passe par le club de natation, mais nous sommes dans une autre démarche, celle d’une relation de bien-être familial, avec des temps ludiques parents-enfants. C’est une manière d’appréhender l’eau qui a fait ses preuves ». Du côté de la Mairie le discours est évidemment différent. Pour Bernard Humblot, adjoint délégué au Sport et à la Vie associative : « Nous avons toujours dit que les bébés nageurs retourneraient à la piscine de l’Alouette. En ce qui concerne l’activité « Jardin Aquatique », nous avons prévenu l’association dès l’an passé que celle-ci ne pouvait être accueillie à Bulle d’O. A partir de cinq ans nous estimons en effet que les enfants doivent se tourner vers l’apprentissage de la nage et donc vers le club de natation ».

Et l’élu de se défendre sur les arguments d’un risque vital pour l’association mais aussi sur le soutien de la ville : « Nous pensons que cette association peut continuer en recentrant ses activités sur son axe de départ, à savoir les bébés nageurs, surtout vue la conjoncture démographique à Joué-lès-Tours. Je rappelle d’ailleurs que la ville met à disposition de cette association gratuitement le bassin de l’Alouette. Je rappelle aussi que contrairement à d’autres complexes aquatiques de l’agglomération, nous n’avons pas développé une activité « bébés nageurs » à Bulle d’O, qui aurait pu rapporter des recettes, afin de ne pas faire de concurrence à cette association ».

Bulle d’O, victime de son succès ?

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Un an après son ouverture, le complexe aquatique jocondien fait le plein et est quelque-part déjà victime de son succès avec une première année d’exploitation « positive » se satisfait-on en mairie de Joué-lès-Tours où un bilan complet de cette première année devrait être communiqué dans les prochaines semaines.

Ici, le problème vient en premier lieu des créneaux alloués aux associations. La ville de Joué-lès-Tours voulant en effet garder un nombre suffisant de créneaux ouverts au grand public. « Bulle d’O est un investissement public, municipal, c’est donc normal que le public puisse y accéder dans des horaires suffisamment larges. Et nous accueillons déjà les scolaires mais aussi les clubs de plongée, de natation et de triathlon ». Des créneaux pour le grand public qui sont indispensables également pour le fonctionnement du complexe, grâce aux recettes générées par les entrées. Rappelons que Bulle d’O est une structure gérée par la ville qui a coûté 10 millions d’euros. Les coûts de fonctionnement annuels étaient estimés eux, entre 700 000 et 900 000 euros au moment de son ouverture l’an passé. De quoi obliger la ville de Joué-lès-Tours à veiller à un équilibre entre les temps d’ouverture au public et ceux aux associations. Un équilibre qui passe mal du côté du Baby Club Jocondien.

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