Société

Migrations estivales : Tours change d’air

Même si la capitale du Val de Loire (hein, quoi ? Orléans ? C’est quoi, ça ?) est une destination de choix pour les touristes du monde entier, ils ne compensent pas les nombreux Tourangeaux absents : nous voici donc avec des rues plutôt tranquilles et des places de parking hyper-centrales à ne plus savoir qu’en faire… ça donnerait presque envie d’avoir une voiture rien que pour pouvoir avoir la joie de se garer en ville sans tourner 20 minutes (on vous met ça en sepia, pour faire genre vieille station balnéaire).

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Beaucoup de commerçants vivent de leurs clients locaux et tournent donc le dos à la potentielle manne touristique pendant quelques semaines pour prendre le large, laissant des mots d’absence dont certains ressemblent à des mots doux.

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Ces portes fermées et ces messages sont autant de coups de poignards pour celui qui ne part pas mais qui aimerait bien, et autant de caresses pour celui qui se dit que la ville lui appartient un peu plus que d’habitude et que c’est drôlement chouette.

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Destinations virtuelles

Troisième option : avoir de l’imagination et voir apparaître derrière tel écriteau une famille en maillot de bain sur une plage de Vendée et derrière tel autre un couple en train de marcher dans la montagne en Corse. Partir quand même, en somme, et à moindre frais : une heure de balade dans le centre de Tours et une quinzaine de destinations fantasmées (c’est parfois mieux qu’en vrai).

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Bref la ville n’est plus tout à fait la même pendant ce précieux No Man’s Time de quelques semaines, elle semble en suspens et cette relative quiétude invite à la détente, à la lecture allongée, à la balade oisive, voire carrément à la glandouille éhontée (sport quotidien pour certains, Graal pour beaucoup d’autres). Alors, merci trêve estivale urbaine, on t’aime !

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Quoi qu’il en soit, videz-vous bien la tête pour mieux la remplir à nouveau en septembre. A bientôt !

Un degré en plus

> Mélancolique le pépère Aznavour quand il raconte une amourette d’été perdue, comparant Paris déserte à son cœur déplumé, adaptation urbaine de «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé»

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