Cela fait un an maintenant que le tiers-lieu le 360, créé par Info Jeunes Indre-et-Loire (anciennement BIJ 37), a ouvert ses portes rue des Halles pour redonner un coup de neuf à l’information jeunesse à Tours. Avec ses activités d’accueil, de location d’espaces de travail et de résidence d’associations, la structure a-t-elle aujourd’hui réussi à remplir tous ses objectifs ?
Rappelez-vous, en juin 2025, nous vous avions parlé du nouveau visage du Bureau Information Jeunesse 37 (BIJ 37), devenu aujourd’hui Info Jeunes Indre-et-Loire, qui avait troqué ses modestes locaux avenue Grammont à Tours pour un tout nouveau tiers-lieu au 78 rue des Halles. Le 360 a alors été présenté comme “un lieu pensé par et pour les jeunes” avec un véritable objectif de centralisation des outils et des ressources pour la jeunesse.
Avec ce déménagement, l’équipe de salariés a vu tripler son espace de travail avec une surface de 450 m2 répartis sur 3 étages.
Pour en savoir plus sur ce qu’est le réseau Info Jeunes, vous pouvez jeter un œil à notre article publié lors de l’ouverture du 360.
En plus de son pôle accueil jeunesse, le tiers-lieu propose aussi deux autres services : une résidence d’associations (toujours centrées sur la dimension sociale/solidaire) et de la location d’espaces de travail. Des activités annexes que le 360 voit comme un complément de revenus en plus des subventions de financeurs publics dont il peut bénéficier.
Alors, un an après, où en est-on ?
Une attractivité et une visibilité accrues
Selon Clara Direnberger, facilitatrice de tiers-lieu au 360 (chargée notamment d’assurer la cohésion et la coordination entre les différentes structures et associations résidentes), le déménagement du BIJ 37 vers le centre-ville a réussi à porter ses fruits. “Avec l’équipe, on note vraiment que le nombre de visiteurs a augmenté. Le lieu attire de nouveaux profils grâce à sa centralité et à sa meilleure accessibilité”. En effet, il est aujourd’hui plus facile pour le 360 d’attirer le public étudiant grâce à sa proximité géographique avec la faculté des Tanneurs.
“Cela fait plusieurs fois que je viens au 360 pour imprimer des CV et chercher des ressources pour trouver du travail. Le cadre et les équipes sont vraiment supers.”
Abass, étudiant en bachelor Management et Gestion d’entreprise à Tours
Autre avantage du tiers-lieu : celui-ci offre désormais un meilleur cadre d’accueil et permet une grande variété d’usages. C’est en tout cas ce qu’explique Christelle Mallon, animatrice et informatrice jeunesse : “Le fait qu’on soit dans un tiers-lieu avec d’autres associations, ça crée de la synergie entre les différentes structures, ce qui nous permet de travailler ensemble encore plus facilement.”
Le succès du modèle de cohabitation et de nouvelles missions sociales…
L’occupation du troisième étage par des associations résidentes semble fonctionner à merveille. Si les 5 bureaux étaient tous occupés pendant un long moment, le départ du réseau des associations étudiantes Animafac a laissé une place vacante pour une nouvelle structure.
Aussi, grâce à la taille importante des locaux, le tiers-lieu a maintenant la possibilité de développer un volet important de lutte contre la précarité en accueillant par exemple des distributions alimentaires avec l’association Cop1 qui lutte contre la précarité étudiante, ou encore des vestiaires solidaires à prix libre.
“Pour lutter contre l’isolement, on organise aussi des goûters interculturels et des soirées jeux, explique Clara Direnberger, cela permet de créer un fort lien social entre les étudiants qui peuvent se sentir un peu seuls, notamment les étudiants étrangers.”
…mais des défis encore à relever
Malgré ces succès, l’équipe du 360 déplore certains aspects à consolider.
Premièrement, concernant le manque d’identification du tiers-lieu. Pour Clara Direnberger, le concept reste flou pour beaucoup. “Les passants dans la rue ne comprennent pas toujours ce qu’est le 360, et le fait que nous soyons dans une rue commerçante n’aide pas forcément.” Un manque qui nécessite donc un effort de pédagogie et de communication constant de la part du personnel.
Autre point noir : le démarrage fragile de la location d’espaces de travail. Selon la facilitatrice de tiers-lieu, cette activité, destinée en partie à financer les missions sociales du 360, semble avoir du mal à remplir les objectifs fixés. En cause, notamment, la forte concurrence et la baisse des budgets associatifs qui rendent ce secteur difficile. Et ce, sans parler des changements de pratiques des petites/micro entreprises qui favorisent aujourd’hui davantage le télétravail depuis la pandémie de Covid-19.
Pour plus d’infos sur le 360, rendez-vous sur bij37.fr .













