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La Gabare, monnaie locale tourangelle, est lancée

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L’an passé, le collectif à l’origine de La Gabare, monnaie locale complémentaire de Touraine, annonçait un lancement de cette monnaie pour l’été 2016. Un an après, la promesse est tenue, En effet, en cette toute fin d’été, ce samedi à la guinguette de Tours, « Les planches à Gabare », le nom de l’association porteuse du projet, ont lancé officiellement cette nouvelle monnaie.

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Petit rappel : une monnaie locale complémentaire c’est quoi ?

Reconnues officiellement par la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire, votée en juillet 2014 à l’Assemblée Nationale, les monnaies locales complémentaires se développent un peu partout en France. A l’heure actuelle trente-neuf sont en service en France, les premières ayant vu le jour au début des années 2010. Autant seraient également en projet, dont une à Paris, portée par la Mairie directement.

Privilégier l’économie locale, créer du lien social, inciter le consommateur à la réflexion sur le fonctionnement de l’argent, tels sont les objectifs des monnaies locales. La Gabare ne fait pas exception à la règle et l’éthique est au centre du projet.

Concrètement, l’association « Les planches à Gabare » édite des gabares paritaires avec l’euro (1 gabare = 1 euro) sous forme de billets de 1, 4, 10 ou 25 gabares. Après avoir adhérer à l’association (tarif de 5 euros) et à la charte, l’utilisateur échange des euros contre des gabares qu’il pourra dépenser auprès de commerçants acceptant cette monnaie locale (les prestataires). L’intérêt de cette monnaie étant qu’elle n’est pas spéculative mais qu’elle serve uniquement à l’économie réelle. Les euros récupérés par l’association sont eux épargnés et pourront servir à financer des micros-crédits aux adhérents signataires de la charte ou des projets à dimension locale. Une démarche éthique donc et solidaire.

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Rien d’étonnant ainsi à ce que parmi les 25 prestataires opérationnels où l’on peut dépenser ses gabares, l’on retrouve des commerces adeptes déjà des démarches responsables. Parmi les prestataires actuels on retrouve ainsi le café « Le Court-Circuit », Bio-Cité, Tours-sur-Loire, mais aussi Aurélie Fabre Institut, Nanza ; Le QG…

Des prestataires appelés à s’étoffer dans les prochains jours puisqu’une vingtaine d’autres devraient être rapidement opérationnels également. Pour les créateurs de la Gabare, il convient également d’élargir ce cercle à des commerces non initiés également. Un constat qui prévaut également pour les utilisateurs. En effet, si samedi le succès fut au rendez-vous pour cette journée de lancement avec de nombreux Tourangeaux présents pour acquérir la nouvelle monnaie locale, la plupart étaient également des personnes plutôt initiées aux démarches responsables et à l’économie sociale et solidaire. Un premier cercle important pour lancer la machine mais insuffisant pour que le projet devienne pérenne.

« C’est un événement de lancement qui porte bien son nom, c’est pas un aboutissement c’est un début » explique Fabienne de l’association « Les planches à Gabare ». « Il y a un gros travail de communication et de pédagogie à faire pour faire connaître déjà les monnaies locales complémentaires puis pour expliquer leur intérêt ». A ses côtés, Stéphane, membre également de l’association voit de son côté « des échos positifs depuis un an avec un public qui se montre curieux et plutôt réceptif ». Il faut dire que depuis deux ans maintenant, le collectif ne ménage pas ses efforts pour communiquer autour de leur projet, en adoptant notamment une démarche ouverte en incitant une participation des Tourangeaux. Ainsi le nom de la monnaie avait été choisi après un concours participatif en ligne, les visuels des billets avaient été choisis à partir du même procédé. Des éléments de communication internes qui se sont avérés payants avec plusieurs centaines de participants à chaque fois. Autre élément de communication, venant de l’extérieur cette fois mais qui a permis de sensibiliser la population à ce genre de démarches, le succès du film « Demain » qui sera diffusé de nouveau plusieurs fois par l’association dans les semaines à venir.

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Un début encourageant donc qui n’empêche pas certains doutes et questionnements de la part de ceux découvrant cette monnaie pour la première fois. « On peut s’en servir comme avec du vrai argent ? » a-t-on pu entendre par exemple ce samedi. Une question qui revient régulièrement selon nos interlocuteurs qui de leur côté sont bien conscients qu’il reste encore beaucoup de chemin pour que la Gabare s’ancre solidement dans les usages quotidiens.

Pour l’heure, les 40 000 gabares imprimées sont disponibles et pourraient se retrouver prochainement du côté de l’agglomération mais aussi de Chinon ou encore d’Amboise ou certains commerçants se sont montrés sensibles à l’idée.

Un degré en plus :

> Pour tout savoir sur la Gabare, retrouvez le site officiel de cette nouvelle monnaie.

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