Quoi qu’il arrive on aura chaud. Alors autant bouger, danser, sauter. Le mantra de ce samedi 11 juillet au Festival Terres du Son à Monts. Pour la 2e soirée de cette édition 2026, la température est encore montée d’un cran : que ce soit dans l’air ou dans les fosses, avec une affluence en hausse, bien certainement au-dessus des 15 000 personnes (on a notamment vu une foule très compacte devant la scène Propul’Son).



Dès 18h Luiza a donné le ton sur la Prairie, diffusant la chaleur culturelle du Brésil auprès du public tourangeau. Révélée en 2025 pour sa collaboration avec Bleu Soleil sur Soleil Bleu l’artiste s’enquiert de savoir qui la suivait avant l’éclatement de cette bulle : pas la majorité, mais qu’importe. On est là pour s’ambiancer sur des refrains efficaces, on se laisse transporter. Et on pourra recommencer le 21 novembre lors d’un nouveau concert au Temps Machine, à Joué-lès-Tours.

La suite de la soirée était dans la même énergie que ce soit avec Hélèna ou Suzane. L’une pour son premier Terres du Son, chouchoute des familles attirées par son succès lors de la Star Academy. L’autre de passage à Candé pour la 2e fois après un premier concert en 2021, rayonnante, engagée, fédératrice. Là-encore on chante, on vibre.


Puis Biga*Ranx est arrivé sur la grande scène. Le Tourangeau a azimuté le crépuscule avant que Skip The Use prenne possession des corps et des cœurs pendant une heure, modelant la foule à sa guise pour la déplacer, faisant jumper à foison des milliers de fans une décennie après une première prestation déjà mémorable. Addictif et engagé, le groupe a enchaîné dernières compos et tubes, moment touchant autour de Tahiti ou engagé en concluant avec quelques mots hurlants contre l’extrême droite.



Alors qu’une partie du flot commençait à regagner ses pénates, Ofenbach captait sans difficulté l’attention avec un set lumineux, remuant et illusionniste (les deux DJ ont joué à se dédoubler). Non loin de là, Atili faisait des folies au Chapiteau, se faisant rejoindre par Biga*Ranx pour un after d’anthologie d’une trentaine de minutes. Des moments qui rendent ce week-end annuel unique, comme le clin d’œil de Skip The Use à Mosimann en diffusant un remix fait pour eux.

Mosimann, donc, il sera là ce dimanche avec Keziah Jones, Superbus et – bien sûr – Julien Doré, dans une ambiance encore une fois caniculaire, mettant parfois l’événement à rude épreuve (10 minutes d’interruption du concert du rappeur Da Brother car les machines avaient du mal à tenir), sans pour autant en atténuer la puissance.



Photos : Laurent Depeigne et Pascal Montagne









