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Jean Germain : Parcours d’un homme qui a tout conquis

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Le mardi 07 avril 2015 fera incontestablement partie de l’histoire politique et locale en Touraine. Ce jour marqué d’une pierre noire, celle du décès de l’ancien maire Jean Germain au matin de l’ouverture du procès dit des « mariages chinois », fera date.

Né le 11 septembre 1947 à Tours, Jean Germain faisait partie d’une génération d’élus locaux ayant franchi une à une les portes du pouvoir. Professeur de droit, en finances publiques au sein de l’université de Tours, c’est d’abord dans ce cadre qu’il a gravi les échelons pour devenir président de l’Université de Tours entre 1988 et 1993.

La conquête de la ville de Tours et de la Touraine

Dans l’opposition municipale depuis 1983, Jean Germain arrache la mairie de Tours à la droite en 1995 au cours d’une triangulaire fratricide pour cette dernière.

Une première victoire inattendue qui constituera le socle d’une emprise politique de plus en plus marquée. Pendant 19 ans, l’ancien universitaire gardera les clés de la cité ligérienne, tout en plaçant ses hommes et femmes de confiance lors d’élections qui conduiront à l’élaboration d’un empire « Germaniste » local : Tout à tour, ce sont les cantons de Tours qui basculeront à gauche, puis l’élection clé de député (en 2007 avec son premier adjoint de l’époque Jean-Patrick Gille) et enfin le département en 2008 qui basculera à gauche également.

2011 : l’Olympe et le début de la fin

Si une année charnière doit se dégager parmi toutes les dernières, ce serait sans aucun doute 2011. Une année pleine de réussites électorales avec la conservation du département à gauche, mais aussi l’élection pour Jean Germain au poste de sénateur. Mais aussi une année qui symbolise les premières fissures d’un règne construit pierre par pierre au cours des deux dernières décennies. Cette année-là, la victoire aux élections cantonales sonne comme une victoire à la Pyrrhus pour les socialistes tourangeaux. L’ancienne présidente du Conseil général Claude Roiron est évincée au profit de Marisol Touraine et les socialistes se divisent sur la question. Une gueguerre interne qui se révèlera catastrophique lors des élections futures. Pire encore, le Canard Enchainé révèlera l’affaire des Mariages Chinois qui conduira à la mise en examen du maire de Tours deux ans plus tard et à son suicide quatre ans après.

Un dernier mandat difficile et un combat de trop

Réputé bon gestionnaire, Jean Germain mène deux premiers mandats de maire que certains qualifieront de modestes tandis que lui se rangera derrière la réalité du terrain et derrière une politique de proximité. Le dernier mandat entre 2008 et 2014 dénotera en cela. On reprochera alors au maire de mener une politique de cabinet, de se couper de la réalité du terrain. Ce dernier mandat sera celui des grands travaux, du tramway évidemment, mais aussi des multiples projets immobiliers qui feront parfois un flop à l’instar de la tour près de la gare qui ne verra finalement jamais le jour.

Un dernier mandat durant lequel le maire de Tours sera de plus en plus fragilisé avec une étiquette de « maire cumulard » lui collant à la peau et avec en prime les ennuis judiciaires liés à l’affaire des « Mariages Chinois ». Se représentant en 2014 pour un quatrième mandat, celui qui avait toujours clamé refuser faire le mandat de trop, n’en n’aura pas l’occasion, étant battu au cours d’une triangulaire avec la droite et le Front National. Se retirant du jeu politique local, le désormais ancien maire se retranchera du côté du Sénat où il sera nommé vice-président de la commission des finances.

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