Politique

Elections régionales : Philippe Vigier, un présidentiable en campagne

Philippe Vigier, tête de liste UDI- Républicains pour la région Centre Val-de-Loire, est en campagne dans les villes mais aussi dans les ruralités. Ce lundi, le député-candidat était dans le sud Touraine en compagnie de Christine Fauquet, conseillère régionale sortante.

« Je prends le temps pour ces journées d’immersion ». Philippe Vigier, chemise ouverte sans cravate mais veste sombre de rigueur accueille les journalistes à la terrasse d’une célèbre brasserie de la place Jean Jaurès à Tours pour raconter son périple dans le sud du département. C’est en pays lochois que le candidat-présidentiable a souhaité s’arrêter cet après-midi là pour aller à la rencontre des entreprises du secteur et des élus. Il a été question pour Philippe Vigier de développement économique des territoires et de tous les territoires. Il a d’ailleurs rencontré les maires de Montrésor et Loches. Pour lui, « le numérique doit être au cœur du projet que l’on porte pour développer nos entreprises et la région Centre doit être pilote. En matière de très haut débit, la région est en retard ! ». Philippe Vigier donne dès le début de son interview le ton de sa campagne.

Pour le candidat, on doit simplifier les démarches pour faciliter les entreprises. « Je m’engage à une simplification avec un délai de réponse de 90 jours maximum ». La simplification administrative, un cheval de bataille qui pour beaucoup s’est transformé en cheval de traits à l’aune d’une volonté d’agir. Qu’à cela ne tienne, Philippe Vigier semble combatif. Difficile de lui glisser une question pendant ses longs développements. « Je veux une nouvelle gouvernance pour la région Centre ». Des paroles d’un élu qui veut s’imposer en chef devant une gauche pour qui le combat sera difficile mais aussi comme un avertissement à des « amis politiques » qui auraient des ambitions plus que de raison. « Pour ceux qui ne me connaissent pas, l’efficience sera au rendez-vous ». Les futurs élus sont avertis. « Les listes départementales ne sont pas encore constituées mais seront candidats ceux qui auront participé activement à la préparation du projet ».

Le patron des députés UDI de l’Assemblée Nationale poursuit son intervention en évoquant le sujet de la désertification médicale. « Je fais de cette affaire, une affaire centrale… ». Sans tout dévoilé, Ph. Vigier souhaite une perméabilité et des passerelles entre le public et le privé en matière de santé. Ce projet qu’il veut voir « très transversal » doit aussi « développer les relations entre la faculté de médecine et les territoires ». Pour ce biologiste de formation et patron de laboratoires d’analyses médicales, le sujet de la santé est celui du cœur.

Aux côtés de Philippe Vigier et de Christine Fauquet, la présence de Xavier Dateu, vice-président du conseil départemental d’Indre-et-Loire montre que la famille centriste souhaite peser pour ces élections mais aussi pour la suite. Dans quelques semaines, à la rentrée de septembre, la campagne sera lancée. Suivra alors la présentation des listes départementales et son lot de surprises mais aussi de déçus : « Entre le 14 et 21 octobre, vous connaitrez la composition de nos six listes ». La campagne à droite sera en trois temps : Un temps de rencontres avec les habitants autour de quarante réunions appelées « ateliers de l’avenir » en Indre-et-Loire. Des réunions qui devront permettre à toutes et tous « d’être à moins de vingt minutes d’un des lieux choisis pour rencontrer les Tourangeaux ». Puis, viendra le temps de présentation des listes et celui de la déclinaison du projet régional.

Un projet qui à coup sûr reviendra sur les sujets sensibles de la compétence régionale : Les lycées, la formation professionnelle et le ferroviaire. Un projet qui se confrontera au bilan de François Bonneau, président PS sortant. Le match n’est pas encore commencé mais il tarde à certains de rentrer dans l’arène. Un duel de chiffres et propositions qui devront être audibles pour des électeurs désabusés et tentés par le vote sanction.

Crédit photos : Arnaud Roy (image d’archives)

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