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[Elections régionales] : La solitude de Sophie Auconie

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Malgré le tour de force de réunir des membres du Modem, de l’UDI, des Républicains (LR), la liste conduite par Philippe Vigier connaît quelques couacs suite à l’annonce officielle des listes. C’est en Indre-et-Loire, où la liste sera menée par Claude Greff, que les tensions semblent les plus fortes, avec en toile de fond les évictions de Thibault Coulon et plus récemment Sophie Auconie.

« Il s’agit d’un règlement de compte personnel »

Membre du « Groupe des 4 » (avec Serge Babary, Thibault Coulon et Christophe Bouchet) ayant contribué à l’union de la droite en 2013 pour prendre la mairie de Tours, Sophie Auconie traverse depuis une mauvaise passe électorale. Devenue simple conseillère municipale depuis sa défaite aux dernières élections européennes face à Angélique Delahaye (LR), celle qui avait refusé un poste d’adjointe au maire de Tours dans l’optique de se faire réélire à Strasbourg, espérait dernièrement profiter des élections régionales de décembre prochain pour rebondir. Son éviction de la liste vendredi dernier, n’en est que plus dur à accepter.

En ballotage depuis plusieurs semaines, Sophie Auconie pensait avoir fait le plus dur pour être sur la liste en étant investie par la CNI (Commission Nationale d’Investiture) de son parti. La vice-présidente de l’UDI avait même annoncé sa présence sur la liste en début de semaine dernière. Vendredi, c’est donc un énième coup de théâtre qui s’est dessiné : Sophie Auconie est finalement mise au ban de ces élections régionales.

Sitôt l’annonce faite, les soutiens de la conseillère municipale se sont fait entendre sur les réseaux sociaux en dénonçant « un fait du prince » de la part de Philippe Vigier, responsable pour beaucoup de partisans de l’ex-députée européenne de cette éviction. De son côté, Sophie Auconie, via son compte twitter, n’hésitait pas à parler de « règlement de compte personnel » :

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D’autres y voyaient une lutte d’influence entre le Nouveau Centre 37 (NC) que Sophie Auconie avait quitté (non sans heurts) en 2013 et la Fédération Europénne Démocrate 37 (FED) de Jean-Christophe Lagarde, où elle est depuis adhérente. Deux formations politiques regroupées aujourd’hui au sein de l’UDI.

Se joue ici une lutte d’influence à plusieurs échelles : Au niveau local donc mais aussi au niveau national entre Philippe Vigier, président des députés de l’UDI et Sophie Auconie, vice-présidente du parti et proche de Jean-Christophe Lagarde, son président. Une lutte que l’on comprend liée aux destinées futures au sein du parti centriste. « Nous avons été surpris, jusqu’au dernier moment je pensais qu’elle était sur la liste » raconte un élu de droite pour qui cette histoire « s’est entièrement jouée en interne à l’UDI ».

Ce week-end, si officiellement aucun ténor de la droite tourangelle ne souhaitait s’exprimer, quelques réactions alimentaient néanmoins les discussions de couloirs. « Elle n’a aucun soutien en local, elle est isolée, ses seuls soutiens viennent de Paris, les électeurs en ont marre de cette façon de s’imposer sur les listes locales », dira ainsi un élu avant de poursuivre : « elle paye son comportement depuis les dernières élections européennes. Elle a vécu sa défaite comme un coup de poignard et ne l’a toujours pas digérée se permettant un comportement parfois limite envers Angélique Delahaye ».

Vers un axe Coulon-Auconie ?

Une éviction que les partisans de Thibault Coulon, n’auront eux pas hésité à commenter, n’oubliant pas de faire le parallèle avec celle il y a quelques semaines de leur leader. Deux personnalités fortes de la droite locale aujourd’hui isolées mais qui pourraient trouver un nouveau souffle à travers un rapprochement de circonstance. Après deux années d’union sacrée, ces élections régionales constituent la première dissonance dans l’unité affichée à droite, à Tours, depuis les élections municipales.

Pourtant, certains dès ce week-end préféraient se concentrer sur l’avenir proche : « Nous pouvons remporter la région, l’heure n’est pas aux guéguerres personnelles. Les électeurs se moquent des pleurnicheries, ils attendent surtout qu’on leur présente un projet qui tienne la route ». Pas question donc de donner de l’importance aux mécontents, la droite fait figure de favorite dans ces élections régionales et il faut avancer coûte que coûte, car si les sondages sont encourageants pour la liste de Philippe Vigier, le risque de triangulaire avec le FN et le PS, peut avoir son importance et faire basculer l’issue de l’élection. Du côté des socialistes, on l’a bien compris et le travail de terrain bat son plein, chaque vote gagné peut compter et à l’inverse chaque vote perdu également. A ce titre, la liste de Philippe Vigier a certainement laissé en route quelques votes de partisans de Thibault Coulon et de Sophie Auconie.

La liste complète en Indre-et-Loire :

  1. Claude Greff (LR), députée
  2. Patrick Cintrat (LR), maire de Neuvy-le-Roi
  3. Christine Fauquet (UDI), maire de Saint-Règle, conseillère régionale sortante
  4. Jacques Chevtchenko (UDI), premier adjoint au maire de Tours
  5. Isabelle Pain (LR), maire de Panzoult
  6. Fabrice Boigard (LR), adjoint au maire de Saint-Cyr
  7. Sandrine Fouquet (LR), adjointe au maire de Joué
  8. Marc Angenault (LR), maire de Loches
  9. Chantal Dubois (MoDem)
  10. Alain Belloy (Chasseurs)
  11. Nadine Saillet (LR)
  12. Cédric De Oliveira (LR), maire de Fondettes
  13. Marion Nicolay-Cabanne (LR), conseillère municipale à Tours
  14. Stéphane Pradillon (UDI), conseiller municipal à Cormery
  15. Inès Chahbli-Bouillon (LR)
  16. Pascal Pinard (LR)
  17. Monique Delagarde (UDI), conseillère municipale à Tours
  18. Anséric Léon (LR), adjoint au maire de Saint-Avertin
  19. Claudine Leclerc (LR), maire de Braslou
  20. Hugo Corazza (LR).

 

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