The Bards of Sweeney : l’Irlande près de chez vous

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Sept ans après notre découverte de la comète Hélas!, nous venons de retrouver Achille Banovsky à la tête d’un projet de musique traditionnelle irlandaise. Entre-temps, il a ouvert un bar avec sa femme – La Grande Ourse, dans les anciens locaux du mythique Le Café pour les nostalgiques des années 90 ! – et il a eu un enfant. De quoi lâcher la guitare pendant un an-et-demi. Le confinement (alléluïa !) a relancé la machine, car Achille comme beaucoup de ses congénères musiciens (mais pas que) s’ennuyait ferme. Redécouvrons ensemble cette musique inusable qui apporte un peu de chaleur dans la pénombre automnale.

« Avoir 15 ans dans les années 90 influe nécessairement sur son style, même si on essaie un peu d’en sortir, j’ai eu l’impression en 2015 que pas grand-monde n’avait envie d’entendre notre musique. » C’est par cet argument qu’Achille explique en partie de la fin de Hélas!, projet pop-rock pourtant prometteur, mais enterré après un EP somptueux et quelques concerts habités et puissants. Argument qu’on peut regretter quand on voit aujourd’hui l’engouement des jeunes pour les années 1990. Il aura fallu, dans un style similaire, attendre Feu! Chatterton pour goûter à nouveau ce type de rock français. « Il s’était écoulé un an-et-demi entre la finalisation des morceaux et la sortie du EP, ce qui est assez long et surtout c’est arrivé à un moment où il y avait une offre beaucoup plus importante côté groupes et concerts, on s’est donc un peu senti noyés dans la masse et quand l’EP est sorti, la motivation pour continuer était déjà émoussée.« 

Fauve a sorti son EP Blizzard en même temps que l’EP de Hélas! et là je me suis dit qu’on était à côté de la plaque, que c’était le disque de Fauve qu’on aurait dû sortir, que c’était beaucoup plus dans l’air du temps.

La musique irlandaise n’est pas une expérience nouvelle pour lui. Achille Banovsky a fondé Flawers, premier groupe folk en 2012, projet qu’il a mené parallèlement à Hélas!, jusqu’en 2017. « Le côté intemporel de cette musique est important pour moi, j’ai eu l’impression que la musique que je faisais avec Général de Gaulle, puis Hélas! était démodée, même si j’étais prêt à assumer ce décalage car c’est la musique que j’aimais faire, cela n’est jamais très agréable de jouer devant des salles à moitié vides, je m’en suis lassé. La musique folk est festive, instantanée et subit beaucoup moins les effets de mode. » Un univers redécouvert via un proche qui lui a repassé des disques de Pogues dans les années 2000. Pendant le confinement, Achille (au départ violoniste) se procure une méthode de guitare folk américain et se plonge dans cet univers. Il l’abandonnera finalement au profit de la musique irlandaise, sur laquelle il se documente aussi beaucoup pour choisir les morceaux du groupe dans cet immense patrimoine pluriséculaire.

Les Flawers sont montés jusqu’à plus de 30 dates par an, avec 7 musiciens sur scène «et même un camion» précise Achille ! Un succès qui se confirme pour ce style musical particulier puisqu’après moins d’un an d’existence, les Bards of Sweeney en sont déjà à 25 dates, principalement trouvées par le biais du réseau que les Flawers s’était constitué dans différentes régions françaises.

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Dans tous les cas, la formule est bien rodée et des compositions sont sur le gril, même si les reprises du patrimoine folklorique irlandais tiendront toujours le haut du pavé dans la setlist des Bards. Le 9 décembre, Achille joue à domicile : s’immerger dans ce monde joyeux et exotique dans ce lieu particulier qu’est La Grande Ourse sera à n’en pas douter un précieux réchauffe-cœurs.

Un degré en plus > En concert à La Grande Ourse rue Bretonneau le vendredi 9 décembre à partir de 20h30. A noter que l’EP du groupe sera disponible ce soir-là également.

Article : Laurent Geneix

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