Culture

LVOE : une affaire qui dure

C’est sous T.I.N.A. – acronyme aussi mystérieux que féminin – que se présente (un 14 février, bien sûr) ce deuxième EP de LVOE, un peu moins de deux ans après le 6-titres «Mispelling of Love». Ces cinq nouveaux titres continuent d’explorer les terres délaissées d’une «northern pop» mid-tempo et tumultueuse que les Tourangeaux déclinent avec détermination. Un son qui s’affine, une prestation scénique en plein développement : LVOE confirment avec «T.I.N.A.» qu’en une vingtaine de mois ils sont devenus l’un des fleurons de la scène locale.

1702-EP LVOE

Notre critique track-by-track.

1. Ecstasy

On retrouve d’emblée ce son unique : une basse basique qui joue à cache cache, une batterie qui virevolte, des guitares plus-anglaises-tu-meurs, un chant aérien à moitié enfoui dans un mille-feuilles sonore, le tout entrecoupé de petites éclaircies qui allègent l’ensemble. Côté paroles à noter au passage un «higher than the sun», petit clin d’œil à Primal Scream, les Ecossais qui ont fait péter la baraque fin 80s début 90s, œuvrant dans un genre musical dont LVOE ne renie pas être influencé.

2. Dreaming of U

Ah l’amour ! La rythmique se fait plus pressante et la ligne de basse beaucoup plus bavarde. Côté guitares, on monte en puissance et on oscille dans la joie et la bonne humeur entre des riffs très pop indé qui lorgnent parfois vers les Smiths et un groove à décorner les bœufs qui devrait fureur sur les dancefloors.

3. Big City Lights

Après le dancefloor, le moment lounge. Summum du cool, outil de drague super efficace, le morceau à mettre dans ta bagnole fenêtres ouvertes en plein mois de juillet en roulant à 30 à l’heure sur le front de mer pour détendre l’atmosphère et rafraîchir ta proie. Si en plus ta proie est mélomane, tu es sûr à 100 % d’emballer au premier feu rouge.

1702-LVOE(c) LBM

4. T.I.N.A.

Trêve de rêverie. Tu repasses la troisième, puis tu files sur l’autoroute pour montrer un peu que tu aimes aussi l’action. Avec sa petite programmation électronique et sa mélodie à la guitare répétitives, on vire un peu Ultra Vivid Scene ou World of Twist : une pop sobre et racée, moins tranchante et plus lancinante. Mais tout aussi addictive.

5. It Sucks The Cool (Out of Me)

C’est décidément l’été avant l’heure, au moins pour l’intro et le rythme lascif. Côté guitare, ça frôle le My Bloody Valentine, mais la sagesse mélodique et l’amour des petits breaks bien mats avec tout un tas de sons aussi passionnants que mélancoliques finissent quand même par l’emporter.

Un degré en plus

> Notre récente émission Micro Faune avec LVOE

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