Culture

José Manuel Cano Lopez : « Nous serons encore là au 1er janvier 2016 »

C’est sous forme de discours théâtralisé tragi-comique que José Manuel Cano Lopez s’est de nouveau exprimé samedi soir au château du Plessis-lès-Tours. Face aux proches du lieu, le directeur de la compagnie éponyme a repris l’essentiel des arguments avancés aux médias le mois dernier et a répondu aux dernières déclarations de la mairie de Tours.

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Dans un discours mêlant faits historiques remontant à Charles VII et situation actuelle, le directeur du Plessis-théâtre s’est de nouveau emporté contre la mairie, condamnant les derniers propos tenus par Christine Beuzelin, adjointe à la culture ou Serge Babary, le maire de Tours.

« Il n’y a aucune raison objective de nous éjecter d’ici » clame José-Manuel Cano Lopez en reprenant les discours des élus dans la presse. « Le danger du 12 Mai (ndlr : en référence aux déclarations de Christine Beuzelin qui évoquait un lieu qui tombe en ruines) n’est présent que dans certaines têtes. D’ailleurs depuis cette date nous avons continué notre travail normalement en accueillant du public, malgré le danger imminent » ironise-t-il avant d’évoquer « une inflation des prix des travaux en un mois. Le 12 mai, ils évoquaient 700 000 euros de travaux, le 26 mai 1,7 million d’euros et enfin le 13 juin nous en étions à deux millions. Quel crédit donner à de telles absurdités ? »

Autre point de ce dossier épineux, les subventions municipales touchées par le Plessis-théâtre : « Quand Monsieur Babary dit en conseil municipal que les 70 000 euros de subventions municipales constituent la moitié de notre budget, c’est une aberration » avance-t-il budget prévisionnel à l’appui, pour mieux mettre en porte-à-faux les arguments des élus dans ce dossier.

« La ville a le droit de changer de politique culturelle, mais cela ne doit pas se faire à la hache », poursuit-il en évoquant « un flingage financier en deux ans de la part de la mairie ». Une baisse des subventions et une fin annoncée du Plessis-théâtre que José Manuel Cano explique de la sorte : « Le problème c’est qu’on ne rapporte rien en terme d’images à la ville, parce que nous faisons un travail de terrain, auprès des artistes locaux ».

Bien qu’évoquant « un point de non retour avec la mairie », l’homme de théâtre ne baisse pas les bras et prévient : «Nous serons encore là au 1er janvier 2016. Tant qu’il n’y aura pas d’analyse juste de la ville, tant qu’il n’y aura pas d’écoute du travail effectué ici, nous ne nous tairons pas. Il est hors de question de mourir à genoux.»

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