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Le clip de la semaine : « Animal Nocturne » de Raphaël Guattari

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux et en extirpons un clip. Cette semaine découvrez Animal Nocturne de Raphaël Guattari.

Janvier 2016. Il y a déjà 7 mois, Raphaël Guattari sortait le clip d’Animal Nocturne. Faute de temps nous étions passés à côté, ou presque. Le sourire insolent du chanteur avait fait sa place dans un coin de nos têtes, et avec lui ses phrases accrocheuses : « Entouré de gens bourrés la majorité du temps, toujours secoué par la veille ». Raphaël Guattari pose avec ces premiers mots l’atmosphère doucement psychédélique de son clip.

Celui-ci se déroule de nuit dans le centre-ville de Tours. Le chanteur s’y ballade nonchalamment entre les lumières des phares et des réverbères. Avec ses potes, il investit des endroits familiers qu’on ne reconnaît pourtant pas immédiatement : le Pont de fil, la rue Colbert, la basilique Saint-Martin, les Tanneurs… Des lieux finalement assez peu mis en scène dans les clips des artistes locaux tant il est difficile de se les approprier. C’est néanmoins ce que fait Julien Philips, le réalisateur du clip et ami de Raphaël. Il réussi à leur donner un nouveau souffle grâce à un cadrage malin et soigné.

Les plans en intérieur sont eux tournés au premier étage du Serpent Volant, un bar de la rue du Grand Marché connu pour réunir les musiciens locaux autour d’un piano ou les militants politiques (de gauche, cela va de soi) autour d’une table. C’est le lieu que préfère Raphael Guattari pour se poser un peu. Il y travaille même en tant que barman. Autant dire qu’il est sincère lorsqu’il se dit Animal Nocturne.

Le centre-ville de Tours il l’écume régulièrement avec son ami Julien. « On a l’habitude de « jammer » chez Raph’ rue du Commerce, confie ce dernier. J’ai mon synthé qui traine chez lui. » Ces deux blésois d’origine trainent sur Tours depuis une dizaine d’années. C’est en faisant comme d’habitude, en se baladant, qu’ils ont construit ce clip. « On était en live, on est parti sans avoir d’idée fixe », raconte Julien. C’est en ça que le clip trouve sa force, sa sincérité. Il est l’illustration directe de leur vie d’animaux nocturnes, un clin d’oeil tendre et élégant à la nuit tourangelle, celle qui commence dans un bar du centre-ville et finit à l’étage d’une vieille maison, dans un brouillard de cigarettes.

Un degré en plus :

Raphaël Guattari sera en concert le 8 septembre à la guinguette de Saint-Avertin et le 21 novembre au Temps Machine en première partie de Voyou

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