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Une rentrée politique avec les Municipales en toile de fond.

La rentrée se profile aussi pour la vie politique locale. Une rentrée qui sera déjà marquée par les prochaines élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2020.

A six mois de ces élections, la pré-campagne a déjà débuté. A Tours, depuis le début de l’année, les initiatives personnelles ou associatives se sont ainsi multipliées et les choses risquent rapidement de s’accélérer et enlever un peu de flou à la situation actuelle faite de nombreuses intentions de candidatures parfois proches politiquement.

Relire notre trombinoscope commenté des candidats

A Tours : l’attente des candidats à l’investiture LREM

Les regards (qu’ils soient partisans ou opposants) vont rapidement se tourner du côté des postulants à l’investiture de La République En Marche. Ces derniers sont toujours dans l’attente de la décision de la Commission Nationale d’Investiture du parti présidentiel.

Cet été, les lignes n’ont pas bougé et chaque camp s’est contenté de préparer la suite, tout en se montrant sur les réseaux sociaux ou sur le terrain, avec apparitions publiques et poses photographiques à la clé pour montrer sa présence. Derrière le jeu d’intox évident, du côté des partisans de Benoist Pierre, on croit néanmoins plus que jamais en une décision favorable des instances nationales. Chez les membres de LREM37, on affiche même une unité franche derrière la candidature de l’universitaire. Ce mercredi soir ils étaient ainsi tous au rendez-vous de la réunion programmée, à commencer par le député de Tours, Philippe Chalumeau.

Oui mais Christophe Bouchet n’est pas résigné. Preuve en est, le maire de Tours, membre du Parti Radical, est annoncé ce vendredi à Angers aux côtés du maire local Christophe Béchu pour acter la naissance officielle d’une association de maires de droite « macron-compatibles ». Association faisant suite à la lettre ouverte signée par 72 maires à la fin du printemps dernier, dans laquelle ces derniers annonçaient vouloir « la réussite du président de la République et du gouvernement. »

Pour autant, même si cette association est composée essentiellement de maires plutôt proches du Premier Ministre Edouard Philippe, en être membre ne garantit pas un blanc-seing pour la campagne à venir. Cet été, bien que signataires de la lettre ouverte les maires de Quimper ou Vannes se sont ainsi vus opposer des candidats officiellement investis par LREM…

A ce sujet lire cet article du Monde.fr

Dans le match tourangeau à cette investiture, il ne faut pas oublier non plus Françoise Amiot qui a fait acte de candidature à cette investiture également. L’ancienne adjointe aux finances attend « sereinement la décision de la CNI. » expliquait-elle ce mercredi sur les réseaux sociaux.

Des élections incertaines dans plusieurs villes

Pour l’heure, en région Centre-Val de Loire, La République En Marche a investi une seule candidate en la personne de Laurence Hervé, à Joué-lès-Tours, une ville où l’élection pourrait s’annoncer serrée. Si le maire sortant Frédéric Augis, ex-LR devenu divers droite, a profité de son premier mandat pour installer une assise solide dans sa ville, il aura malgré tout fort à faire face à la candidate centriste, mais aussi au candidat de gauche Vincent Tison (Parti Socialiste), dans une ville marquée cette dernière année par des faits d’insécurité importants, alors que le maire actuel avait justement fait de la sécurité une priorité de son mandat. Si on ajoute une probable candidature du Rassemblement National, cette élection s’annonce incertaine.

La commune de Saint-Pierre-des-Corps sera également à suivre de près. Dans cette ville, la maire sortante Marie-France Beaufils, en poste depuis 1983, a en effet annoncé ne pas se représenter. De quoi laisser une élection ouverte, entre un Parti Communiste qui tentera de sauver son dernier bastion, des socialistes qui croient en leurs chances suite au départ de l’innamovible maire sortante, dans cette ville historiquement à gauche. Il faudra regarder ce que font les proches du parti présidentiel également, à l’image de Jean-Marc Pichon, actuel adjoint (élu en 2014 sous l’étiquette socialiste), qui a lancé cet été une consultation intitulée « Saint Pierre des Corps, changez d’R »… Au centre de l’échiquier politique, il faudra compter aussi sur Amin Brimou, habitant de la commune de 23 ans qui s’est déclaré candidat et a déjà lancé sa campagne.

Dans plusieurs communes de la Métropole, les prochaines Municipales risquent ainsi de bousculer les équilibres, non sans incidence sur Tours Métropole et son fonctionnement interne. D’autant plus que le changement de répartition des élus métropolitains imposé par la loi, va renforcer le poids des grandes villes comme Tours et Joué-lès-Tours qui voient leur représentation renforcer. Si aucune des villes ne pourra prendre seule le contrôle de l’intercommunalité, cela peut donner des envies de changer le fonctionnement au consensus entre maires, en place depuis 2001 et la création de Tour(s) Plus. Possible, d’autant plus que ce fonctionnement actuel ne fait plus l’unanimité et plusieurs élus avouent en coulisses vouloir changer les règles, en redonnant du poids aux mouvements et positionnements politiques.

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