Tours : Les écoles comme priorité du mandat

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Ce lundi les élus de la ville de Tours sont réunis pour un Conseil Municipal dont il sera notamment question des orientations budgétaires de la ville pour l’année à venir. Nous vous en parlions la semaine dernière, le débat s’annonce animé. Parmi les annonces faites par la majorité du maire Emmanuel Denis, il sera notamment question des investissements futurs, avec une part importante consacrée aux écoles de la ville. On fait le point avec l’adjoint à l’Education, Franck Gagnaire sur les projets en cours et ceux à venir.

Plan numérique éducatif

Annoncé lors du précédent conseil municipal, le Plan numérique éducatif est le gros projet en cours, avec 800 000 euros investis par an sur cinq années d’affilée, soit 4 millions d’euros au total.

« L’objectif est de rattraper le retard. Nous avons actuellement deux problématiques, d’un côté un sous équipement et de l’autre un équipement qui n’est plus forcément adapté aux pratiques actuelles, comme les salles informatiques fixes » dresse comme constat Franck Gagnaire.

Ce plan numérique éducatif, réalisé en lien avec l’Education Nationale prévoit plusieurs axes : le câblage des écoles et des salles d’un côté, la plupart des écoles de la ville n’étant à ce jour pas ou mal raccordées. Il y a aussi la question des outils avec l’achat de classes mobiles (des ordinateurs ou tablettes déplaçables entre les classes) ou l’installation de systèmes de projection (Tableaux Interactifs, vidéoprojecteurs…).

L’autre volet du plan est la mise en place pour la rentrée prochaine d’un Environnement Numérique de Travail (ENT) commun à l’ensemble des écoles de la ville de Tours (au nombre de 58). « L’idée est d’avoir un outil unique et commun à toute la ville, ce qui permettra une meilleure harmonie et une meilleure communication entre les équipes pédagogiques et les familles ».

Enfin dernier point de ce plan numérique éducatif, la création d’un Lab Ecole, c’est-à-dire un lieu d’accueil pour les enseignants et leur classe avec un aspect expérimentation. « L’idée est de permettre aux classes de se rendre dans un lieu où il y aura des outils innovants et pédagogiques qu’ils n’auraient pas forcément au sein des écoles, des ressources numériques… » Le lieu qui reste à définir devrait voir le jour d’ici la fin du mandat confie l’élu, qui évoque aussi des moyens humains mis à disposition par l’Education Nationale pour l’animer.

Récrés en herbe

La végétalisation des récréations des écoles est un des points régulièrement mis en avant par la Municipalité, dans sa volonté de reverdir la ville et lutter contre le réchauffement climatique. Le principe est simple : casser les cours de récréations bitumées et en refaire des espaces plus verts mais aussi favorisant de nouvelles pratiques.

Quatre écoles ont déjà engagé le processus : les écoles St-Exupéry/Croix Pasquier et Buisson-Molière. Les plantations y sont faites et les nouveaux espaces de jeux seront installés au printemps indique l’adjoint à l’éducation. Cette année, l’école maternelle Ferry, l’Elémentaire Pitard, le groupe scolaire Gide-Duhamel et l’école élémentaire Paul Bert vont bénéficier du dispositif. Ensuite, la ville prévoit entre 2 et 3 écoles réaménagées chaque année. L’enveloppe annuelle étant d’un million d’euros par an.

« On part toujours de l’existant, l’idée n’est pas de tout détruire, on s’adapte à ce qu’il y a aujourd’hui. A chaque fois c’est un processus qui dure un an avec une véritable co-construction. Les équipes pédagogiques, les élèves les parents d’élèves participent à la création des cours. On a notamment constater dans les échanges qu’il y avait beaucoup de demandes pour des espaces permettant de faire classe dehors à la belle saison » note Franck Gagnaire, « les enfants sont aussi demandeurs d’espaces pour se poser. C’est un projet important car on sait que les espaces de récréation ont un impact sur la scolarité et le comportement des élèves au long de la journée. »

« Rue des écoles » : l’expérimentation de la piétonisation se poursuit

Lancée l’an passé, le dispositif « Rues des écoles » qui prévoit une fermeture à la circulation automobile des abords des écoles aux heures d’ouverture et de fermeture, va se poursuivre nous informe Franck Gagnaire. « Les sondages réalisés montrent que 77% des parents concernés sur les 7 écoles test, souhaitent poursuivre le dispositif ». L’élu pointe un seul bémol où le dispositif est mis en suspend car cela ne s’adapte pas au lieu, c’est celui de l’école Rabelais. Pour les autres écoles concernées (l’école Jules Verne, le groupe scolaire Jean Giraudoux/Arthur Rimbaud, l’école Clocheville et l’école Velpeau), il est au contraire pérennisé.

Quant à savoir s’il sera étendu à d’autres écoles, l’élu confirme que c’est l’ambition de la ville mais ne se déclare pas pour l’instant sur les prochaines écoles concernées, évoquant un diagnostic complet en cours, « afin de voir où c’est nécessaire, possible… ».

Rénovations des écoles

C’est l’un des points les plus emblématiques du projet global « Ecoles en transition », les travaux de rénovation et/ou destruction-reconstruction des bâtiments scolaires doit s’étendre sur tout le mandat. En 2022, la destruction de l’école maternelle Jean de la Fontaine va débuter. L’élu évoque également pour cette année une extension de la restauration de Jules Ferry, la sélection de l’architecte pour la reconstruction de l’école Claude Bernard ou encore l’agrandissement du groupe scolaire Camus-Maurois.

Cantines

Autre point important, celui de la restauration scolaire. L’expérimentation sur l’alternative végétarienne faite dans 3 écoles est positive selon l’élu. Quant à la reconstruction de la cuisine centrale rue de Suède, le projet avance nous dit-il en précisant que le premier jury s’est réuni et a retenu 4 équipes candidates. La future cuisine centrale doit être opérationnelle à l’horizon fin 2024 début 2025.

Sectorisation

Enfin d’autres sujets sont également à l’ordre du jour comme la sectorisation pour les écoles maternelle ou élémentaire. « Nous sommes la seule ville de plus de 100 000 habitants à ne pas l’appliquer » précise Franck Gagnaire qui indique que cela aura une implication surtout pour les nouveaux parents. « Le principe de regroupement des fratries se fera évidemment pour les familles ayant déjà un enfant scolarisé dans une école. » Cette sectorisation est actuellement à la phase de réunions avec les représentants de parents d’élèves et sera appliquée à partir de la rentrée prochaine progressivement. La première année, les écoles concernées seront celles situées entre la Loire et le Cher. L’année suivante ce sont les secteurs au sud du Cher qui seront concernés et enfin la troisième année concernera le secteur au nord de la Loire, au moment où les nouvelles écoles Camus-Moroy et Jean de la Fontaine seront opérationnelles, précise-t-il. Cette sectorisation répond à trois objectifs pour l’adjoint à l’Education : « c’est un outil de proximité, de mixité et d’égalité des chances. Cela permettra également un meilleur contrôle des effectifs. »

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