Régionales : Et maintenant les grandes manœuvres

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Contre toute attente, les résultats du 1er tour de l’élection Régionale ont placé le président socialiste sortant François Bonneau en tête (24,77%) devant le Rassemblement National et sa liste dirigée par Aleksandar Nikolic (22,45%). En 3e position on retrouve la liste de droite de Nicolas Forissier qui obtient 18,90% devant la liste de Marc Fesneau (Modem-LREM) à 16,67%. L’écologiste Charles Fournier obtient lui 10,5% et a également un rôle à jouer dans ce 2nd tour… Les négociations entre les uns et les autres s’annoncent rudes…

5 listes au-dessus de 10% des suffrages exprimés, cela laisse beaucoup de possibilités pour le 2e tour des élections régionales dimanche prochain.

François Bonneau bien placé devra composer avec les écologistes

En 2015, François Bonneau avait déjoué les pronostics en réussissant à conserver la région Centre. En 2021, il récidive, non pas pour l’emporter, on ne le saura que dimanche prochain, mais le président sortant réussit un grand coup pour ce premier tour en obtenant près de 25% des voix, alors que les sondages le plaçaient plus bas, mais surtout en arrivant en tête de ce scrutin, malgré la présence d’une liste écologiste ayant obtenu plus de 10% des voix. Un véritable tour de force qui concrétise selon le candidat socialiste son « bon bilan ». Néanmoins conscient que cela ne suffira pas, ce dernier a dès dimanche soir appelé au rassemblement de la gauche. Les discussions avec la liste de Charles Fournier ont donc démarré dans la nuit et paradoxalement malgré son score haut, François Bonneau va devoir tendre la main et faire des compromis importants, car les écologistes avec plus de 10% des voix sur la région ont doublé leur score par rapport à 2015 et souhaitent donc plus de poids dans la future majorité en cas de victoire. L’art du compromis, François Bonneau en est un habitué, mais il risque de se retrouver avec une majorité au sein de laquelle il n’aura pas les mains libres sur les politiques environnementales, les mobilités…

Le RN manque son pari

Les deux sondages d’avant premier tour avaient placé le Rassemblement National en première position. Ce n’était pas une surprise en soi, le parti de Marine Le Pen étant déjà arrivé en tête au premier tour en 2015 avec 30% des voix, mais cela avait créé un sursaut démocratique chez certains. Est-ce que ce sursaut s’est retranscrit ce dimanche dans les urnes ? Possible, le Rassemblement National n’obtenant finalement que 22,45% des suffrages exprimés et n’arrivant qu’en 2e position (et même en 3e position en Indre-et-Loire). Un signe également que si le RN reste un vote contestataire, il peine à devenir un vote d’adhésion et souffre également de l’abstention alors qu’il a souvent été écrit que celle-ci le servait plus qu’elle ne le desservait. Si le score reste haut, le RN manque son pari de virer en tête au soir du premier tour et il parait désormais difficilement envisageable pour le parti d’extrême droite de remporter la Région, d’autant plus si les alliances entre les autres listes qualifiées se font.

Marc Fesneau et Nicolas Forissier vents debout contre « la gauche radicale »

Ennemis d’hier, amis de demain ? C’est peut-être le destin que sont en train de se sceller Marc Fesneau et Nicolas Forissier arrivés respectivement 4e et 3e du premier tour. Si lors de la campagne, Nicolas Forissier nous avait assuré « Je ne changerai pas un seul nom de ma liste dans l’entre-deux-tours », la réalité des urnes de ce dimanche pourrait l’amener à revoir sa position. Dès ce dimanche soir, le leader régional de la droite appelait ainsi à un rassemblement non pas pour faire barrage à l’extrême-droite, jugée hors-jeu après ce premier tour, mais à « la gauche radicale ». En clair, ce qui inquiète Nicolas Forissier c’est l’alliance que pourrait faire François Bonneau et les socialistes avec la liste de Charles Fournier, tendance écologiste et insoumise qui conduirait au blocage de la région selon le candidat de droite.

Une position que l’on retrouve chez Marc Fesneau qui dès dimanche soir au micro de nos confrères de TV Tours, a tendu la main à Nicolas Forissier afin de ne pas « laisser la région prise en otage par la gauche la plus radicale. » Le péril pour les deux hommes se trouve donc à gauche et les Insoumis, premiers pointés.

Réussiront-ils à s’allier ? A droite, tout le monde ne le souhaite pas à l’image de la tête de liste pour le 37, Frédéric Augis qui ce dimanche soir nous déclarait « à titre personnel, je ne changerais rien en l’état à notre liste, c’est à LREM de se retirer. »

Reste que si Nicolas Forissier se place lui-même aujourd’hui comme le seul en capacité de faire changer la Région, pour espérer l’emporter il va falloir composer avec les électeurs de Marc Fesneau et réussir à les rassembler, sans pour autant donner l’impression d’une trop grande compromission avec le ministre d’Emmanuel Macron auprès de l’électorat traditionnel de droite. Pas simple.

Encore une fois et comme pour les Départementales, ces projections restent incertaines tant l’abstention est importante (70 % en Indre-et-Loire) pour ce premier tour, entraînant des grilles de lecture forcément biaisées sur les rapports de force réels.

 

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