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Transpyrénéa : la course de plus de 800 km bouclée par le Tourangeau Benoît Rothan

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Le Tourangeau Benoît Rothan a participé à la rando-raid Transpyrénéa, une course à travers les Pyrénées de plus de 800 km.

IMG_2875Benoît Rothan à l’arrivée de la Transpyrénéa

Pendant que des millions de Français profitent de l’été pour se reposer et passer des vacances sous le signe de la farniente, d’autres en profitent pour pratiquer des activités plus athlétiques. Parmi ces derniers, Benoît Rothan vient de passer des vacances particulièrement sportives. Infirmier anesthésiste à Tours, ce dernier a en effet profité de ses congés estivaux pour participer à la première édition de la Transpyrénéa, un grand raid nature de 826 km avec 55 000 mètres de dénivelé positif au total. Un raid qui partait de Banyuls pour arriver à Hendaye,  à réaliser en 400 heures maximum et que Benoît Rothan aura réussi à finir en 31e position après 365 heures c’est à dire 15 jours et 5 heures d’efforts.

Une course unique en son genre de par sa longueur à travers les Pyrénées. Pourtant quand on aborde son aventure à son retour en Touraine, quelques jours après avoir franchi la ligne d’arrivée, Benoît Rothan relativise sa performance : “Je ne pense pas que ce soit plus dur que de faire un marathon, la gestion de l’effort est simplement différente et c’est surtout du mental”.

Ces raids ne sont pas pour autant des parties de plaisir et Benoît Rothan a souffert lors de cette Transpyrénéa suite à une contracture au quadriceps fémoral de sa cuisse gauche à mi-parcours environ : “cela ne m’était jamais arrivé de me blesser en course, mais j’ai vraiment failli arrêter, les descentes étaient horribles”. Sans assistance personnelle, Benoît a serré les dents et a souffert quelques jours avant que sa cuisse n’aille mieux. Un passage compliqué à gérer mais au cours duquel il a trouvé l’appui de Christophe Wislet, un autre participant venant de Belgique, rencontré en début de course et qui a aidé le Tourangeau à continuer. “On a fait la course ensemble à partir du 75e km, il m’a aidé quand j’étais freiné par ma contracture et je l’ai aidé à finir les derniers jours quand il était moins bien”. Un exemple de la solidarité spontanée qui peut se mettre en place dans ce genre de courses où le dépassement de soi est bien plus qu’un simple cliché.

“Nous sommes des sportifs ordinaires”

IMG_2879Benoît Rothan (à droite) en compagnie de Christophe Wislet (à gauche) et d’un organisateur à l’arrivée de la Transpyrénéa                

“Ce qui me plaît dans ce genre de course c’est le fait de ne jamais être sûr de pouvoir arriver au bout” poursuit Benoît quand on lui demande ce qui l’a amené à l’Ultra-trail long, discipline qu’il pratique depuis six ans maintenant. Une discipline qui se définit comme une course longue (plus de 100 km) avec du dénivelé. En regardant les résultats de la Transpyrénéa, les propos de notre interlocuteur prennent tout leur sens : Sur les 262 participants inscrits, seuls 78 (29%) ont rallié Hendaye et peuvent s’enorgueillir du statut de “finisher”. Et même si cette course revêt un caractère exceptionnel, ce chiffre montre à lui seul la difficulté des efforts demandés. Malgré tout Benoît Rothan reste persuadé que ce sport est à la portée de chacun : “Nous sommes des sportifs ordinaires. Bien sûr on ne part pas sur des raids longs pour une première course, mais il y a des trails courts atteignables par tout le monde. De l’extérieur les gens pensent que c’est un sport extrême, mais c’est simplement de la randonnée plus poussée”.

Pour celui qui s’entraîne 4 à 7 heures par semaine, en faisant de la natation avec palmes ou en parcourant en boucle la côte de Saint-Cyr sur Loire, “la seule côte suffisamment pentue dans le coin”, un autre défi de taille l’attend en fin d’année. Pour la deuxième fois, Benoît va en effet s’envoler en direction de La Réunion pour prendre part à la célèbre Diagonale des Fous (166 km et 9 917 mètres de dénivelé positif pour traverser l’île en moins de 66 heures). Une course rendue difficile par le climat changeant au long du parcours et l’interdiction d’utilisation de bâtons de randonnée.

Un degré en plus :

> Sapeur-pompier volontaire à la caserne de Tours-Centre, Benoît a également profité de sa participation à la Transpyrénéa pour faire un coup de projecteur à l’association Sapeurs Lipopette, créée en 1996 par des pompiers et leurs proches pour aider les enfants. Une campagne de financement nommée “objectif 1 euro par kilomètre” a ainsi été lancée (et est toujours ouverte) et a permis de récolter près de 1500 euros pour l’association tourangelle qui organise notamment chaque année une grande kermesse à Clocheville pour les enfants hospitalisés.

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