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Tours : la guerre des écoles aura bien lieu

Il y a des nouvelles qui peuvent surprendre. Celle de l’implantation d’une nouvelle école de commerce en fait partie. Le groupe ESG présent à Paris, Bordeaux, Toulouse, Montpelier et Rennes ouvrira un nouveau campus en Touraine à la prochaine rentrée. Alors que les négociations entre le repreneur de l’ESCEM et les élus de la CCI d’Indre-et-Loire et de la Vienne ne sont pas encore finalisées, cette nouvelle risque bien de faire « grand bruit » au moment où d’autres projets sont dans les cartons.

Voilà bien une nouvelle dont se seraient passés certains. L’annonce de l’arrivée d’une nouvelle école de commerce dans les colonnes de nos confrères de la Nouvelle République, ce jeudi, en a surpris plus d’un. A commencer par des proches du dossier de rachat de l’ESCEM par le groupe GES (à ne pas confondre avec le groupe ESG) et Sup de Co La Rochelle. L’arrivée d’une nouvelle école de commerce qui proposera des programmes de type « Bachelor », un Master Bac+5 et qui sera implantée « à côté du tram » peut-on lire. Le site des Deux-Lions pourrait être le lieu idéal pour accueillir cette nouvelle structure.

Seulement voilà, l’offre va désormais être importante sur l’agglomération de Tours. L’ESCEM qui va renaître de ses cendres et qui doit repartir à la conquête des étudiants pour les années à venir sera en concurrence frontale avec ce nouveau venu. Le groupe GES et son fondateur, Jonathan Azoulay, doivent accuser le coût à l’annonce de l’arrivée d’un concurrent que Monsieur Azoulay connaît bien. En effet, c’est le père de Jonathan Azoulay, Pierre Azoulay, qui a créé en 1974 le groupe ESG. Depuis le père a revendu les actifs de son groupe. Ensuite, l’Université de Tours réfléchit depuis plusieurs mois à la création d’une Ecole Publique de Management rattachée à l’IAE de Tours avec une rentrée prévue pour septembre 2017. Il y a donc à craindre une guerre des écoles sur Tours. Qui l’aurait cru…

Ce que l’on sait, c’est que cette annonce a surpris plus d’un élu de l’agglomération. Et l’arrivée de l’ESG à Tours peut être une bonne nouvelle en termes de dynamisme et de rayonnement mais elle vient troubler le rachat de feu l’ESCEM. Il y a fort à parier que les discussions vont prendre une autre tournure quand il s’agira de faire le chèque. Ce qui est sûr, c’est que les prochaines semaines verront certains professeurs licenciés de l’ESCEM candidater auprès de l’ESG pour retrouver un poste. L’annonce de l’arrivée du groupe parisien intervient aussi en plein milieu des élections consulaires visant à renouveler les exécutifs des chambres de commerce. Les élus en campagne sont donc en « réserve » et ne souhaitent pas s’exprimer sur le sujet.

Un sujet qui s’invitera peut-être au prochain Conseil Municipal du 12 septembre.

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