Société

SNCF : des navettes au goût de trop peu

Les navettes entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps sont-elles en train de devenir aussi rares et précieuses que le célèbre biscuit sec de la cité phocéenne ?

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Pour dire vrai, même si sur le papier elles ont un joli nom – «Coeur deux villes» -, elles nʼexistent plus vraiment : les voyageurs des grandes lignes dont le TGV ou Aqualys sʼarrêtant à Saint-Pierre doivent se servir de trains express régionaux, voire de TGV, desservant Saint-Pierre et Tours, afin de terminer leur voyage (ou le commencer, sʼils partent de Tours). Une navette et un train, ce nʼest pas la même chose. Sans vouloir jouer aux nostalgiques ronchons, il faut quand même avouer quʼune belle navette toute clinquante en «inox» qui indiquait «destination Saint-Pierre-des-Corps» ça avait quand même une autre gueule quʼun banal TER ultra-moderne à destination de Saint-Aignan/Noyers ou Orléans.

Globalement ce nouveau principe fonctionne, mais globalement seulement, car dans certains cas on se retrouve dans des situations où lʼabsence de navette tourne au ridicule. Un seul exemple pris au hasard : en quittant Poitiers à 21h26 le 31 juillet 2014, on se retrouvait avec pas moins de 41 minutes dʼattente pour rallier les deux gares, pourtant distantes de 5 minutes seulement.

 

Tours/Saint-Pierre à pied, cʼest bon pour la santé !

Nous nʼavons pas poussé le vice jusquʼà faire des simulations sur dʼautres trajets à dʼautres horaires, mais tout nous porte à croire que cet exemple nʼest pas unique et que les belles navettes mises au placard nʼétaient sans doute pas tout à fait inutiles.

41 minutes quand même : autant faire le trajet à pied finalement, via le Vieux Saint-Pierre et Le Pont du Milieu, en grignotant des navettes, donc. CQFD.

Crédits photos : Dadavidov

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