Société

Signes des Temps #74 Herbe partout, police nulle part !

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

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A une époque où on parle plus souvent de «dépénalisation» que de «délepénisation» (chacun ses priorités, sachant quand même que si vous prônez la première, sans la seconde vous êtes super mal barrés), l’herbe commence à pousser grave dans les rues de Tours. Et comme on y a interdit les herbicides, c’est la porte ouverte à toutes les dérives insécuritaires. Car c’est bien connu : si tu laisses la flore s’installer, la faune suivra. Aujourd’hui c’est des sangliers à Montjoyeux et demain ? Des renards place François Sicard ? Des hippopotames sous le Pont Wilson ?

Comme ici, rue Voltaire, une rue autrefois propre et paisible, autrefois représentative de la grandeur de la capitale turone et symbolique quelque part (on ne sait pas trop où, mais quelque part) de l’identité française dans son ensemble : voilà que la chienlit y pousse sans vergogne, à cause de tous ces salauds d’écolos qui, non contents de toujours voter pour Jean-Patrick Gille (juste au second tour, mais quand même), ont obtenu qu’on ne lève plus le petit doigt pour faire disparaître les végétaux des trottoirs dès les premiers symptômes.

Végétaux qui demain, mesdames et messieurs, prendront l’emploi de vos enfants et de vos petits-enfants ! Végétaux qui ruineront le commerce de centre ville, car ils occuperont toutes les places de stationnement ! La théorie du Grand Remplacement se trompe complètement : ce sont bien ces salauds de végétaux qui vont peu à peu prendre notre place !

Il paraît que dans certains quartiers de Tours, des milices se mettent en place depuis quelques mois pour sortir entre deux et trois heures du matin pour arracher, oui ARRACHER des herbes sauvages et éradiquer cette racaille verte de notre douce cité ! Le mouvement «Touche pas à ma Touraine urbaine et minérale !» serait aujourd’hui fort d’une centaine de membres.

Quand on voit d’ailleurs en zoomant sur cette photo qu’un joint trône à côté de cette plante menaçante, on imagine toutes les dérives possibles dans les mois et les années à venir : le cannabis gratuit, en libre-service, à même la rue ! Les animaux domestiques shootés à mort du matin au soir ! La baisse des ventes du Vouvray et du Chinon ! Pourquoi pas laisser pousser des laitues et de la mâche nantaise, pendant qu’on y est ?! Et l’avenir des producteurs ?

N’attendons pas mai 2017 pour exprimer notre anti-végétalisme urbain primaire dans les urnes. Agissons, vite !

Un degré en plus

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