Société

Signes des Temps #113 Un air d’automne rue de Loches à Tours

Le pitch : « Signes des Temps » ce sont des images chassées par notre journaliste Laurent Geneix dans les rues, les bâtiments et les chemins de la Touraine ; des traces laissées par l’Homme pour l’Homme, parfois très claires, parfois très floues, violentes, commerciales et/ou drôles, mais toujours signifiantes – que ce soit grâce à des mots, des dessins ou des symboles – et potentiellement visibles par tous.

Préambule quizzesque : quel est le pourcentage de Tourangeaux qui savent qu’il y a une rue de Loches à Tours ?

Une rue qui relie le boulevard Heurteloup et le parc Mirabobo, dans laquelle on passe du numéro 7 au numéro 35. Phénomène étrange qui laisse entendre que si 4e dimension il y a, elle offre une belle porte d’entrée ici, dans une très ancienne extension invisible de la rue Traversière (faire entrer 13 maisons ou immeubles sur 4 mètres semblant tout à fait irréel).

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Evasion individuelle et précoce… Avant qu’elles se ramassent à la pelle, les feuilles mortes une à une manquent à l’appel. Avant de prendre les premiers marrons sur la tête dans le parc Mirabeau, on manque de marcher sur cette première marque gracieuse de l’été qui s’achève («L’été qui s’achève tu partiras/dans ton pays loin là-bas», chantait le barde, seul sur le sable les yeux dans l’eau).

Avec le thermomètre qui fuit la vingtaine comme la peste depuis quelques jours au petit matin, force est de reconnaître qu’il n’y a bien que sur le calendrier que l’été se termine le 22 septembre. Sur le chemin de l’école, on encaisse donc ce changement de saison brutal tout en espérant l’été indien (ou «été de la Saint Martin» pour rester local jusqu’au bout de nos expressions idiomatiques) sera au rendez-vous dans quelques semaines pour raviver la flamme de nos soifs pas tout à fait étanchées de pique-niques, de barbecues et de glandouilles insouciantes en terrasse (alors qu’on a repris le 21 août).

En attendant, on persiste à snober la bouteille de Martini pour continuer à tourner au Pastis en passant des enregistrements de cigales et de grillons, histoire de conjurer le coquin de sort qui veut nous envoyer un peu trop tôt dans la froideur de l’automne.

La feuille jaune au milieu du trottoir – merci à elle – nous a avertis de ce danger imminent et par esprit de contradiction, nous l’avons rapportée au bureau, peinte en vert et nous sommes montés la raccrocher dans son arbre. Non mais.

Un degré en plus

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