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Quand Dieu descend dans la rue

Ils sont postés entre la place Jean Jaurès et Anatole France. Certains sont très bruyants, d’autres bien plus discrets. Évangélistes, témoins de Jéhovah, Hare Krishna… Rencontre au coin de la rue avec les « messagers » de Dieu.

Évangéliste Francis

Ils se présentent comme évangéliques, pasteurs, messagers de Dieu. Leur point commun : l’acceptation de la Bible dans son application la plus stricte et comme unique autorité. Le mouvement évangélique constitue la fraction majoritaire du protestantisme (à hauteur de 60% au niveau mondial). Il existe trois sensibilités qui vont de la perception philosophique de la Bible à une conception beaucoup plus ancrée dans le miraculeux. Certaines penchent vers le sectarisme, mais impossible de faire des généralités.

Une pluie glaciale s’abat sur Tours. En cette période de fin d’année, la place Jean Jaurès parait bien vide. Si certains ont renoncé à faire leurs achats de Noël, d’autres ne reculent devant rien. Les bras écartés, une Bible à la main, l’évangéliste Francis s’adresse à un petit groupe de gilets jaunes. À très haute voix, il leur implore d’accepter le message de Jésus. Ç’en est trop pour une femme qui le repousse avec son parapluie. Père Francis insiste puis lâche prise. « Je vais continuer à évangéliser, c’est le plus important », explique-t-il, plus motivé que jamais, s’en retournant vers la rue Nationale avec ses acolytes, le père Lorou, Sebastien et Sandy.

Ça fait dix ans que Père Francis parcourt la France à vélo avec sa planche et son drapeau. L’idée de la planche lui est venue alors qu’il priait. « Frappez, et l’on vous ouvrira », c’est ce qu’il inscrit à l’époque sur un banc de son appartement. « C’était une prophétie en quelque sorte. En tant qu’évangéliste j’allais prêcher au monde ». Père Francis a déjà parcouru 3000 kilomètres à vélo. « Le temps ne compte pas pour moi. Ce sont des jours et jours que je peux passer à dormir dans la tente », raconte-t-il. Depuis le mois de juillet, il s’est établi à Tours et prêche tous les samedis. « C’est la mission que le seigneur m’a donné. », atteste-t-il.

Pourquoi est-ce que vous prêchez dans la rue ?

Ma mission est de transmettre le message de Jésus. Le seigneur a dit « Si tu ne parles pas, si tu ne transmets pas ce message, je me servirai de pierres pour crier à ta place ». Certaines personnes veulent rester dans leurs habitudes. À Orléans, lorsque j’ai commencé à prêcher, tout le monde m’a demandé de partir. Ils ne sont pas habitués. Mais lorsque Jean-Baptiste prêchait aux israélites dans le désert, les gens n’étaient pas habitués non plus. Au bout d’un moment, ils ont lâché prise. Ce jour-là, à Orléans, deux personnes sont restées et sont venues au Seigneur. Il y a des gens qui écoutent vraiment avec un cœur sincère.

Vous leur dites quoi aux gens ?

Je transmets de l’amour, tout simplement. La valeur sûre, c’est ma foi. C’est ça qui fait la différence. Depuis trente ans, j’ai un cœur plein d’amour. J’aime mon prochain, je suis même marié. J’aime comme un enfant, simplement, sans me poser de questions. Je vais là où les gens ont besoin de moi.

Qu’est-ce qui vous a amené à la religion ?

J’ai grandi à Nouan-sur-Loire près de Blois. J’étais enfant de chœur à l’âge de 14 ans mais j’ai vraiment ouvert la Bible pour la première fois à 28 ans. C’était le 10 janvier 1988, j’étais catholique mais mon cœur était insatisfait. Dans la rue, un chrétien m’a tendu un traité d’évangile. Je l’ai pris et suis allé à l’église. J’ai ouvert la Bible à l’évangile de Jean, chapitre 15, verset un et deux, comme le demandait ce pasteur. Il y est écrit « Viens te greffer à moi ». Alors Jésus m’a parlé, je l’ai clairement entendu me dire : « Francis est-ce que tu veux venir te greffer à moi ? » J’ai dit « Wow Seigneur ! » Alors je me suis levé, j’ai fait quelques pas dans l’allée et j’ai dit : « Seigneur j’ai besoin que tu me délivres ». Je me suis agenouillé dans l’allée et il s’est passé une chose extraordinaire : j’ai vu la croix vide. Jésus n’était plus dessus, il était ressuscité. C’est à ce moment-là que le Saint-Esprit est venu dans mon cœur, me guérir, me pardonner, me racheter.

Noël, vous en pensez quoi ?

C’est une réunion de témoignage. Nous avons l’occasion chaque année, avec mon épouse, de nous réunir autour de la Bible. Même si la date de la naissance du Christ n’est pas précisée dans la Bible, on fête quand même Noël en famille. On n’est pas fermés du tout ! Peu importe la date, l’important c’est que Jésus vous sauve de vos péchés ! L’important c’est que mon cœur puisse parler d’une vérité vraie. Et Jésus a dit la vérité. Il va vous affranchir. C’est ça la réalité.

Pasteur Lorou

Pourquoi prêcher dans la rue ?

Dans la rue, j’accomplis la mission que Dieu a confié à l’Église, celle d’aller partout et d’annoncer l’évangile. Nous n’avons pas de soucis avec la police parce que, de toute façon, Jésus est Seigneur. C’est grâce à lui que nous ne sommes pas embêtés. Il est l’autorité suprême et c’est pourquoi les gens sont réceptifs. Souvent, on a l’impression qu’ils ne le sont pas, mais leur cœur l’est. Je le sens à travers leur réaction. Rien que le fait de prendre un traité ou un prospectus… Nous, nous semons et le reste appartient au Saint-Esprit. La responsabilité de Dieu est d’entretenir ce que nous avons semé. Certains vont même jusqu’à devenir pasteur grâce à nous !

Que cherchez-vous à donner aux gens ?

Je veux faire connaître l’évangile au monde entier. Si tout le monde pratique l’Amour du Christ, l’Amour de Dieu, il n’y auras plus de conflit ni de guerres…

Noël, vous en pensez quoi ?

Noël ne figure pas dans la bible alors je ne pourrais pas vous définir ce que c’est. Ça n’a pas de signification particulière pour nous. Dieu ne peut pas être imagé, il est l’esprit en Vérité. Mais bon, comme nous vivons ici-bas… Je fête Noël, mais comme une réunion en famille et non pas comme une fête chrétienne.

Évangéliste Sébastien

Sébastien et Sandy, sa femme
Que faites-vous dans la rue ?

La rue est un bon endroit pour évangéliser. C’est vrai qu’il fait froid mais bon… On va là où il y a le plus de monde pour parler de Jésus. Les prospectus marchent très bien et les gens sont très étonnés de voir l’amour qu’on peut dégager. Dans le métro parisien, les gens sont parfois violents. Ils nous demandent de nous taire, ils nous insultent pour nous empêcher de prêcher. Mais on ne doit pas avoir peur car Dieu est avec nous. On s’en va calmement en leur disant « Que Dieu vous bénisse ». En province, les gens sont un peu plus réceptifs. Mais aujourd’hui, le monde va mal et court à sa perte. Ce n’est pas Dieu qui gouverne ce monde. Ce monde est gangrené par le mal. L’être humain s’est détourné de Dieu et ne suit plus Sa voie.

Que dites-vous aux gens ?

Jésus nous aime tellement qu’il a tout donné à la croix. Nous devons porter la croix que Jésus a porté. Nous sommes précieux aux yeux de Dieu. Nous devons transmettre l’Amour, la bonté, l’honnêteté, la joie, la patience et la maîtrise de soi.

Comment êtes-vous venu à la religion ?

J’ai toujours été croyant. À un moment, j’ai pensé que les évangélistes étaient une secte. J’avais le sentiment qu’on me forçait. Mais un jour j’ai fait une prière à Dieu. « Dieu, si tu existes, fais-moi un miracle, change mon père. » Il était quelqu’un de violent avec nous, mais au bout de dix ans, son attitude a changé. Il m’a dit qu’il avait donné son cœur à Jésus. Jésus a guéri mon cœur, restauré mon âme et celle de mon père. À partir ce de moment-là, je me suis donné à Jésus et à Dieu.

Noël, vous en pensez quoi ?

Dans mon cœur, Noël reste une fête familiale. C’est vrai que le monde des êtres humains fête Noël à travers de la naissance de Jésus. Mais Jésus n’est pas né le 25 décembre. Ce n’est mentionné nulle part. Nous, on utilise Noël pour évangéliser. C’est l’occasion de parler de Jésus et de répandre Son amour. Le vrai cadeau de Noël est le cadeau que Jésus nous offre : la vie éternelle. Jésus n’est pas pour la religion et tout ce que ça englobe. D’ailleurs, je ne me considère pas comme religieux. Je me considère comme un chrétien évangéliste authentique. Il m’arrive de ne pas aller à l’église le dimanche pour évangéliser ou même pour me reposer. C’est selon la volonté de Dieu.

Les témoins de Jéhovah

Pour les témoins de Jéhovah ( le nom hébraïque de Dieu ) nous sommes à l’aube de la fin du monde. D’ailleurs celle-ci devait avoir lieu en 1942, puis en 1975 et finalement en 1994… Par chance, en 2018, le monde tourne encore et les témoins de Jéhovah sont toujours là. Ils sont 250 000 fidèles en France et environ 20 millions dans le monde. À Tours ils seraient entre 90 et 130 à se réunir dans les « salles du Royaume ».
Le groupe prétend avoir restauré le christianisme originel en interprétant la Bible au mot. Ils sont considérés comme l’une des sectes les plus dangereuses de France et ce pour différentes raisons : ils incitent leurs fidèles à refuser les traitements médicaux, ils prônent une forme de rupture avec la société… En 2006, la commission d’enquête parlementaire sur les sectes déclarait que 45 000 enfants étaient élevés dans un contexte de maltraitance psychologique par des témoins de Jéhovah.

Avec son présentoir à roulettes, Serge marche tranquillement place Anatole France. Il est accompagné d’une amie. Tous les deux sont témoins de Jéhovah. « On fonctionne par équipe. En général, on se relaie toutes les heures », explique-t-il. Il pleut, ce jeudi après-midi. Et pourtant, cet homme d’une soixantaine d’année va passer deux heures dans la rue. Cela fait deux ans qu’il donne de son temps aux témoins de Jéhovah. « On reste 5 -10 minutes à un endroit puis on doit bouger pour respecter la loi. De cette façon, c’est comme si on faisait les courses avec notre caddy. » Pourtant il n’est pas interdit de distribuer des tracts religieux dans la rue… Mais les témoins de Jéhovah sont prudents. En restant mobiles, ils se préviennent de tout reproche de trouble à l’ordre public. Ils peuvent être dans la rue jusqu’à 12 heures par jour. Quand arrive la nuit, une petite guirlande éclaire leurs fascicules disposés sur les présentoirs.

« Excusez-moi, je pourrais avoir des prospectus s’il-vous-plaît ? » demande un jeune homme. Il est venu par lui-même, sans avoir été abordé. Les témoins de Jéhovah savent rester discrets, c’est même une de leur règle. « Il faut laisser les gens s’approcher, explique Serge. On ne veut pas leur imposer quoi que ce soit ». Après quelques mots échangés, l’étudiant retourne vers son arrêt de bus, les deux prospectus sous le bras. Leur titres ? La Tour de garde et Réveillez-vous. « Les gens commencent à s’habituer à nous. Aujourd’hui ils viennent nous parler régulièrement », affirme Serge, souriant. Certains les rejoignent même à leurs réunions. Elles ont lieu quatre fois par semaine à Saint-Cyr-sur-Loire et Tours-nord et peuvent rassembler jusqu’à 130 personnes.

Les témoins de Jéhovah n'ont pas souhaité être pris en photo
Comment est-ce que vous prêchez ?

On invite les gens à se servir parmi nos prospectus. On peut entamer une conversation sur une question, par exemple : Comment réagir face au deuil ? Qu’est-ce qui peut nous aider à traverser cette période difficile et à trouver du réconfort ? Souvent la personne se contente simplement de prendre un papier. Sinon, on peut aborder un verset de la Bible qui touche à cette question. On leur demande : « Qu’est-ce que vous avez compris de ce que vous venez lire ? » Ça peut faire l’objet d’une prochaine rencontre dans la rue, chez la personne ou dans un autre endroit. On peut s’échanger nos numéros de téléphones, nos coordonnées. Nous essayons d’être accessibles à un maximum de personnes. Nous avons une application avec nos prospectus traduit dans 896 langues. L’autre jour, j’ai rencontré un monsieur d’Albanie et j’ai pu lui montrer une vidéo en albanais !

Que défendez-vous ?

Notre fil à plomb, c’est la Bible. Lorsqu’on demande aux gens : « Est-ce que le mur est vertical ? », et bien l’un va dire « oui » et l’autre va répondre qu’il penche un peu à droite… L’observation des hommes est très subjective, tandis que le fil à plomb permet de déterminer ce qui est bien droit. La Bible va nous permettre de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Par exemple, concernant la mort, la plupart des religions enseignent qu’il y a quelque chose qui survit et parlent de l’immortalité de l’âme. La Bible n’enseigne pas cela. Elle explique que l’âme et la personne sont une même entité. Lorsque quelqu’un meurt, son âme meurt. Il ne va ni en enfer ni au paradis.

Et Noël, vous en pensez quoi ?

Les témoins de Jéhovah ne fêtent pas Noël. C’est entre autre parce qu’il n’est pas écrit que le Christ soit né le 25 décembre. Libres aux gens de fêter Noël mais en ce qui nous concerne c’est un affront fait à Dieu et à Christ que de célébrer cette fête. Jésus n’a jamais demandé de célébrer sa naissance mais sa mort. C’est notre unique cérémonie annuelle qu’on considère comme notre plus grande fête : le mémorial de la mort du Christ. D’ailleurs chaque année on invite les gens à se joindre à nous.

Hare Krishna

Les Hare Krishna ont été classés comme organisation sectaire par la commission d’enquête parlementaire sur les sectes dès 1995. On parle « d’embrigadement des enfants » ou de « discours antisocial »… Selon la commission d’enquête, ce serait le maître du disciple qui déciderait des mariages et de la répudiation des femmes. Dans les temples, le programme journalier est ardu : six heures de dévotion, onze heure de travail, deux heures pour les ablutions et les repas. Tout ça pour seulement cinq petites heures de repos.

On les voit chanter, danser, et jouer de la musique tous les samedis rue Nationale. Excepté samedi dernier… et celui d’avant. « On n’est pas suicidaire, il pleut trop ! », admet Mathva. Nous le retrouvons autour d’un lait chaud. Il ne veut pas donner son vrai nom et préfère se faire appeler Mathva, qui signifie « guide » en Sanskrit, un ancienne langue sacrée indien. La soixantaine, les cheveux grisonnant, l’homme a eu des responsabilité dans le mouvement au niveau national et a souvent eu affaire aux journalistes. D’ailleurs, il aurait bien aimé pouvoir relire l’interview avant la publication, pour « éviter les erreurs », mais c’est peine perdue.

Mathva a vécu 15 ans dans un ashram, un temple, une communauté. « Ceux qui défilent rue Nationale vivent en ashram et tous les samedi, ils font l’aller-retour pour défiler pendant 2h et demi. » Le plus proche est à 75 kilomètres de Tours, à côté de Loches. « Nous sommes un mouvement très étrange du fait de notre tenue vestimentaire, de notre crâne rasé avec notre petite mèche, concède Mathva. Il y a eu des dérives qui ont fait que nous avons été considéré comme une secte, comme dans toutes les religions d’ailleurs. Mais notre philosophie n’est pas sectaire : c’est la plus universelle qui soit. » Leur spiritualité tourne autour de Krishna, une divinité centrale de l’hindouisme. Il serait apparu en Inde il y a 5 000 ans mais ce n’est que dans les années soixante que son culte s’étend en occident. « On se demande souvent qui sont ces gens qui dansent dans les rues, qui jouent de la musique, qui chantent fort et qui s’habillent n’importe comment », plaisante Mathva. Il nous répond…

Un groupe Hare Khrisna en tenue traditionnelle
Pourquoi chantez-vous dans la rue ?

Dès le XVe siècle, notre mouvement s’est manifesté par des processions où l’on récite les serments de Dieu, les mantras. À ce moment-là, il n’y avait pas la publicité, pas internet… C’était le seul moyen qui pouvait être utilisé pour répandre notre parole. C’est un peu comme si vous aviez un médicament miracle : il faudrait le partager au monde entier. Là, c’est pareil. Quand on connaît quelque chose qui fait du bien à l’âme, nous avons envie de le partager. Pour accompagner nos mantras, nous chantons et avons des instruments de musique. Ça peut être de la flûte ou de la trompette mais à Tours nous avons des clochettes et un Mridangam. Le Mridangam est un tambour qui a été créé par Krishna lui-même. On s’en sert pour alerter le public. Il y a un leader et puis les dévots suivent. On chante un hommage au maître spirituel, puis à Krishna, avec différentes mélodies.

Que dites-vous aux gens que vous abordez ?

Krishna enseigne que nous ne sommes pas ce corps temporaire mais que nous sommes une âme spirituelle éternelle. Nous avons eu un mauvais usage de notre libre arbitre parce que nous avons décidé de ne pas rester dans le monde spirituel, le monde avec Dieu. Si Dieu nous imposait de rester avec lui, on ne pourrait pas parler d’amour parce que l’amour ne peut souffrir d’aucune contrainte. Krishna est venu nous enseigner qu’une autre réalité existe, une réalité où il n’y a pas les ruptures de la vie, la maladie ou la mort… Pour ça, il faut prendre refuge dans Krishna.

Qu’est-ce qui vous a amené vers « Hare Krishna » ?

Je croyais en dieu jusqu’à 14 ans, à travers une éducation catholique, mais je trouvais qu’il y avait une différence entre le discours de l’église et leur mode de vie. Alors je suis devenu athée. Un jour, en me baladant, j’ai vu quelqu’un en orange, crâne rasé, sur fond de mer à une soixantaine de mètres de moi. Je me suis arrêté net. Quand je l’ai vu, une petite voix dans le cœur m’a dit : « Cette personne-là essaie des choses que peu de gens connaissent. » C’était la première fois que j’avais une perception de ce genre. Mais j’ai continué mon chemin. Quelques jours plus tard je suis tombé sur une revue : Retour à Krishna. J’ai vu que les dévots de Krishna, que je ne connaissais pas encore, vivaient une vie simple, parlaient d’écologie, enseignaient la traction animale… Il faut le faire quand même, en pleine ère pétrolière ! J’ai réalisé en lisant ce magazine que Dieu était une personne, que Krishna était Dieu et que le monde spirituel existait. Voilà le premier cadeau que j’ai reçu en pleine figure. J’avais 27 ans.

Que représente Noël pour les Hare Krishna ?

Nous fêtons Noël. Nous reconnaissons le Christ, Mohammed, Moïse… Toutes les grandes personnalités spirituelles du monde. On fait une crèche et un petit repas qu’on offre à Jésus. D’ailleurs, Prabhupada, le maître spirituel des années 60, a dit : « Le Christ est mon gourou ». Les gourous héritent de tout l’enseignement que des générations et des générations de guides spirituel ont déjà donné à l’humanité. De toute façon, nous faisons tous partie de la même famille, de la famille des entité vivantes, de la famille humaine.

Par Hugo Checinski et Axel Nadeau

Photos : Claire Vinson

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