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[Point fixe] Pourquoi il y a des trous dans les sièges de la salle d’attente ?

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1h c’est le temps qu’il faut pour rallier Saint-Pierre-des-Corps à Paris en TGV, la durée moyenne d’un rendez-vous professionnel ou celle de votre session « courses » hebdomadaire. Beaucoup de choses peuvent défiler sous vos yeux en 60 minutes. Y faites-vous vraiment attention ? Cette année, 37 degrés choisit de se poser chaque semaine dans un point fixe d’Indre-et-Loire, juste pour observer ce qu’il s’y passe. Et vous le raconter. Nouvelle étape au CHU…

Il y a certaines choses, on sait d’avance que ça va durer longtemps. Le rendez-vous à l’hôpital en fait partie. Comme si le retard était compris dès la naissance dans l’ADN des médecins. Alors on a eu bien le temps de l’observer, cette salle d’attente de Bretonneau sans fenêtre avec son sol jaune-moche et ses affiches (une sur les chiens-guides, l’autre nous expliquant en détail à quoi ressemble un œil). Pour y accéder, il faut suivre les flèches de couleur au sol. Baisser la tête, ne pas trop sourire. Une fois sur place avec quelques minutes d’avance, un éclair : on nous appelle. Mais seulement pour les examens préparatoires.

De retour sur les sièges en métal on constate que le réseau Internet est équivalent à celui de Chaumussay : aléatoire. Il va falloir s’occuper autrement. La prochaine fois on prendra un livre. genre un Stephen King. Autour, un chariot roule plus ou moins en silence. Un bébé renifle. Un médecin parle sans se soucier de qui entend, une infirmière a un peu la même voix que la maire de Paris Anne Hidalgo. Un couple ne se comprend pas parce qu’il échange à voix basse. Quelqu’un tape des pieds sans rythme. Une autre personne tapote sur l’accoudoir, peut-être pour se déstresser.

En raison de la pandémie, on nous demande de laisser un siège vide entre deux personnes. De quoi constater qu’ils ont des petits trous. Mais pourquoi ? Pour faire des économies de matière première ? Laisser circuler l’air ? Faire joli (ou un peu moins moche) ? Une conversation nous tire de la torpeur : “Quand vous m’avez donné le nom de la secrétaire, j’ai cru que vous parliez du site Internet de la sécu” “Eh non, Amélie c’est son vrai prénom”. On n’aura pas la fin de l’histoire, il est temps d’aller dans le bureau du médecin. Comme quoi finalement on n’a pas encore attendu assez.

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