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Société

Peetch : l’application à la conquête de l’Ecole

On avait laissé l’équipe de Peetch en juillet dernier, prête à s’envoler vers Nice pour l’European Innovation Academy, une formation intensive de start-ups européennes, nous l’avons retrouvée en ce début avril prête à s’envoler (enfin pour une partie de l’équipe) vers Montréal. Entre temps, du grand sud français au grand nord américain, Elisa, Nicolas, Joris et Antoine les quatre membres de l’équipe n’ont pas chômé et ont fait évolué considérablement leur application. Rencontre.

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Le Pitch de Peetch

A la base, Peetch c’est une application tout public se servant du principe du « cadavre exquis », ces chaînes de mots et de phrases créées à plusieurs dont beaucoup d’enfants se sont amusés et continuent à s’amuser au fil des générations. Une application « socialgame », jouant sur le côté participatif des réseaux sociaux et voulue comme fun avec des graphismes très BD renforçant le côté ludique de l’idée. Un concept ludique mais difficile à rentabiliser économiquement.

Un basculement de l’application vers l’éducation

En partant de ce constat, l’équipe de Peetch a réorienté son travail pour repenser l’application à destination des milieux scolaires. «Un enseignant à l’école Le Petit Saint-Grégoire à Tours nous a contacté. En CM1, dans le programme il y a le conte et le roman au programme, l’enseignant en question voulait se servir de l’application pour apprendre à ses élèves à écrire des contes et des romans policiers. Ce contact a été le point de départ d’une réflexion pour modifier l’objectif de Peetch » explique Elisa. « Pleins d’éléments dans l’application avaient été pensés pour des adultes, on a repensé cela pour des enfants, en simplifiant les modes de connexions par exemple » poursuit Antoine.

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Un outil pédagogique

Nicolas, le développeur de l’équipe s’est donc attelé à repenser l’application. Utilisable sur ordinateurs et tablettes, Peetch propose désormais différentes interfaces dont une « arrière » permettant à l’enseignant de constituer des groupes, avoir un regard en direct sur l’utilisation de ses élèves, voir leur progression mais aussi donner des consignes particulières, choisir des thèmes de travail …

Pour les élèves, l’interface a également été simplifiée et liftée pour rendre l’univers plus enfantin avec des graphismes adaptés créés par Joris, le graphiste et designer de l’équipe.

Pour l’équipe de Peetch, leur application ne vient pas en remplacement des outils traditionnels mais peut offrir un bon complément permettant d’apprendre à lire et à écrire de façon ludique et amusante.

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Quel potentiel ?

Outre la classe du Petit Saint-Grégoire, 50 classes se sont déjà manifestées pour tester l’application prochainement. « Certains enseignants nous contactent directement via les réseaux sociaux », expliquent-ils.

Des classes provenant de toute la France mais aussi de l’étranger : « On a des demandes du Liban, du Canada, de Slovaquie ou encore du Mali par le biais des lycées français à l’international » précise Elisa. Des demandes d’utilisation pour des cours en français, mais l’équipe de Peetch l’affirme, leur application peut servir pour les langues étrangères également : « Comme l’application est reliée à internet, c’est possible de créer des conversations à distance, par exemple avec un correspondant étranger. On peut imaginer des histoires en anglais, espagnol ou autres ».

Après la phase de tests dans les 50 écoles, l’équipe apportera des améliorations en fonction des retours et compte démarcher pour la rentrée de septembre 2016 les écoles et les mairies. « L’Ecole est de plus en plus attirée par les nouveaux outils numériques, il y a un réél enjeu surtout qu’en France nous sommes en retard sur l’Amérique du Nord » note Antoine.

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Direction l’Amérique du Nord et le pays du sirop d’Erable

L’Amérique du Nord justement, Elisa s’y envolera d’ici trois semaines pour représenter Peetch. En effet lauréate du concours Paris&Co, l’équipe de Peetch a l’occasion de participer au Startupfest de Montréal et préalablement de passer une période de trois mois dans un incubateur partenaire dans la même ville. « C’est une formidable opportunité de faire découvrir l’application en Amérique du Nord où nous pensons qu’il y a un véritable potentiel de développement et pourquoi pas trouver des partenaires financiers pendant ces trois mois » explique celle qui s’occupe plus particulièrement de la partie économique du projet.

En effet, reste à trouver un modèle économique. Pour y arriver, Elisa, Joris, Antoine, et Nicolas envisagent de vendre pour quelques euros l’application aux écoles et/ou aux enseignants directement avant d’essayer de passer des partenariats directement avec les académies : « Nous réfléchissons encore au tarif et à la formule mais ce qui est sûr c’est qu’on sera à moins de 5 euros par élève et par an ». Lancement officiel prévu en septembre.

pirates+logoUn degré en plus :

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