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Michelin n’implantera pas de nouvelles activités à Tours

En 2013, lors du conflit social faisant suite à l’annonce de la fermeture de l’activité poids lourds sur le site de Joué-lès-Tours, fermeture entrainant la perte de 706 emplois, Michelin s’était engagé à implanter en contrepartie en Touraine, une nouvelle activité : Michelin Solutions. Une activité qui devait conduire à l’horizon 2019 à la création de 150 à 200 emplois à haute qualification (ingénieurs, techniciens…). Depuis, le choix du site s’était porté sur le quartier des 2 Lions où Michelin avait trouvé des locaux.

A l’époque les élus locaux s’étaient montrés satisfaits de cette décision. Ainsi, par communiqué de presse, le président de la région Centre Val-de-Loire, François Bonneau remerciait alors Michelin qui « tient ses engagements ». De son côté Frédéric Thomas, alors président du Conseil Général, faisait lui part de sa satisfaction suite à cette annonce « qui acte pour de nombreuses années, la présence de Michelin en Touraine » croyait-il savoir.

Cependant et c’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent, et comme le confirme France Bleu sur son site internet, Michelin renonce à implanter cette unité en Touraine. Une information qui confirme ainsi la rumeur persistante qui trainait à l’usine Michelin de Joué-lès-Tours depuis plusieurs semaines, malgré l’investissement déjà opéré de plusieurs centaines de milliers d’euros pour l’acquisition et la mise aux normes de locaux (plus de 800 m²) dans le quartier des 2 Lions.

Les syndicats de leurs côtés se disent amers mais pas surpris par ce revirement. L’annonce de l’implantation de Michelin Solutions en plein conflit social avait été alors accueillie avec scepticisme, du fait du décalage entre les emplois perdus et ceux proposés par cette implantation. Ils avaient également dénoncé un effet d’annonce pour atténuer le mécontentement des élus locaux de voir partir plusieurs centaines d’emplois de leurs territoires. Pour Pascal Levêque délégué syndical Sud : « C’était couru d’avance, dès le début on n’y a pas cru. Pour moi c’était simplement de la communication faite pour amadouer les élus ». Difficile aujourd’hui de leur donner tort.

A relire également notre grand format réalisé à l’automne 2014 sur les salariés Michelin