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Made in local : le site d’e-commerce au service des producteurs locaux

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Lancé en 2014, « Made in Local » a véritablement pris son envol au printemps dernier. Ce site d’e-commerce vous propose d’acheter vos courses alimentaires en circuit-court et a déjà ses adeptes en Touraine. Une idée née dans les têtes de Guillaume Bougrine et Jean Garcia pour soutenir les producteurs locaux. Nous avons rencontré Guillaume Bougrine pour qu’il nous en dise plus.

37° : Bonjour Guillaume, comment est née l’idée de Made in Local ?

Guillaume Bougrine : Jean s’est intéressé à la question après avoir vu plusieurs reportages sur les difficultés des agriculteurs. Il s’est dit qu’il fallait faire quelque-chose pour les aider. On travaillait ensemble à ST Micro, on en a parlé et on a eu l’idée de distribuer des produits en circuit-court sur internet. On a lancé la société en août 2014.

37° : Pourquoi avoir ouvert un site d’e-commerce plutôt qu’une boutique ?

Guillaume Bougrine : Déjà parce que les investissements sont moindres que pour une boutique. Ensuite nous voulions réduire les coûts de fonctionnement et avoir une flexibilité dans la gestion. Aujourd’hui on fait tout à flux tendu. Notre objectif est d’arriver à un système proche des drives. Enfin être sur internet permet de toucher une clientèle plus large et correspond à notre fonctionnement.

37° : Concrètement comme cela fonctionne ?

Guillaume Bougrine : Le client choisit des produits ainsi que sa date de livraison. Il y a un délai de 24h minimum parce que derrière on envoie les commandes aux producteurs, on va récupérer les produits le lendemain et on va livrer à domicile ou dans un des points de retraits. Il y en a actuellement une quinzaine dans l’agglomération, à Tours, Mettray, Rochecorbon, Chambray-lès-Tours, Fondettes ou Joué-lès-Tours.

37° : C’est donc vous qui prenez en charge les déplacements ?

Guillaume Bougrine : Oui tout à fait, c’est ce qui fait notre différence. Nous allons chez le producteur et on amène le produit au client.

37° : Quels sont les producteurs qui marchent avec vous ?

Guillaume Bougrine : Nous avons une dizaine de producteurs réguliers et une vingtaine d’occasionnels. Ils sont de Saint-Martin le Beau, Saint-Genouph, Bertenay ou encore Fondettes ou Druye. Ils sont rémunérés à prix fixe. Pour le consommateur cela revient aux mêmes prix que sur leur marché de quartier.

37° : Vous ne vous contentez pas de vendre que des fruits et légumes.

Guillaume Bougrine : Non, on vend également des pâtes, des terrines, du vin, etc. L’idée est qu’à terme le client pourra acheter toutes ses courses alimentaires.

37° : Aujourd’hui nous sommes tous de plus en plus sceptiques en terme d’alimentation, comment garantissez-vous l’origine et la qualité de vos produits ?

Guillaume Bougrine : Les produits qui ne viennent pas directement du producteur sont mentionnés. Par exemple le vin n’est pas un produit que l’on va chercher directement, on passe par les Belles Caves, nous le mentionnons. Nous faisons attention également aux produits de saison. A titre d’exemple, cet été les melons que nous avions n’étaient pas vraiment en circuit-court puisqu’ils venaient du Poitou. On l’a mentionné également.

37° : Pourquoi ne pas faire que des produits venant directement du producteur alors ?

Guillaume Bougrine : Parce que nous ne voulons pas priver le consommateur de produits de saison non plus. Nous pensons qu’un consommateur qui a envie d’un produit de saison ira l’acheter quoiqu’il arrive et par souci de gain de temps, achètera par la même occasion l’ensemble de son panier de fruits et légumes au même endroit. On se dit que le meilleur moyen de faire vivre nos produits locaux est de permettre au consommateur de se fournir également sur des produits standards qu’il achètera quoiqu’il arrive par ailleurs. Il faut être incitatif pour que les gens changent leur modes de consommation.

37° : Quel premier bilan faîtes-vous après un an d’existence ?

Guillaume Bougrine : C’est encourageant. Nous avons actuellement plus de 210 clients et les retours sont positifs. Côté financement, Jean et moi travaillons toujours à mi-temps à ST Micro, on espère pouvoir se rémunérer entièrement d’ici fin 2016.

37° : Quels sont les axes de développement que vous allez travailler ?

Guillaume Bougrine : Nous aimerions ouvrir des espaces casiers de produits frais dans l’agglomération, un peu sur le modèle de ce qui se fait chez certains producteurs déjà (ndlr : ou comme à Saint-Pierre-des-Corps). Le client vient chercher son casier de produits frais. Nous passons plusieurs fois par jour pour déposer les produits, réassortir les casiers.

On espère également travailler plus avec les restaurants ou encore mettre en place des relais chez les habitants.

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