Société

L’université de Tours lance ses grands travaux

Face à la hausse du nombre d’étudiants ces dernières années, l’université de Tours se retrouve confrontée à des problèmes de capacités d’accueil. A défaut de pouvoir pousser les murs, elle compte lancer une série de rénovations d’une grande partie de son parc immobilier dans les prochaines années.

30 000 étudiants en 2022 à l’université de Tours

Avec plus 3% d’étudiants inscrits cette année par rapport à l’an passé, l’Université François Rabelais de Tours est en plein boom. Une augmentation qui lui fait franchir la barre symbolique des 25 000 étudiants. « Nous avons 750 étudiants inscrits en plus, pour arriver à 25 056 étudiants cette année » explique Loïc Vaillant, le président de l’université. Une augmentation particulièrement visible en faculté de sciences qui accueille 450 étudiants supplémentaires en cette rentrée 2015. Une hausse des effectifs régulière depuis plusieurs années puisque sur les quatre dernières années l’université a connu une évolution de 7% de ses effectifs. Une hausse qui n’est pas négligeable et qu’il faut pouvoir absorber à défaut de pouvoir pousser les murs, d’autant plus que les estimations démographiques laissent envisager un accueil de 30 000 étudiants d’ici 2022. Pour faire face à cette affluence, l’université est déjà obligée de faire certains choix : « Comme nous avons le droit de le faire, cette année les inscriptions en première année d’AES et de Psychologie étaient réservées aux étudiants venant de la région Centre en raison des capacités d’accueil limitées ».

200 000 m² de bâtiments dont 95 000 m² à rénover

Pour Loïc Vaillant, l’université de Tours a surtout « besoin d’une aide en termes de personnels et d’immobilier ». L’immobilier est aujourd’hui un enjeu de taille pour l’université de Tours qui est en possession de plus de 200 000 m² de bâtiments mais dont « 95 000 m² nécessitent une rénovation » constate Loïc Vaillant. Le contrat de plan Etat/Région (CPER) 2015-2020 prévoit un investissement de 42 millions d’euros sur les projets immobiliers. Dans ce cadre, l’IUT de Tours-Nord (site Jean Luthier) construit en 1970 et constitué de huit bâtiments va être réhabilité à partir de 2016. Une opération d’un coût de 11 millions d’euros financé pour moitié par la région et moitié par l’Etat. Dès cette année, c’est le bâtiment Vialle de la faculté de Médecine, abritant des laboratoires qui va bénéficier d’un financement de 7 millions d’euros pour sa rénovation. Ces deux projets visent « une mise en sécurisation des locaux mais aussi une amélioration de la performance énergétique des bâtiments qui devrait faire économiser plus de 60 000 euros par an à l’université » précise M.Vaillant.

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Des projets de réhabilitation qui devraient être suivis à l’horizon 2018-2020 avec la construction d’un nouveau bâtiment sur le campus Grandmont pour l’école d’ingénieurs Polytech pour un coût de 22 millions d’euros financé à 3 millions d’euros par le fonds de roulement de l’université et à 19 millions par les collectivités locales (région, département et agglomération). Autre gros projet de rénovation à venir avec celle de l’historique faculté des Tanneurs qui de l’aveu de Loïc Vaillant « tombe en décrépitude ». Un site dont les passants se sont en effet habitués ces dernières années à la présence des filets protecteurs sur les façades.

Une rénovation dont le montant est estimé à 20 millions d’euros. Pour l’heure, l’université va bénéficier d’une enveloppe de 4 millions d’euros (2 millions par l’Etat et 2 millions par la Région). Reste à trouver les 16 millions manquants : « le CA de l’université a acté le principe du recours à un emprunt, il reste à obtenir l’accord de la direction du budget pour concrétiser l’opération ». Cette rénovation, actée par le schéma directeur immobilier de 2010 avait été repoussée faute du versement des promesses budgétaires de l’Etat lors du précédent CPER. Au sujet des Tanneurs, la priorité pour Loïc Vaillant sera la réalisation de travaux de sécurisation sur la tour de la bibliothèque. Un bâtiment qui a par ailleurs ré-ouvert hier ses portes après avoir bénéficié d’un million d’euros de travaux cet été pour une mise aux normes de sécurité incendie et électricité.

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