Société

Les effets spéciaux made in Touraine s’exportent aux Etats-Unis

Les 48h film project sont décidément une épreuve qui plait et réussit aux Tourangeaux. Après Alex Guery en 2013, qui a été primé à Hollywood, c’est au tour d’Atalow de s’attaquer aux Etats-Unis avec son équipe des Lunatik.

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Les Lunatik c’est une équipe créée lors de l’édition 48h film project de Tours en février dernier, sous l’égide d’Atalow. Un essai qui aura plu à cette équipe d’une petite dizaine de personnes et leur aura donné l’envie de prolonger l’expérience. Depuis l’édition tourangelle, les Lunatik ont ainsi participé dans le cadre des 48h film project aux éditions de Clermont-Ferrand, Dijon (4 prix reçus), Montpellier (3 prix dont celui du meilleur film), Lyon (1 prix) et prochainement Nancy. Le prix du meilleur film à Montpellier leur permet même de concourir à la finale internationale qui se déroulera à Atlanta en mars prochain.

Une belle aventure et une expérience enrichissante pour Mathieu alias Atalow : « J’ai voulu participer à l’édition de Tours pour me perfectionner en tant que réalisateur. On a tous beaucoup appris ensemble depuis » raconte-t-il. Une aventure doublement valorisante puisque sur l’édition dijonaise, Atalow a pu faire une rencontre qui lui a ouvert des portes professionnellement. Atalow est en effet connu pour être le père de Tronatic Studio, société de montage vidéo spécialisée dans les effets spéciaux, notamment 3D. « Guillaume Dujardin, était dans le jury à Dijon et m’a parlé de l’humoriste Ludovik, pour qui il est réalisateur et qui cherchait quelqu’un pour réaliser des effets spéciaux. On s’est rencontré et de là à commencer notre collaboration sur certains de ses projets » raconte le Tourangeau. Une belle carte de visite à ajouter à son (déjà long) CV.

Un expert en effets spéciaux

Celui qui dit s’être spécialisé dans les effets spéciaux parce « c’est toujours un défi différent et ce n’est jamais redondant » ne cesse de faire franchir les étapes à son petit robot d’avatar à travers ses projets. « Le robot et le surnom Atalow c’est parce qu’au départ quand tu es jeune tu n’es pas forcément pris au sérieux. C’était une sorte de pare-feu, un nom d’artiste pour faire en sorte que les gens jugeaient uniquement mon travail et non pas qui je suis ».

Il faut dire qu’Atalow s’est plongé dans l’infographie dès ses douze ans. Petit à petit, d’apprentissage en perfection, le jeune homme autodidacte y prend de plus en plus de plaisir, au point d’abandonner ses études, une prépa Maths Sup/ Maths Spé, pour se lancer à son compte il y a trois ans et demi. « Au départ pour minimiser les risques je me suis lancé en auto-entrepreneur. Auparavant, depuis 2006 j’étais déjà présent sur internet pour montrer ce que je savais faire ».

Trois ans et demi de galère mais aussi de projets plus tard, Atalow s’est installé en 2015 à la Pépinière de Joué-lès-Tours, un nouveau point de chute qui coïncide avec une évolution professionnelle : « Pendant trois ans cela a été dur de faire son nid à Tours parce que je n’avais pas beaucoup de contacts. J’ai profité de cette période pour produire énormément de choses : gratuites, des créations à petits budgets ou des créations personnelles afin de montrer ce que je savais faire« . Une persévérance payante avec à la clé un gros contrat signé en début d’année avec Vinci Constructions ce qui lui a permis de franchir un cap en transformant son auto-entreprise en société et en investissant dans un nouveau parc matériel informatique : « cela me permet de proposer des produits de meilleure qualité à mes clients ». Une exigence dans la qualité souhaitée sur les effets spéciaux qui lui a donc permis de remporter une édition du 48h film project et de partir aux Etats-Unis en mars prochain pour défendre son film mais aussi son savoir-faire.

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