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L’Ecole de la 2e Chance : une structure qui porte bien son nom

Ils ont entre 18 et 30 ans et sont environ 270 chaque année (200 à Tours et 70 à Blois) à franchir les portes de l’Ecole de la 2e Chance situés dans les locaux de l’AFPP (Association de Formation Professionnelle Polytechnique) de Touraine, boulevard Preuilly.

Pour ces jeunes, l’Ecole de la 2e chance est souvent l’occasion d’un nouveau départ. Destinée aux jeunes aux parcours accidentés, sortis du système scolaire sans diplômes pour l’essentiel, l’Ecole de la 2e chance offre une nouvelle opportunité. « Nous travaillons dans l’insertion professionnelle, sociale et citoyenne » explique Etienne Dubois, un des formateurs de l’école.

Ici, pas de cours mais des ateliers, pas de professeurs, mais des formateurs. Une sémantique différente pour une structure différente également. « Notre credo est l’accompagnement individualisé, nous avons des jeunes aux vies parfois difficiles qu’il faut parfois aider dans tout ce qui concerne la vie quotidienne. »

Des parcours professionnalisants de 9 mois

La spécificité de l’Ecole de la 2e chance c’est de proposer des parcours pouvant aller jusqu’à 9 mois, avec des périodes de 5 semaines pendant lesquels les stagiaires, le nom des jeunes inscrits ici, auront 3 semaines d’ateliers et 2 semaines de stage en entreprise. Et chaque mois l’Ecole compte des sorties et des entrées.

« Nos prescripteurs principaux sont la Mission Locale et Pôle Emploi, puis le bouche à oreilles » explique le formateur. Après avoir passé un entretien pour permettre « de voir les motivations mais aussi la capacité de suivre le parcours », les stagiaires de l’école débutent leur parcours, pour lequel ils touchent une aide financière de la région Centre-Val de Loire, entre 300 et 600 euros par mois selon les profils.

Formation professionnalisante, l’Ecole de la 2e Chance permet alors aux jeunes de tester leurs envies, de les confronter avec la réalité grâce aux stages en entreprises. Elle leur permet aussi de se remettre à jour et de reprendre confiance en soi, comprend-on, grâce aux ateliers de bureautique, d’anglais, d’expression écrite ou encore de coaching professionnel…

60% de jeunes en « sortie positive »

Car ici c’est la bienveillance qui prime. « Pour chaque jeune qui sort de l’Ecole de la 2e Chance avec une formation qualifiante ou un emploi, on organise un pot de départ, afin de montrer l’exemple et de donner envie aux autres de faire de même » raconte Etienne Dubois. Et cela semble fonctionner, puisque l’école dépasse son objectif d’arriver à 50% de sorties positives, c’est-à-dire de jeunes quittant l’école avec au moins une formation qualifiante, pour arriver à 60% sur l’année 2019. La jeune Hajar, âgée de 21 ans aimerait faire partie des prochaines « sorties positives » de l’école. Arrivée en juin, cette jeune femme a un projet en tête, celui de travailler comme vendeuse dans la mode. « L’école m’aide beaucoup, que ce soit en informatique, en français mais aussi dans mon comportement, j’ai réussi à vaincre ma timidité » explique-t-elle. « Les stages permettent de se faire un réseau aussi et on peut éventuellement être recrutés derrière. »

Pour arriver à cela, l’Ecole de la 2e Chance multiplie les partenariats avec les entreprises. « Nous travaillons sur des projets à travers des partenariats comme avec la fondation Orange ou Carrefour sur un dispositif de lutte contre le gaspillage alimentaire. » Au total, ce sont plus de 200 entreprises sur le territoire qui accueillent des jeunes de cette structure qui a fait ses preuves depuis 15 ans maintenant.

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