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Le Foyer Albert Thomas repris par la Croix Rouge le 20 mars

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Lors d’une conférence de presse hier, le préfet Louis Le Franc, entouré du maire Serge Babary, de son adjointe à la cohésion sociale Alexandra Shalke-Petitot et du directeur de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) ont dévoilé la date de reprise du Foyer Albert Thomas par la Croix Rouge. L’occasion pour eux également de faire une mise au point suite aux derniers événements et déclarations autour de la situation du Foyer.

« Comme son nom l’indique, l’hébergement d’urgence est réservé à l’urgence »

« Comme son nom l’indique, l’hébergement d’urgence est réservé à l’urgence ». C’est par ces mots que le préfet Louis Le Franc débute le point presse sur le foyer Albert Thomas hier. Un point presse pour faire le point sur la reprise du Foyer Albert Thomas par la Croix Rouge, désignée le mois dernier, après appel d’offres, mais aussi pour reprendre la main sur la communication d’un dossier épineux depuis maintenant trois mois. « Il faut dire quand ça va pas, mais il faut également dire quand des choses sont faites et vont dans le bon sens » poursuit Louis Le Franc qui chiffres à l’appui rappelle l’engagement des services de l’Etat en ce qui concerne l’hébergement et l’urgence. « L’Etat débloque tous les ans des places d’hébergement d’urgence, notamment par le biais de plans hivernaux. Plus généralement ce sont 8 millions d’euros qui ont été dépensés en 2016 en Indre-et-Loire  pour 455 places pérennes d’hébergement d’urgence et un total de 1500 personnes au total concernées par les différentes mesures d’hébergement. Face à un tel chiffre et même si les 36 places ont une importance, il convient de ne pas donner plus d’importance au Foyer Albert Thomas qu’il n’en a ». Des mots prononcés calmement mais qui font écho à la médiatisation et la mobilisation autour de la situation du foyer situé en centre-ville de Tours.

Et sur la situation du Foyer Albert Thomas, le Préfet de poursuivre : « Nous avons fait preuve d’une grande bienveillance en laissant les résidents qui voulaient y rester occuper les lieux ». Bienveillance, un terme qui sera répété à plusieurs reprises au long de la demi-heure d’entretien et qui concerne l’avenir également à écouter le Préfet d’Indre-et-Loire.

L’avenir, il s’écrira donc avec La Croix Rouge qui reprendra dans les prochains jours les activités du Foyer Albert Thomas, à savoir une halte de nuit pour hommes, avec des places dépendant du 115. « Le choix de la Croix Rouge a été fait parce qu’ils ont répondu strictement au cahier des charges de l’appel d’offres qui ne concernait que l’hébergement d’urgence » précise Louis Le Franc. On comprend ici que le Préfet répond indirectement à l’Entraide Ouvrière, association candidate à la reprise des lieux également qui s’était fendue d’un communiqué la semaine dernière dans lequel elle regrettait « que l’occasion n’ait pas été saisie de faire évoluer cette situation, qui repose sur un modèle conçu il y a plusieurs dizaines d’années et jamais remis en cause ». L’Entraide Ouvrière avait en effet proposé un projet plus général et proposait la poursuite de l’accueil de nuit, en élargissant toutefois les horaires d’ouverture et en renforçant l’accompagnement. Seulement, pour l’Entraide Ouvrière, ce projet s’accompagnait d’un déménagement des 36 places du Foyer Albert Thomas vers le foyer CHERPA, situé rue du Général-Renault, ce qui aurait conduit à éviter des remises à la rue chaque matin selon cette dernière association. C’est vraisemblablement la question du déménagement, alors que les autorités s’étaient engagées à maintenir le Foyer Albert Thomas dans ses locaux actuels, qui a fait pencher la balance au final.

Une réouverture prévue le 27 mars

Quoiqu’il en soit, le Foyer Albert Thomas rouvrira prochainement officiellement. La Croix Rouge doit en effet investir les lieux le 20 mars prochain pour une réouverture prévue le 27 mars. D’ici là, le foyer devra être vidé de ses 19 occupants actuels. 19 personnes aux situations diverses nous indique-t-on. 12 d’entre elles étant en cours de procédures de demandes d’asile. Pour celles-ci, un accompagnement va être mis en place nous assure-t-on afin de les aiguiller vers le CAO (Centre d’Accueil et d’Orientation) de Saint-Pierre-des-Corps (pour 8 d’entre eux) ou vers des CADA (Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) et des habitations pour les 4 autres. Les 7 personnes restantes, déboutées de leurs demandes, ont par conséquent vocation à quitter le territoire rappelle le représentant de l’Etat. Une place pour chacun des 7 déboutés du droit d’asile seront néanmoins maintenue, mais qu’ils devront se soumettre aux mêmes règles que pour les autres résidents relevant du 115, à savoir quitter le foyer chaque matin, assure le Préfet. Comprendre donc, que la procédure d’expulsion vers le pays par lequel ils sont entrés dans l’Espace Schengen ne sera pas appliquée, « nous tenons compte des conditions humaines parfois difficiles ».

A ses côtés le maire de Tours rappelle la vocation première du foyer qu’est l’hébergement d’urgence de nuit, le maire accusant l’association précédente d’avoir par facilité détourner cette fonction première. Dans les faits, les situations de tension qui peuvent avoir lieu par périodes comme ces derniers moi, contribuent au mélange des hébergements dans les différents foyers où sont regroupés « SDF de droits communs », migrants, demandeurs d’asile… Une situation qu’expliquaient fin décembre les salariés de l’association liquidée.

En ce qui concerne les futurs salariés du foyer Albert Thomas, ils seront au nombre de six, recrutés spécialement par la Croix Rouge qui pourra faire bénéficier au foyer, son réseau de bénévoles et sa logistique. Quant aux anciens salariés de l’association Albert Thomas, certains auraient d’ailleurs postulé, sans certitude d’être repris néanmoins.

 

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