Le désarroi des salariés de La Casa

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Depuis le 25 août, la vie des salariés de la pizzeria-grill La Casa de l’Heure Tranquille a basculé dans l’incertitude. En cause, un sinistre dû à un dégât des eaux dans le restaurant, causant sa fermeture. Deux mois plus tard, les salariés de La Casa n’ont plus été payés et sont aujourd’hui en pleine détresse.

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Les treize salariés du restaurant, directeur compris, ont campé devant le tribunal de commerce de Tours dans la nuit de mercredi à jeudi. Après avoir occupé les locaux du restaurant, bloqué le tramway en début de semaine, ils ont ainsi franchi une étape supplémentaire dans leurs actions afin d’alerter les autorités compétentes.

Jean-Baptiste nous explique que tous n’attendent plus qu’une chose, la liquidation judiciaire du restaurant afin de pouvoir toucher des indemnités chômage. A l’écouter ainsi que ses collègues, il n’y a aucun espoir de voir le restaurant ré-ouvrir. Sans nouvelles de leur direction depuis des semaines, qui « font les morts » nous dit-on, les salariés nous expliquent ne pas avoir été payés depuis le 25 août : « L’employeur nous a mis au chômage technique et n’a pas fait les démarches pour qu’on le touche ». Une faute parmi d’autres à les écouter, Jean-Baptiste nous explique ainsi que « de faux bulletins de salaires et de fausses attestations de congés sans soldes auraient été envoyées à l’inspection du travail par l’employeur ».

Un dossier pris au sérieux par l’inspection du travail ainsi que par le tribunal de commerce. « Le procureur de la République a permis d’accélérer un peu le dossier en envoyant les documents au tribunal de Montpellier car le siège social de la société La Casa est là-bas » nous explique-t-on. L’ancien directeur du restaurant de l’Heure Tranquille a pu s’entretenir également avec le président du tribunal de commerce de Tours : « Le groupe La Casa est déjà en plan de sauvegarde, le président du tribunal de commerce est en train de voir si on peut être rattachés à ce plan ».

Les salariés sont en colère car outre le fait qu’ils ne sont plus payés depuis deux mois ce qui cause « d’énormes difficultés pour payer les factures et vivre », ils rejettent la faute du sinistre sur le laisser-aller de leur entreprise : « Les travaux auraient du être fait depuis huit mois, seulement la boite n’a jamais voulu les faire. Ils ont attendu afin de voir si cela pouvait passer en assurance. S’ils avaient fait les travaux, il n’y aurait pas eu de sinistre » racontent-ils amèrement. Dos au mur, ils sont en tout cas bien décidés à obtenir gain de cause : « On n’a pas grand chose à perdre, on est déjà dans la détresse ».

 

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