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Le cinéma fait désormais école à Tours avec l’EscaT

Nouveauté sur 37°, chaque mois nous vous proposerons désormais un dossier spécial sur plusieurs jours, sur une thématique précise. Pour le mois d’avril, nous vous invitons ainsi à la découverte des écoles d’enseignement supérieur en Touraine. En effet, Tours, ville étudiante, possède non seulement une université dynamique (plus de 25 000 étudiants) mais aussi de nombreuses écoles spécialisées. Honneur au dernier arrivé, le premier sujet de ce dossier est consacré à L’EscaT, l’Ecole supérieure de cinéma et d’audiovisuel de Tours qui ouvrira ses portes en septembre prochain.

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La région Centre-Val de Loire ne possède pour le moment pas d’école de cinéma sur son territoire. Une anomalie dans le paysage qui a poussé Isabelle Heurtaux à créer sa propre école. Celle-ci sera lancée en septembre prochain sous le nom d’EscaT, pour Ecole supérieure de cinéma et d’audiovisuel de Tours. Forte d’une expérience de 25 ans dans l’audiovisuel, et entouré de son mari, le producteur Jean-François Geneix, Isabelle Heurtaux veut faire profiter la région de son expérience et de son réseau. « Cette école c’est la rencontre de deux envies : celle de l’enseignement et celle du cinéma ». Une école qu’elle avait envisagé un premier temps pour 2018, mais les choses se sont accélérées naturellement. « J’ai trouvé plus vite que prévu des locaux à Tours Nord, dans une ancienne école ». Des locaux de 1000 m² dont 200 m² de plateau qui permettront aux futurs étudiants de s’initier et d’apprendre les rudiments des métiers de l’audiovisuel. Pour la future directrice de l’EscaT, l’objectif est ainsi avant tout de permettre aux étudiants de se former. « Il y aura des cours théoriques le matin, mais les après-midis seront consacrés aux travaux pratiques. Je veux qu’ils soient dans la réalité de leurs futurs métiers. En sortant de l’EscaT ils seront prêts à intégrer une équipe de production ». A l’EscaT, il n’y aura ainsi pas de notes et les étudiants seront jugés au bout de deux ans sur leur projet de fin d’études, un document audiovisuel à remettre.

Une formation de deux ans permettant d’appréhender « toutes les étapes de créations, de la naissance de l’idée à la diffusion en passant par la production et le financement ». La première année sera un tronc commun et la deuxième année permettra aux étudiants de se spécialiser dans l’une des deux filières proposées : « l’écriture-mise en scène » d’un côté et le  « cadre-image-chef-opérateur » de l’autre. Une formation qui comportera des stages également. Des stages « trouvés par l’école » nous précise Isabelle Heurtaux, qui fera pour cela marcher son réseau de professionnels. Un réseau qui lui servira également à alimenter des masterclass. A raison d’une fois par mois en effet, l’EscaT accueillera des professionnels pour animer des masterclass. Parmi les premiers noms partenaires donnés sur le site de l’école on retrouve entre autres l’acteur Bruno Solo ou la productrice Alexia Laroche-Joubert.

Pour l’heure, Isabelle Heurtaux rencontre les étudiants souhaitant intégrer l’école. « Je veux donner la chance à tous les profils. Je recrute sur la base d’un dossier expliquant leur motivation et leur projet audiovisuel et les reçoit en entretien. Je leur demande surtout de la curiosité et une ouverture d’esprit ». La première année, l’EscaT devrait accueillir entre 35 et 50 élèves «  une taille de promotion pas trop grande permettant de bien se connaître ». Quant au coût d’une année de scolarité, il faut compter 6000 euros (plus 550 euros de frais d’inscription).

Un degré en plus :

Le site de l’EscaT : www.escat-france.com

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