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Le centre-ville de Tours prépare son déconfinement

 

Ce n’est pas qu’une impression : plus le 11 mai approche, plus il y a de monde dans les rues du centre-ville de Tours. Même si ils n’ont pas encore le droit d’ouvrir, de nombreux commerces se préparent à reprendre leur activité. De plus en plus de restaurants font de la vente à emporter. Et il y a du monde en quête de masques. Ambiance au fil des rues.

Depuis quelques jours les pharmacies, les bureaux de tabac et la grande distribution peuvent proposer des masques à la vente. Soit des modèles grand public au prix non plafonné, soit des masques à usage unique dont le tarif ne doit pas dépasser 95 centimes l’unité. Mais il semble bien difficile de s’en procurer, à cause de stocks limités. Heureusement il y a des alternatives, des petites boutiques de textile qui ont de quoi nous équiper de cet ustensile qui va devenir obligatoire dans les transports en commun, mais aussi dans certains magasins qui n’accepteront pas les clients sans protection. En se baladant Rue Nationale, on découvre donc une série de petites affiches sur feuille A4 invitant à se diriger vers la Rue des Déportés ou un magasin de retouches propose des masques à 5€ pièce. Et lors de notre passage il y avait du stock, et de l’activité pour en fabriquer. Une reconversion express.

A part les commerces essentiels (alimentaire, pharmacies, bureaux de tabac…), les rideaux doivent rester fermés jusqu’au 11 mai. Et pourtant en se baladant ce mercredi on en a vu plein à moitié ouverts, ou alors des locaux avec la lumière allumée et un peu d’activité. Progressivement les équipes reprennent le chemin des rayons pour mettre en place de nouvelles collections, ou les protections nécessaires en pleine crise sanitaire (plexiglas, distributeur de gel hydroalcoolique).

Sur les vitrines, les affiches annonçant une date de réouverture sont de plus en plus nombreuses, et remplacent progressivement celles qui informent la clientèle d’une fermeture jusqu’à nouvel ordre. On découvre également de nombreuses affiches expliquant les consignes pour faire ses achats : maximum 1 ou 2 personnes en même temps, par exemple. Il va donc falloir s’habituer à faire la queue à l’extérieur, à 1m de distance avec les autres. Des habitudes qui se prennent progressivement, parfois avec une certaine tension quand on ne sait plus qui est arrivé d’abord.

Il y a plus de monde dehors mais il ne faut pas se leurrer : l’ambiance reste calme, comparable à celle d’un dimanche matin. On entend bien les oiseaux et peu de bruits de moteurs. Les terrasses sont repliées et peu de gens parlent entre eux. Rue Colbert, quelques commerçants échangent des nouvelles, leurs astuces pour trouver des masques ou organiser la vente à emporter et en livraison. Chacun sa technique : faire confiance aux plateformes internationales avec leurs grosses commissions ou s’acheter un scooter électrique/un vélo et tout faire soi-même ?

Evidemment dans les rues, beaucoup de personnes avancent masquées. Parmi les commerces ouverts, la plupart ont le nez et la bouche couverts derrière leur caisse. Les visières en plexiglas sont également de sortie. Parfois c’est à bonne distance, depuis la rue, qu’on doit parler pour commander. A plusieurs endroits, des coursiers à vélo zonent en attendant que leur application les envoie quelque part… Et, surtout, de nombreuses échoppes sont en travaux.

Photos : Pascal Montagne et Olivier Collet

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