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Le Bateau Ivre est mort, vive le Bateau Ivre

La première assemblée générale de la nouvelle société coopérative Ohé s’est tenue hier soir à la salle Thélème. Plus de 300 sociétaires se sont réunis pour élire les derniers membres du bureau de la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Culturel) mais aussi faire le point sur le planning des travaux à venir et désigner le nouveau nom de la salle historique de la rue Edouard Vaillant.

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Garder le nom de Bateau Ivre, le lifter en Bato ou Bato Ivre, la question du nom de la salle récemment rachetée à la ville de Tours était un choix symbolique important. Finalement, comme pour marquer une continuité avec son histoire, les sociétaires ont décidé de garder le nom de Bateau Ivre à plus de 75% des votes. Un premier point sémantique, néanmoins primordial. Le Bateau Ivre est mort, Vive le Bateau Ivre donc. Et l’histoire de ce nouveau Bateau Ivre va s’écrire rapidement. Dans les faits, elle s’écrit déjà en sous-main, dans les méandres de dossiers administratifs, de réunions de bureau, etc… La face cachée de l’iceberg indispensable avant de lancer les grandes manœuvres que constituera la phase de travaux nécessaires  à la ré-ouverture de la salle.

Une phase de travaux qui devrait durer environ un an, à partir de cet été. Le collectif devrait en effet être officiellement propriétaire en juillet, une fois toutes les formalités réglées avec la Ville de Tours, actuel propriétaire vendeur. Des travaux estimés aujourd’hui  à 530 000 euros (désamiantage, accessibilité, reconstruction…), mais que le collectif pense pouvoir faire baisser un peu par le biais de chantiers ouverts aux bonnes volontés. Par ailleurs, le collectif rappelle qu’il est toujours possible d’acheter des parts de sociétaires. A 100 euros la part, Ohé a déjà réussi à attirer plus de 1500 sociétaires, devenus co-propriétaires par le biais d’une grande souscription réussie l’an dernier. Une souscription qui a permis de récolter entre les particuliers, les associations, entreprises et collectivités plus de 366 000 euros (NDLR : La Région vient de confirmer son achat de parts pour 100 000 euros). Oui mais entre le rachat ( 270 000 euros) et les travaux (570 000 euros), il manque encore de l’argent dans les caisses pour mener à bien ce projet. Le collectif cherche donc dans plusieurs directions à faire grossir leurs fonds. Un prêt bancaire de 200 000 euros a ainsi été sollicité et obtenu.

Beaucoup de démarches dans l’ombre donc, expliquées hier en Assemblée Générale. Par ailleurs, souhaitant garder la dynamique participative et populaire de la démarche, le collectif va relancer également des distillations, c’est à dire des actions publiques, pour récolter des fonds notamment via des ventes d’oeuvres données par des artistes lors d’un événement pluridisciplinaire. De quoi faire vivre le Bateau Ivre avant sa grande réouverture espérée à l’automne 2018.