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L’angoisse de la rentrée des classes

Salon Hifi - Leclerc Amboise
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Chaque année c’est la même chose, septembre pointant à peine le bout de son nez que l’angoisse de la rentrée des classes refait son apparition.

Vous vous dîtes certainement : « et voilà qu’eux aussi ils nous prennent pour des pigeons et tombent dans la facilité du marronnier. Le truc facile certainement écrit à la va-vite entre deux apéros de fin d’été. Ça va, c’est quand même pas compliqué le métier de journaliste, tous les ans ils ressortent les mêmes sujets, un peu comme les vieux profs qui n’en glandent plus une et ressortent leurs mêmes notes année après année de leur vieux cahier défraîchi ». On va pas se mentir, vous avez certainement raison. On se souvient tous d’un prof dans ce style que l’on a pu avoir dans notre scolarité. Le genre de profs que l’on pourrait croire sorti d’un tome du Petit Spirou ou pire d’un film éponyme avec Kev Adams (ndlr : film que l’on ne vous conseille pas, au cas où certains auraient des doutes).

Trève de digression, revenons à notre angoisse. Parce que oui, vous imaginez sans doute qu’il est facile de parler d’un tel sujet. Qu’il est facile de se mettre d’accord dans une Rédaction sur l’angle à aborder et se mettre d’accord sur qui le dit sujet va tomber ? Dans une petite Rédaction comme la nôtre, cette partie est souvent rapidement résolue ceci-dit :

M :  Bon les gars, on se fait un sujet sur la rentrée des classes,  histoire d’aller à la pèche au clic ok ? Bon qui s’y colle, Laurent ?

L :  Bah non, pourquoi moi ?  J’ai déjà du me le coltiner l’an dernier et puis j’ai pas fini mon mojito.

M : Arnaud ça t’inspire ?

A : Tu veux vraiment une réponse ?

M : Bon, ok je vois que vous y mettez tous les deux de la mauvaise volonté, je le prends. Mais je vous préviens pour la peine c’est vous qui irez couvrir le sujet sur la Toussaint.

Et voilà chers lecteurs comment on se retrouve un mercredi soir avec l’angoisse de devoir faire un papier sur la rentrée des classes, tout en essayant d’être un minimum original.

Ce qui me rassure c’est qu’en cette rentrée, je ne suis pas le seul à angoisser. Les parents d’abord, notamment ceux des écoliers entrant en Maternelle. Entre la crainte de voir son cher chérubin pleurer toutes les larmes de son corps aussitôt la porte de l’école franchie et celle de voir une caméra de TV immortaliser ce moment unique dans une vie pour le sujet du JT, croyez moi il y a de quoi avoir la boule au ventre en cette matinée.

L’angoisse aussi pour les élèves. En Indre-et-Loire ils seront encore près de 105 000 cette année de la maternelle au secondaire (public et privé confondus). Angoisse pour ces élèves de savoir si l’on va retrouver les copains dans la classe, si l’on va éviter Madame X ou Monsieur Y comme prof cette année, l’angoisse à l’idée que sa mère ne nous lâche qu’au pas de la porte du collège et qu’après un gros bisou sur le front devant le reste de la faune collégienne… Angoisse (tendance 2016) de savoir que les portables sont interdits alors qu’une arène de Pokemon Go est située pile poil dans la cour de l’établissement scolaire…

L’angoisse également pour les enseignants. Angoisse de ne pas se rater en cette rentrée, de prendre le pouls de sa classe, d’affirmer son autorité… Angoisse notamment pour ceux qui recevront en ce jour une visite d’élus, autre passage obligé n’échappant pas aux traditions de rentrée. Le genre d’opération com’ et d’exercice politique pouvant sérieusement perturber la mise en chauffe de l’enseignant face à sa classe mais permettant de montrer, grâce au relais des journalistes invités à le suivre, que l’élu a su garder le sens de la proximité en restant au contact du quotidien.

Mais angoisse tout de même pour ces mêmes élus et les autorités en cette rentrée 2016 qui ont la responsabilité les nouvelles mesures de précaution face à la menace d’attentats planant sur le pays. Mesures de précautions qui consistent notamment à faire en sorte d’éviter les effets de foule et d’attroupement devant les portes des écoles.

Angoisses passagères, momentanées, vite oubliées pour la plupart heureusement, et ce dès le soir-même une fois que la sonnerie de fin de classe se met signifier que l’épreuve de la rentrée des classes est désormais derrière nous.

On vous souhaite une bonne rentrée.

Crédit photo : Laurent Geneix pour 37°

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