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Ecoles privées supérieures : comment financer ses études ?

Nouveauté sur 37°, chaque mois nous vous proposerons désormais un dossier spécial sur plusieurs jours, sur une thématique précise. Pour le mois d’avril, nous vous invitons ainsi à la découverte des écoles d’enseignement supérieur en Touraine. En effet, Tours, ville étudiante, possède non seulement une université dynamique (plus de 25 000 étudiants) mais aussi de nombreuses écoles spécialisées. Alors que ces écoles séduisent de plus en plus ces dernières années avec des effectifs à la hausse, la question de leur financement reste une problématique pour les étudiants désireux d’y suivre une formation.

Réputées comme très formatrices, plus tournées vers le monde professionnel et ouvrant le marché de l’emploi dès le diplôme obtenu, les écoles privées spécialisées attirent de plus en plus mais restent un investissement pour les étudiants s’y inscrivant mais aussi pour leurs familles. A l’ESCEM de Tours, comptez ainsi par an entre 6400 et 7700 euros selon l’année d’études et la formation (frais d’inscriptions compris), à l’ESTEN, 6500 euros, à l’EscaT 6000 euros, à l’école Pigier entre 4000 et 6200 euros selon la formation suivie… Des sommes conséquentes pas abordables pour toutes les familles d’autant plus qu’elles s’ajoutent aux frais inhérents à la vie étudiante (transports, logements, nourriture…).

Si certaines familles s’endettent pour financer les études de leurs enfants, cette solution n’est pas toujours évidente non plus. Dans certains cas, le CROUS peut délivrer des bourses d’étudiants inscrits en écoles privées, à condition qu’elles soient sous contrat avec l’Etat. Ces bourses sont limitées néanmoins à 6500 euros par an et sous soumises à différents critères comme le revenu des parents, le nombre d’enfants à leur charge ou l’éloignement du lieu d’études…

L’alternance, une solution de plus en plus courante

Le financement des études, une vraie problématique à laquelle la grande majorité des écoles tente de répondre en mettant aujourd’hui en place des formations en alternance. Un choix qu’a fait l’école Pigier à Tours qui encourage ses élèves à trouver un contrat en alternance et qui a aujourd’hui 70 % des étudiants en contrat de professionnalisation. Des contrats qui permettent aux étudiants de toucher un salaire et de pouvoir financer sa formation (qui est alors au moins en partie prise en charge par l’employeur). Un double avantage à croire Lisa, étudiante dans ce cas : «  Sans l’alternance je ne pense pas que j’aurais pu avoir le même cursus. En plus cela favorise l’insertion professionnelle et je pense que c’est bénéfique pour la suite. Mon patron aimerait bien me garder après mes études d’ailleurs ».

L’emploi étudiant, une solution parfois compliquée

Le fameux job étudiant est plus que jamais une réalité avec plus de 73% des étudiants travaillant à différents degrés pour financer leurs études. Si ce chiffre compte également les étudiants inscrits à l’université, à l’emploi du temps plus souple, l’emploi étudiant est aussi une réalité pour les élèves d’écoles privées. Alex cumule ainsi deux emplois dans l’année, un l’été pendant lequel il fait la saison touristique en tant qu’animateur en camping et le reste de l’année en donnant quelques heures de cours de soutien le soir : « Il faut faire attention à pouvoir tout concilier. C’est vrai que c’est pas facile et que certains jeunes finissent par décrocher de leurs études. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas prendre n’importe quoi comme job, d’être vigilant à en prendre un où le rythme est tenable, même si c’est vrai que c’est pas facile et qu’on n’a pas toujours le choix ».

La solution du prêt étudiant

Reste pour certains la solution du prêt étudiant. Ces prêts spécifiques pour financer les études ont souvent des taux préférentiels par rapport aux prêts classiques. Et même si l’endettement avant même l’entrée sur le marché de l’emploi est un problème en soi, cette solution reste une possibilité que beaucoup franchissent faute de mieux. Principal attrait de ces prêts, le remboursement peut-être différé, généralement jusqu’à l’obtention du premier emploi post-études.

Le paiement échelonné des frais de scolarité

Face à toutes ces problématiques, certaines écoles permettent également le paiement en plusieurs fois des frais de scolarité. A titre d’exemple, à l’Escem Tours, il est ainsi possible de payer son année en neuf échéances. Il en coûtera un peu plus cher au final à l’étudiant, mais l’échéancier peut permettre d’éviter à sortir une forte somme en une fois.

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